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Les enfants sont un fardeau éternel. || PV Yhsim Kisanagi
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Yhsim Kisanagi

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Jeu 22 Avr - 23:08
Tu ne bouges pas, trop occupé à lutter contre ta crise qui menace de se déchaîner. Tu as agi par pur automatisme, et tu regardes les policiers emmener le couple infernal. Tu entends vaguement Yuki crier, rage, désespoir... ou quelque chose d'autre ?

En quoi ça importe ? T'as réussi ton coup, alors remballe, petit génie~

Vladimir attend que les policiers soient bien partis avec ces monstres pour reposer doucement le gamin au sol, non sans le surveiller du regard au cas où. Et comme si tu n'avais attendu que cet instant, ta tension retombe brutalement et tu es pris d'un vertige, tes jambes te lâchant soudainement. Tu dois remercier les réflexes du russe qui te rattrape avant que tu ne touches le sol.


"Yhsim ! Tout va bien ?"

En temps normal, c'est lorsque tu t'es défoulé que tu t'écroules de fatigue, une fois que tu as épuisé toute l'énergie de la rage qui t'animait. Là, c'est davantage une fatigue nerveuse, due à toute la pression que tu t'es infligé afin de lutter, afin de ne pas céder face à la crise.

"Ca va... juste, soulagé que ce soit fini..."

Enfin, presque. Que faire de Yuki, maintenant ? Il sera retiré à la garde de ses parents, et leur sale petit numéro sera dévoilé au grand jour, tu y prendras soin. Tu remercies Vladimir qui t'aide à te relever, ne sachant trop quoi faire. Tu ne peux pas t'occuper de Yuki, pas avec tes... mauvaises manies. Tu sais que ça peut reprendre le dessus à n'importe quel moment, et rien qu'à y repenser, tu as l'impression de sentir à nouveau quelque chose autour de ton cou. Tu ne peux pas le laisser aller dans une quelconque famille d'accueil non plus, qui sait où il pourrait tomber...


"J'ai possiblement une idée, mais la question est surtout : est-ce qu'il va accepter."

"Une idée ?"

Vladimir hoche la tête et attend sans rien dire de plus. Il semble attendre que tu comprennes ce qu'il veut dire par là. Tu le regardes, sans vraiment comprendre... puis finalement c'est le déclic.

"Attends... tu es sérieux ?"


"Complètement. Il lui faut un toit sûr. C'est la meilleure option."

Tu regardes Yuki, hésitant, encore un peu chancelant sur tes jambes. Est-ce que ce serait une proposition rassurante ? D'un côté, cela le rassurerait d'avoir quelqu'un comme le russe pour le protéger, de l'autre...

"... Yuki ? Je... je pense savoir qui pourrait s'occuper de toi. Qui serait vraiment... patient et gentil avec toi."


"Tu pourrais venir vivre chez moi. On prendra le temps qu'il faudra pour t'aider à aller mieux, à avoir confiance en toi."
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Ven 23 Avr - 5:04



Lundi 14 avril 2110

Mes forces m’ont comme abandonnées maintenant que j’ai crié si longtemps. Je ne sais même plus pourquoi je l’ai fait. Et, pire que tout, ce n’était pas assez long pour me permettre de ne pas voir le départ de mes parents. Ceux-ci sont menottés et, comme pour m’assassiner de leurs paroles acerbes et accusatrices, ils ne cessent de me mettre sur le dos tous les maux possibles. Certains sont la vérité. Par exemple, je suis bien rentré à la maison dans le seul but de les faire souffrir et, peut-être, les tuer. Je suis donc celui qui a poignardé mon père dans le flanc et crevé un œil à ma mère. Mais, pour le reste, je ne sais pas vraiment quoi en penser. Après tout, je ne suis pas encore habitué à être aussi détaché d’eux. Après tout, il n’y a pas si longtemps, j’avais encore l’espoir futile qu’ils aient voulu un peu de moi, qu’ils étaient seulement incapables de voir une autre manière de m’éduquer. Malheureusement, avec tout ce qui vient de se passer, même si j’ai encore l’envie de les protéger, je suis obligé de comprendre que ce n’était pas le cas. Je n’ai plus les mots ou les excuses pour les sauver. Puis, surtout, ils veulent ma mort. Je ne veux pas mourir, personnellement…

Tu m’oublies encore !
T’es odieux…
Et ma vengeance ?!

Non, je ne l’ai pas oublié. Malheureusement, actuellement, j’ai des difficultés à le voir comme étant prioritaire. Mon esprit est totalement confus. J'ai envie de beaucoup de choses et de rien en même temps. Tant et si bien que lorsque je suis posé au sol, je ne m’en rends même pas compte. C’est à genoux que je me retrouve, le regard sur mes manches, mes pensées plus volatiles que je ne le voudrais. Et la voix à laquelle j’ai donné tout naturellement un nom, ou qui me l’a dit, je ne m’en rappelle plus, ne m’aide pas vraiment. Égocentrique, il n’arrête pas de crier et de revenir encore et encore sur le fait que je ne lui ai pas accordé sa vengeance. Encore une fois, c’est ma faute… Encore une fois, je n’ai pas fait les choses correctement…

A côté de moi, je remarque que les deux hommes qui sont restés bougent et parlent. Je n’ai pas envie de faire attention. J’ai peur que cela puisse être douloureux encore une fois.

Trouillard !

Je vais encore finir par perdre les pédales et blesser quelqu’un. Pourtant, Aiji m’a dit que je suis une gentille personne. Et, depuis le départ, il en est persuadé. Suis-je un...

… menteur ?
Oui !!!
T’en doutais ?!

Tout en réfléchissant, je regarde mes manches qui couvrent en grande partie mes doigts. Il est sale. Ai-je mangé de la tomate ce midi ? Il y a des taches rouges que je frotte sans aucune conviction à l’aide de mes doigts aux ongles rongés et terriblement courts. Je me demande si ça va partir au lavage. Je ne sais pas comment on s’occupe de ce genre de choses…

T’es si inutile !
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
Personne voudra d’toi si t’es comme ça !!

Si, Aiji voudra encore de moi. Je veux y croire encore un peu ! Si même lui m’abandonne, me laisse seul, je ne sais vraiment pas ce que je vais devenir. Je suis si seul. Heureux de leur avoir fait du mal. Pourtant, si vide par leur absence soudaine et que je sais définitive. J’ai envie de rire et pleurer en même temps. Mais, actuellement, je n’ai pas la force de le faire…

Mon nom est prononcé. Je ressens comme de la peur, mais je n’en suis pas certain. Lentement, en continuant de “jouer” avec mon pull, je tourne la tête vers monsieur Kisanagi qui tente de m’expliquer qu’il a une idée. Je ne suis pas certain de comprendre de quoi il s’agit exactement.

T’es tellement con aussi !
Lent à la détente…

Heureusement, j’ai le droit à des paroles un peu plus explicites de la part du géant que je regarde à son tour. Apparemment, il me propose un nouveau foyer. Mais… ne suis-je pas un interne ? Puis… je ne veux pas abandonner Aiji… Doucement, je ramène mes yeux sur mes mains avant de les fermer quelques instants.

Dors pas !!
Fuis pas…
Bouges-toi !

Je les rouvre, toujours confus. Shan ne me laisse pas le loisir de réfléchir comme je le voudrais. Et, avec ce qu’il vient de se passer, j’ai des difficultés à aller jusqu’au bout de mes idées. Je les regarde à nouveau tous les deux et, une main sur ma gorge douloureuse et noire à cause de l’étranglement que j’ai subi plus tôt, d’une voix complètement cassée, devenant inaudible sur mes fins de phrases:

Mais je suis dans les souter… souterrains maintenant. Je, je veux bien, j’ai rien co… contre. J’ai nul part où aller…


A part peut-être dans les bras de Aiji. J’ai l’impression de l’abandonner et cela me fend le coeur. Mon regard devient, à cause de cela, fuyant. Que dois-je faire ? Ma parole a-t-elle vraiment la moindre importance ?
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Yhsim Kisanagi

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Ven 23 Avr - 23:01
Tu n'es pas certain que Yuki va accepter. Après tout, il ne connaît pas Vladimir qui a débarqué parce que tu l'as appelé en renfort, il te connaît à peine... qui sait s'il ne va pas s'imaginer que vous lui voulez du mal ? Même si tu l'as défendu contre ses bourreaux de parents, tu ne peux pas prévoir sa réaction... Ce serait compréhensible qu'il refuse, qu'il vous rejette.

Avoue que tu voudrais presque qu'il te repousse, un de plus ou un de moins, quelle différence ?

Non, tu ne veux pas qu'il te rejette. Tu voudrais qu'il te fasse confiance... qu'il vous fasse confiance. Qu'il sache qu'il existe des gens qui peuvent l'aider, le soutenir... A la limite, tu préfèrerais qu'il ne fasse confiance qu'à Vladimir. Toi, tu n'es pas vraiment digne de confiance. Surtout en sachant ton état mental plutôt... négatif. Tu sais que tu auras beau tenter de t'améliorer, tant que tu resteras seul, tu finiras toujours par recommencer.


"Mais je suis dans les souter… souterrains maintenant. Je, je veux bien, j’ai rien co… contre. J’ai nul part où aller…"

Dans les souterrains... Tu ne bouges plus, en oubliant presque de respirer. Et évidemment, ta petite voix en profite pour se manifester, ricanant dans ta tête.

Oh, voilà qui est intéressant ! Notre cher directeur s'est donc trouvé un nouveau jouet !

Tu veux le sortir de là. Peu importe les conséquences à payer, peu importe si tu te fais virer ensuite, mais tu veux le tirer des souterrains. Il n'a pas sa place là-bas... Sentant Vladimir poser une main sur ton épaule, tu sursautes et te rends compte qu'effectivement, tu avais cessé de respirer.


"Je suppose qu'il y a quelqu'un à qui tu tiens beaucoup, là-bas... Tu pourras aller voir cette personne quand tu veux, si c'est ça qui t'inquiète. Et puis, tu peux quand même sortir de temps en temps, non ?"

Tu hoches la tête sans rien dire de plus pour le moment. Chaque bouffée qui passe te semble douloureuse. Finalement, tu finis par reprendre la parole.

"On devrait retourner à l'école... Mais promis, tu pourras voir qui tu veux quand tu veux. Hormis ces monstres, évidemment..."

Tu as murmuré la dernière phrase, plus pour toi-même. Tu ne laisseras pas ces ordures s'approcher de leur "fils" de nouveau, quitte à ce que ce soit toi qui sois à subir leurs attaques.
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Sam 24 Avr - 16:37



Lundi 14 avril 2110

J’ai des difficultés à comprendre la situation, à voir les tenants et aboutissants de tout ce qui est en train de se passer et se dire. Puis, le plus important est que je ne veux pas être séparé de Aiji. C’était bien trop difficile d’aller le voir aussi souvent que je le voulais. En plus de ça, cela le rendait toujours triste et confus. Il me demandait sans cesse ce que je faisais dans ces couloirs que j’ai appris à connaître à mesure de mes visites. Plus encore depuis que j’y vis. Je ne veux plus le mettre dans un tel état d’inquiétude. Pour le rassurer, je vais devoir lui raconter ce qu’il s’est passé ici. J’imagine qu’il ne va pas vraiment apprécier le fait que j’ai été encore étranglé. Sera-t-il content que je me sois vengé ? Et que quelqu’un veuille me prendre avec lui ? Pour le savoir, le mieux serait que je retourne à l’école. Mais je n’ose pas bouger. Je ne sais pas si c’est par peur, ou s’il y a autre chose. L’impression que chaque geste va me valoir des coups, des cris ou autres me poursuit inlassablement. Et j’ai également la sensation d’être à bout de forces.

Mauviette !
Bouge-toi un peu…
Tu veux pas voir Aiji ?

Bien sûr que je veux le voir… C’est même la principale raison pour laquelle je n’arrive pas à exprimer un avis ou mes pensées aux deux hommes qui me proposent une nouvelle famille. Rien que ça, je ne sais pas quoi en penser. La mienne vient de m’être enlevée après avoir subi des critiques continues et je l’ai même attaquée sans ressentir le moindre remord. C’est risible quand on sait que j’étais toujours le premier à les défendre. Malgré tout, personne ne me tient rigueur pour tout cela. Au contraire, le géant me parle comme personne avant Aiji ou le professeur Kisanagi ne l’a fait. Sans compter qu’il semble deviner mes pensées, ce qui me trouble. Je repose donc mon regard sur lui et son oeil bleu. Je me demande ce qui lui est arrivé à l’autre…

J’ai du mal à croire que je vais pouvoir retrouver Aiji ou ces deux personnes quand je le voudrais. Je ne sais même pas ce qui va m’arriver maintenant. Vais-je vivre dans les souterrains ? Ou dans une nouvelle maison avec des inconnus ? Je n’en sais rien. Pourtant, malgré les doutes, j’ai seulement envie de croire qu’il a raison. Que cela me sera réellement permit.

Sérieux ?!
T’es vraiment crédule mon pauvre !!

Les remarques de Shan anéantissent mes maigres espoirs. Je ne peux pas vraiment douter de sa parole. Jusque-là, il avait toujours raison sur beaucoup de choses. J’ai donc du mal à soutenir le regard de mon interlocuteur tandis que je ne sais pas comment lui répondre.

Ignare !!
Inutile !

Les insultes fusent et ne s’arrêtent pas quand l’heure de rentrer semble sonner. Je hoche légèrement la tête pour montrer que j’ai compris. Je me lève doucement, légèrement chancelant, en m’appuyant sur mes genoux. Je vais revoir Aiji. Rien que cette promesse me permet de rester calme et de prendre quelques décisions. La première est d’aller ramasser ma prothèse oculaire que j’ai repéré sur le sol. Et, au lieu de la remettre, je vais dans ma chambre rapidement afin de la mettre dans un liquide nettoyant spécial afin de la désinfecter avant de mettre la main rapidement sur un bandeau blanc. En sortant, la boîte de ma prothèse dans la poche de mon pantalon, je place le bandeau sur mon oeil en marchant en direction des deux hommes afin que nous puissions sortir de cette maison qui m’a seulement vu souffrir.

Cessant de penser à cela pour le moment, je jette des regards à la personne qui ne m’a jamais grondé alors que j’ai voulu aller à son encontre, que je me suis débattu dans ses bras. J’ai l’envie de lui prendre la main. Ou au moins un doigt. On me l’a toujours refusé par le passé. Aiji est le seul à avoir accepté une telle proximité avec moi sans me dire que je suis dégoûtant. J’ai peur de me faire rejeter et de ressentir cette souffrance dans ma poitrine comme si mon coeur se déchirait. Mais, comme il m’a dit qu’il est gentil, est-il possible qu’il accepte mon contact ? Tout en continuant de marcher, j’amène une main fébrile très lentement, avec énormément d’hésitation, vers lui. Et c’est seulement quelques centaines de mètres avant d’arriver à la grille de l’école et j’attrape très timidement sa main. Elle est chaude…

T’vas t’faire rembarrer !
C’est mal d’être proche des inconnus.
Tu l’connais ?

Shan me faisant peur sur le coup, je pense à retirer ma main avant de recevoir une remontrance plus ou moins musclée.


Dernière édition par Yuki Donovan le Ven 27 Aoû - 12:49, édité 1 fois
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Yhsim Kisanagi

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Sam 24 Avr - 22:52
Tu es fatigué. Terriblement fatigué. Tu sais que tu ne peux pas repartir de suite, car tu vas avoir un cours à assurer... mais tu sais que Vladimir viendra directement te chercher une fois ta journée finie. Tu le sais, car il a vu ton malaise et t'a empêché de heurter le sol. Et aussi car il te connaît bien et sait que tu seras tenté de faire une connerie si tu restes seul chez toi après ces évènements. Alors, tu vas encore dormir chez eux ce soir, même s'ils disent que ça ne dérange pas.

Vladimir est devant vous, menant la route. Sa simple carrure suffit en temps normal à dissuader toute personne mal intentionnée de s'en prendre à toi, et pour les rares qui tenteraient de s'approcher malgré tout, un simple de ses regards glacials suffit à décourager même le plus fou d'entre eux. Tu es juste à côté de Yuki, lui jetant de temps à autre un bref regard afin de t'assurer qu'il va bien. Qu'il ira bien.

Et malgré toi, malgré ton état actuel... tu ne peux t'empêcher de laisser transparaître un faible sourire en le voyant saisir la main de ton ami.
Certes, il la retire assez vite, mais tu as vu son geste. Il vous fait confiance, malgré tout. Il fait confiance à Vladimir... même si quelque chose l'a visiblement dissuadé de continuer. Et vous arrivez bien vite devant les grilles.


"On y est. Yhsim, je viens te récupérer ce soir, c'est sans discussion possible. Je préfère éviter de te laisser tout seul."

"Je sais..."

Tu ne cherches même pas à protester. Tu sais qu'il rejettera tous tes arguments. Vladimir se tourne ensuite vers Yuki, s'accroupissant pour se mettre à peu près à sa hauteur. Il lui ébouriffe les cheveux en souriant doucement.


"Yuki, c'est bien ça ? Fais attention à toi. Et on se revoit la prochaine fois que tu peux sortir. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, demande à Yhsim... il me transmettra le message."

Tu hoches de nouveau la tête pour confirmer ses dires. Tu attends cependant après Yuki pour rentrer de nouveau dans l'école. Tes élèves peuvent bien attendre, après tout.
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