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Je serai toujours là [Yuyu]


Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Ven 5 Fév - 18:04



Je serai toujours là

07/02/2110
Party monster || Aesthetic perfection


Une nuit parmi tant autres pour toi. Tu sors de ton lit discrètement pendant que ta voisine de chambre dort, pour une fois.. Tu t'habilles dans le noir avec les vêtements qui sont posés sur ton lit. Une fois tout cela fait tu sors tranquillement avec ton sac bandoulière. Il faut que tu ailles t'acheter une cartouche de clope, tu as fini ton dernier paquet hier et... Ça n'est pas envisageable de rester encore sans nicotine. Toi accroc à ces bâtons goudronnés ? Totalement mais qu'importe, personne ne prête réellement attention à toi, alors tu peux en profiter. Dehors tu sors tranquillement en ville et va au bureau de tabac le plus proche et en quelques minutes le tour est joué. Tu sors de ton sachet un paquet, l'ouvre et prends une cigarette que tu allumes directement, soupirant de bien être. Tu rentres tranquillement jusqu'à l'académie. Marchant dans le froid tout de même, le fait que tu n'aies pas dormi tu tout depuis le 5 te rend frileux à cause de la fatigue. Tu as d'ailleurs de légères cernes, mais qu'importe. Tu es tout de même dans la cours des internés et fume sur un banc. Tu espères revoir Yuki, maintenant que tu t'es rendu compte de tes sentiments mais, avec ses problèmes ce sera sûrement de l'amour à sens unique. De l'amour gâché, enfin non... Tu essayes de réfléchir mais c'est bien trop dur avec ce vacarme près de la sortie de la cour. Tu écrases ta clope avec ton pied et soupires. Tu as cru un instant entendre des rires, plutôt malsains d'ailleurs. Tu pénètres donc dans l'académie et vois... Yuki. Tu écarquilles les yeux mais, comme d'habitude ce n'est pas dans une position facile dans laquelle vous vous voyez. Effectivement il se fait bousculer par deux autres internés qui arrêtent de suite ce qu'ils font. Ils te connaissent et, l'un d'entre eux porte sa main sur sa joue sur laquelle il y a une énorme cicatrice causée par... Personne d'autre que toi. Ils s'excuse tous les deux et parte en courant. Tu vas en direction de la personne que tu aimes. C'est toujours le même schéma. Tu poses ta main sur son épaule.


« Je ne te rencontre que lorsque tu as des soucis décidément.»


Tu souris tendrement et reprends la parole.

« Tout va bien ? Tu n'as rien de cassé au moins ?»




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Invité

Anonymous

Invité

Sam 6 Fév - 19:24



Lundi 7 Février 2110

Ma journée a été très compliquée. Ma migraine ne m'a pas quitté avant le début de soirée et j'ai eu beaucoup de difficultés à suivre les cours. Peu importe le nombre de punitions que je me suis faites, rien n'y a fait. En plus de ça, j'avais juste envie de dormir tant j'étais fatigué. C'est Shan qui m'a aidé à me maintenir en éveil en me parlant presque en continue. Étrangement, autant je voulais qu'il se taise à tout prix la veille, autant je me suis senti soulagé d'avoir sa présence à mes côtés pendant ces longues heures de travail. Heureusement, je n'ai eu aucun devoir à faire, celui de math ayant été annulé par un imprévu en cours de route. Je n'ai pas bien suivi de quoi il s'agissait, mais j'ai échappé au pire scénario : avoir une mauvaise note. Surtout que je m'en sors plutôt bien en math, en général. Les matières dans lesquelles j'ai le plus de difficultés sont les langues, l'histoire et la géographie. Je ne comprends pas du tout l'intérêt des deux dernières et les langues… je fais du par cœur mais je n'arrive pas à transmettre des idées. Je n'ai pas  d'avis propre sur les questions qui me sont posées et les analyses sont trop simples et parfois trop "rigides" selon les professeurs. Heureusement, malgré mes difficultés, j'arrive à être dans la moyenne qui m'est imposée pour ne pas être puni. Enfin… quand je suis en forme.

En rentrant à l'internat, je me suis obligé à terminer mes devoirs et à apprendre mes leçons. Je me suis littéralement endormi sur mes cahiers au bout d'une vingtaine de minutes sans que je m'en rende compte. Ce qui m'a réveillé n'est rien d'autre qu'une douche improvisée par mes camarades de chambres qui ne se sont clairement pas souciés que mes affaires puissent être mouillées dans la manœuvre. Tout cela parce qu'il l'heure de manger est arrivé et que je suis le seul à ne pas avoir répondu à l'appel. Comme le dit si bien le chat de fortune, ce n'est qu'une bande de ploucs ! Ainsi, je suis allé manger avec les autres avant de terminer mes devoirs. À l'heure du couvre-feu, je suis allé me coucher comme les autres et je me suis très rapidement endormi. Un sommeil affreusement court et peu réparateur. Cela à cause d'un cauchemar qui me réveille en sursaut alors que minuit n'a sonné que depuis peu de temps.  Je me sens complètement secoué et j'ai du mal à me calmer.

Avec l'aide de Shan qui se trouve près de moi, je reprends doucement mon souffle alors que je faisais une crise de panique. Je devrais avoir l'habitude de faire face à ce genre de situation vu le nombre de fois qu'elles s'imposent. Mais je n'y arrive pas. Mes cauchemars sont tous aussi effrayants les uns que les autres. Pire, je suis incapable de me rendormir par la suite. Pas avant plusieurs heures en tout cas. Voilà pourquoi, comme la semaine précédente, je me lève et commence à m'habiller.

Tu penses aller où cette fois ? Encore te perdre dans les couloirs ?

Je hoche la tête avant de cachet rapidement mes très nombreuses cicatrices, les bleus dû aux coups reçus le jour de ma sortie et mon épaule bandés, sous un tee-shirt blanc et un pull rose saumon dix fois trop grands pour moi.

Mais t'es malade !! Cette fois y'aura personne pour t'aider à tous les coups !

Cela ne me fait pas tant peur que ça. J'ai bien plus d'appréhension à l'idée que le chat de fortune réveillé toute la chambre ou, pire, tout l'internat, à crier de la sorte. Je chuchote donc doucement en prenant mon pantalon de jogging noir avec des bandes blanches sur le côté :

Eh bien j'aurais qu'à me débrouiller seul.


Je suis déterminé à ne pas rester là alors que je tremble de peur à cause de mon cauchemar. Il est persistant et ne m'aide clairement pas à m'habiller. Je suis donc obligé de m'asseoir pour enfiler mon pantalon avant de soupirer en prenant ma tête dans mes mains, les coudes s'enfonçant dans la chair de mes cuisses.

Bon… tu veux faire quoi alors ?

Je reste silencieux un instant comme pour réfléchir. En vérité, j'ai besoin de ce temps pour me reprendre à mon rythme pour parler en chuchotant sans me faire envahir par mes émotions.

Je pense faire un tour dans les souterrains. Je veux voir à quoi ça ressemble…


Et j'aimerais voir Aiji, aussi. Je ne peux pas spécialement dire qu'il me manque, mais, étrangement, je pense beaucoup à lui. J'ai beaucoup de questions le concernant et j'aimerais aussi qu'il me dise ce qu'il s'est passé mercredi. J'ai beaucoup de trous de mémoire remontant à après mon goûter. Mais je sais qu'il était là puisqu'il est celui qui m'a ramené à l'académie. Que s'est-il passé exactement ?

Ah… tu aimerais-... Non mais t'es complètement chtarbé ?! T'as pas entendu le prof l'autre jour ?!

Si, justement.


Doucement, je me relève pour mettre une veste colorée afin de ne pas prendre froid tout en écoutant les mille et une raisons de Shan que je ne suis pas en train d'avoir une bonne idée. La principale étant que si le professeur en a fait une menace, c'est qu'il doit y avoir une raison. Je le regarde s'agiter et, fermant précautionneusement mon armoire, je lui demande :

Du coup, j'imagine que tu ne viens pas avec moi ?


Bien entendu, cette pique l'amène à me répondre que je n'irais pas seul. Tant mieux puisque je ne tiens pas spécialement à me séparer de lui.  Certainement pas après avoir souffert de son absence à peine trente-six heures plus tôt.

Ainsi, mes chaussures mises et Shan dans mes bras, je pars pour une nouvelle sortie nocturne. Cette fois, j'ai pris ma lame et une montre. Si je ne reviens pas avant trois heures du matin, je me punirais car il faut que je dorme plus que deux heures la nuit. Encore plus avec la fatigue que je ressens. Les couloirs sont vides, différents mais j'arrive dans le hall sans trop de difficultés. Je ne sais pas trop comment je m'y suis pris, mais Shan n'a pas eu à m'aider énormément. Au lieu de ça, il n'a pas cessé de me dire que mon idée est mauvaise et qu'il serait bien mieux que je rentre au dortoir. Un conseil que je n'écoute à aucun moment. Je veux comprendre pourquoi les souterrains sont crains. Je veux savoir pourquoi nous sommes séparés, donc pourquoi je ne peux pas voir cette personne qui reste tout le temps avec moi quand nous nous croisons. J'ai encore peur qu'il me trahisse si jamais je lui donne trop de confiance. Pourtant, j'ai l'impression de me rapprocher de lui malgré mes précautions et mes doutes. Je ne sais pas quoi en penser et le chat de fortune à bien compris que Aiji est également impliqué dans mon envie de sortir actuel. De même qu'il a sans doute raison en prétendant que je lui offre un traitement de faveur. Mais n'est-ce pas là même chose que j'ai fait avec lui ? Sinon, il ne serait pas avec moi, actuellement. D'un autre côté, je me souviens de deux sensations dans le brouillard de mes souvenirs de mercredi. Une sur mon cou et une autre… sur mes lèvres. Je ne ne me rappelle pas que cela m'ait déplu contrairement à d'habitude. Pourtant… qu'est-ce qui s'est passé ?

Alors que j'avance dans les couloirs des souterrains, je passe deux doigts sur mes lèvres, pensivement. Ce n'est que trop tard que Shan me prévient de faire attention, ne me permettant pas d'éviter de cogner un garçon bien plus grand et costaud que moi avec une cicatrice sur la joue. L'expression qu'il me fait voir couplé avec cette carrure me tétanise. Il se tient devant moi alors que son pote vient se placer derrière moi pour poser ses deux mains massives sur mes épaules. J'ai peur. Ils vont me frapper parce que j'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû faire. Ils me parlent, se moquent parce que j'ai Shan dans les bras, et se demandent si je suis une fille ou un garçon. Selon eux, je suis bien trop frêle et bien trop fragile pour être du sexe masculin. Voilà comment je me retrouve avec une main entre les jambes qui palpe une partie que j'aurais aimé garder pour moi. Mon souffle est coupé et je tremble sans savoir quoi faire. Normalement, il n'y a que mes parents qui font ça. Je n'aime pas quand ils le font, mais là c'est pire !  Pourtant, je ne sais pas quoi faire et aucun mot, aucun son, qui ne franchit mes lèvres par habitude.

Lâchez-le bande de pachibouzouks !

Sans l'écouter, comme s'ils ne s'entendaient pas, les deux garçons continuent de converser entre eux en me touchant encore et encore alors que je suis au bord des larmes. J'aimerais tellement pouvoir les faire partir ! Mais je n'en ai pas la force… Pourtant, comme pour répondre à ce souhait, les deux me lâchent soudainement et partent en courant sans même prendre le temps de marchander comme la plupart de mes harceleurs. Non, au lieu de ça, ils se sont excusés, ce qui termine de me perdre dans l'incompréhension. Je suis essoufflé à cause de la peur et sonné à cause de ce qui vient de se passer. Mais je reste curieux. Encore plus quand Shan me demande bruyamment :

Eh ! Yuki, regarde !

Je relève alors doucement la tête et je vois alors Aiji qui s'approche de moi. Il est vrai que je le cherchais, mais je ne m'attendais pas vraiment à tomber sur lui. Encore moins qu'il fasse fuir des gaillards alors que je ne l'ai même pas entendu dire quoi que ce soit. Est-ce que ça peut avoir un lien avec la cicatrice de l'un de mes agresseurs ? Après tout, il l'a cachée en partant.

Malgré cette possibilité, je le laisse s'approcher de moi sans avoir le moindre mouvement de recul. Ainsi, il lui est facile de poser une main sur mon épaule, à son tour. Contrairement aux deux autres, il ne restreint pas mes mouvements  et sa voix est plutôt douce quand il fait remarquer que j'ai toujours des soucis lorsque je le rencontre. Je grimace. J'aimerais qu'il en soit autrement… mais maintenant je pense un peu mieux comprendre pourquoi le professeur a menacé d'envoyer les garçons qui m'embêtait lundi pour les punir. Pourtant, je n'ai pas l'impression que tous sont comme ça. Pourquoi Aiji est-il considéré comme un fou ?  Pourquoi a-t-on peur de lui ? Pourquoi est-il ici ?  Je ne comprends pas du tout cela, surtout quand il me sourit comme il est en train de le faire en me demandant si je vais bien.

Comment veux-tu qu'il… ?!

Ça va…


Yuki ! Arrête de dire que… !

Je n'ai rien.


Mais c'est pas vrai !!


Je comprends la colère et le désespoir de Shan. Je ne mens pas en disant que je n'ai rien. Du moins, pas totalement : je n'ai rien de cassé mais, d'un autre côté, quelque chose remue en moi. Un sentiment de dégoût qui me parcourt quand je me rappelle la sensation que je viens d'avoir. C'était déjà difficile de l'accepter avec mes parents. Alors là… ça relève de l'impossible. Je n'arrête pas de trembler à cause de ça et j'espère vraiment qu'il ne va pas s'en rendre compte.

Je… enfin… … Merci de m'aider à chaque fois.


Mon regard est perdu et j'ai du mal à trouver les mots. Je ne suis pas à l'aise et ça peut se voir alors que j'ai détourné mon regard des magnifiques prunelles du brun. Cela ne fait que trop longtemps que personne ne m'avait tendu la main. Il m'est donc difficile de réagir en sachant ce que je dois faire. De même que j'ai du mal à me relâcher pour lui parler sereinement. Comment ai-je donc fait pour être si proche de lui mercredi après-midi ? Pourquoi n'avais-je pas peur ? Pourquoi ai-je si peur maintenant ?
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Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Mer 10 Fév - 12:18



Je serai toujours là

07/02/2110
Time || Alan Walker ft Hans Zimmer


Tu restes les pieds cloués au sol en voyant le spectacle. Yuki se faire tripoter par deux glandus qui ont déjà tâté de tes dents, surtout l'un à qui il manque presque un morceau de joue. Tu n'y étais pas allé de « main » morte cette fois mais... Il l'avait cherché, enfin... Tu crois ? Tu ne sais plus, en cet instant tu es juste sur le cul de voir la personne que tu aimes se faire emmerder et tu t'avances lentement mais d'un pas de prédateur. Tu veux leurs faire peur, comme si tu allais les mordre à nouveau enfin, l'un en particulier. Cette fois où il y a eut cette bagarre son acolyte était parti en courant pour appeler un surveillant qui t'avait fait lâcher l'autre. Ce qui t'a valu deux semaines en chambre de confinement. Qu'est ce que tu peux détester cette salle bon sang ! Mais bref il suffit de repenser au passé. Là il en va de ce qu'il reste de la stabilité mentale de Yuki. Tu va donc en direction des trois jeunes alors que les deux qui tripotaient ton amoureux s'enfuient.

Tu n'es à présent plus qu'à quelques mètres de lui et une fois assez près tu poses ta main légèrement sur son épaule. Tu ne veux pas qu'il sente une pression sur celle-ci parce que tu sais très bien que cela pourrait lui faire peur. Alors, comme toujours, tu prends des pincettes avec lui, même lorsque tu l'as embrassé c'était ainsi au cas où il n'aimerait pas ça, bizarrement il ne t’avait pas repoussé... Tu te passes la main derrière la nuque alors qu'il te dit qu'il va bien. Tu en doutes un peu même si c'est sûr qu'il doit sûrement se sentir un peu plus en sécurité qu'avec ces deux cons. Tu souris tendrement alors qu'il s'excuse.


« Ce n'est pas vraiment ta faute, tu es juste là au moment où il ne faut pas mais... Je t'avais de ne pas venir là le soir, les internés sont de partout... Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. D'ailleurs tu ne devrais même pas rester avec moi... »


Tu baisses les yeux et continues.

« Je suis dangereux et en plus j'ai profité que tu sois drogué pour t'embrasser... J'aurai pas dû...»


Tu dis ça d'un ton triste. Dans le fond tu ne veux pas qu'il pense que tu es un fou mais... Tu l'es à cause de ta maladie et tu ne veux pas lui faire de mal comme tu lui as fais la première fois. Tu fais tout de travers avec lui. Victoria est d'accord mais lui l'est-il vraiment ?


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Invité

Anonymous

Invité

Jeu 11 Fév - 4:54



Lundi 7 Février 2110

Alors que je lui disais que je vais bien, ce qui en soi est surtout ce dont j'essaie de me persuader, Aiji à posé une main sur mon épaule. Je ne ressens aucune pression, ni aucune obligation, dans ce geste. Je commence à m'y habituer ? Je me rappelle vaguement que l'autre jour il me faisait ça aussi, mais ce n'est pas très clair. Je n'ai absolument aucune certitude tant j'ai l'impression de l'avoir rêvé plus que autre chose. En plus de cela, le brun passé une main derrière sa tête, un geste que je ne comprends pas vraiment étant donné que je suis incapable de deviner ce à quoi il pense. Me sent-il trembler ? Perçoit-il le dégoût que je ressens vis-à-vis de ce qui vient de se passer ? J'espère sincèrement que ce n'est pas le cas. Je ne veux pas qu'il sache comment je me sens à cause de ces garçons. Pourtant, je sais. Je sais que ça se voit comme le nez au milieu de la figure à cause de ce que je lui dis, de la façon dont je m'exprime. Shan n'est pas dupe mais c'est normal : il me connaît depuis si longtemps que le contraire serait terriblement étonnant. Ce serait même effrayant. Pourtant, à cause de ça, il me crie dessus pour que j'arrête de m'enfoncer dans ce genre de mensonges. Un fait que je ne comprends pas vraiment puisque je n'ai pas le droit d'aller mal à la maison. Je n'ai pas le droit de ne pas aimer ce genre de choses. Comme avec l'adulte que j'ai rencontré le jour où Shan à été blessé, je me sens un peu comme pris entre deux feux…

Toujours en me rappelant les leçons de mes parents, je remercie le brun de m'avoir apporté son aide. Il est important de montrer sa gratitude dans ce genre de situation. Important et normal. C'est une des leçons que j'ai apprise avec le plus de facilités. Pourtant, il m'arrive encore d'oublier quand mes parents me donnent leur amour. Ce soir, j'ai réussi à m'en rappeler et je sais que j'ai bien fais quand je vois le sourire naître sur les lèvres du garçon à mes côtés. Je suis persuadé que c'est sa manière de me faire savoir qu'il est fier de moi, me féliciter. Pourtant, par la suite, il me reproche d'être venu dans les souterrains durant la nuit. Je ne me rappelle pas vraiment qu'il m'ait déjà dit de ne pas venir…

En même temps, comment veux-tu qu'on te voit si on vient pas ?

Shan n'a pas tort pour le coup. Mais je n'ajoute rien. Je pense que sa question est bien assez explicite comme ça. Par contre… pourquoi tient-il tant à ce qu'il ne m'arrive rien ? Déjà l'autre jour il m'a semblé que c'était pareil, mais je n'en suis pas sûr.

Dis-le pleinement que tu tiens à Yuki !

Non… ça ne peut pas être vrai. Nous ne nous connaissons pas vraiment, donc nous ne devrions pas être autant attachés l'un à l'autre. Pourtant, quand il m'affirme que je ne devrais pas rester à côté de lui, je me sens mal. Je me sens… triste ? Ma gorge se serre et j'ai l'impression que ma poitrine est ouverte en deux. J'ai un peu de mal à respirer tandis que je ne pense qu'à un seul mot, une seule question : pourquoi ? Avec cela, je le fixe sans jamais détourner le regard. C'est rare mais, pour le coup, j'aimerais énormément avoir des réponses. Pourquoi Aiji semble tenir à moi ? Pourquoi je ne peux pas le voir et parler avec lui ? Pourquoi semble-t-il toujours vouloir me protéger ?  

Contrairement à moi, il baisse les yeux alors qu'il se prétend dangereux. Je ne comprends pas du tout en quoi il l'est. Il semble si triste en l'instant que je ne comprends pas comment il peut être un danger. Et même avec le reste de ce qu'il me dit, je ne comprends toujours pas.

Je suis venu parce que je voulais voir par moi-même quelque chose et que je voulais parler justement… de quand j'étais drogué.


Je t'avais dit de m'emmener et tu m'as pas écouté. Pas étonnant que tu sois rentré dans un sale état.

Je ne me rappelle pas de tout ou pas très bien, du coup je voulais… enfin, si tu veux bien j'aimerais discuter de ça avec toi.


De toute façon y'a personne d'autre qui peut répondre à ses questions.

Rien ne me semble réel et, à côté de ça, rien n'est un rêve. Ce n'est que trop étrange et cela ne fait que me désorienter davantage. Puis, lui qui est si gentil avec moi, est-il méchant au point de vouloir me tromper ? Est-il dangereux parce qu'il peut utiliser ce que je lui ai dit contre moi ? J'ai trop de questions et le pire c'est que je ne sais pas si je peux lui faire confiance. Pourtant, l'idée de croire en ce qu'il me dit ne me fait plus si peur maintenant.

Bon ! Aiji, reprends-toi maintenant !

Arrête Shan. T'as pas à le brusquer comme ça.


Tu veux des réponses, oui ou non ?!


Bien sûr que j'en veux, mais pas au point de blesser quelqu'un. Pas au point de lui faire du mal...
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Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Jeu 11 Fév - 14:36



Je serai toujours là

07/02/2110
Yellow || 花鋏キョウ


Tu ne sais pas pourquoi Yuki reste à tes côtés, tu  lui  dis pourtant que tu es dangereux. Tu ne lui dis que ça depuis que vous vous connaissez, tu es fou et c'est pour ça que tu es dans les souterrains alors pourquoi ne comprend-il pas ? Tu n'en sais foutrement rien, ça devrait t'énerver, tu le sais mais... Tu aimes tellement le voir alors cela te rend heureux bien qu'il soit toujours dans de sales situations. Tu espères tout de même qu'un jour ce ne soit pas dans une mauvaise passe que tu le recroises. Tu te demandes depuis que tu la vus la seconde fois, s'il est toujours ainsi. Il est malade ce n'est plus à prouver mais ça tu t'en contre fous, il l'est sûrement moins que toi bien que vos maladies soient, pas proches mais aussi dangereuses l'une que l'autre. Pas dans le même sens seulement, enfin c'est ce que tu te dis. Alors lorsqu'il t'explique qu'il est venu pour s'assurer de quelque chose et trouver des réponses du jour où tu l'as retrouvé drogué tu relèves la tête et l'inclines sur  le côté en guise de questionnement.

« Tu voulais voir quoi ?»


Il enchaîne ensuite sur le fait que, dût à la drogue il ne se  souvient plus de tout. Pas étonnant... Ses parents avaient mis la dose ces connards. Si seulement tu pouvais... Tu serres le poing, perdu dans tes pensées jusqu'à ce que tu entendes la voix de Yuki parlant à son chat de fortune. Tu  soupires, oui, tu aimerais prendre ton temps, ne pas être brusqué mais tu dois lui montrer pattes blanches pour qu'il comprenne qu'il peut te faire confiance.

« Alors... Tu m'as expliqué ce que tes parents te font et je t'ai expliqué ma version... Désolé d’avoir à te le redire mais tes parents ne t'aiment pas de la bonne façon. Désolé tu dis souvent que je n'aime pas tes parents mais je veux juste que tu t'en rendes compte. Les parents aimants ne font pas ce genre de chose à leurs enfants... Ensuite...»


Tu souris.

« Tu as essayé de te servir d'une machine à boisson puis... Je... Je t'ai embrassé et je t'ai serré dans mes bras parce que tu pleurais... J'espère que... Tu ne m'en veux pas trop...»


Tu fais rouler tes yeux sur le côté, tu n'aurais peut être pas dû et maintenant que tu lui as redit il va sûrement t'en vouloir et ne plus vouloir te voir.

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Invité

Anonymous

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Sam 13 Fév - 2:23



Lundi 7 Février 2110

Je ne sais pas à quel point je peux faire confiance à Aiji. Je ne sais pas ce qu'il pourrait utiliser à mon encontre de tout ce que je lui dis ou ce qu'il voit de moi. Il m'a dit le soir de notre rencontre qu'il ne pourrait pas faire grand-chose car il est considéré comme un fou, ce qu'il me dit à nouveau en ce moment, bien que ce ne soit pas de la même manière. Puis-je croire en sa parole ? En soi, concernant mes interrogations actuelles, je n'ai pas vraiment le choix. Il est le seul qui ait été à mes côtés de ce que je me rappelle, une information que Shan est incapable de me confirmer puisqu'il n'était pas à mes côtés ce jour-là. Et pour les souterrains, je voulais juste voir de mes propres yeux ce qui a bien pu faire si peur à ces garçons qui ont blessé Shan quand l'adulte qui nous a aidé les a menacé de les faire nettoyer ces lieux au milieu de la nuit. Un adulte dont certaines paroles vont de paire avec ce que m'a déjà dit Aiji…  Qu'est-ce qu'ils ont tous contre mes parents ? Ils ne font que m'éduquer, j'en reste persuadé et entendre des personnes les critiquer, dire qu'ils sont mauvais, me fait extrêmement mal.

Peu après que je lui ai fait part de mes intentions en venant en ces lieux, Aiji pose une question que je ne comprends qu'à moitié. N'est-ce pas normal que je veuille découvrir un endroit dont je n'arrête pas d'entendre parler ? Je ne suis pas toujours curieux à cause de la peur de faire une bêtise. Mais, en ce moment, l'absence de mes parents semble me tordre de plus en plus. Je me laisse aller. Le pire est que personne ne le dit jamais à ma famille donc je ne suis jamais puni. Est-ce qu'on appelle "prendre le mauvais chemin" ? Il faudra que je pense à me donner une bonne leçon pour cette sortie interdite et tout le reste. En attendant, je lui réponds sans laisser penser que la réponse est évidente à mes yeux :

Eh bien… Je voulais voir à quoi ressemblent les souterrains parce que j'arrête pas d'en entendre parler et tout l'monde a l'air d'en avoir peur. Mais… j'sais pas. C'est pas plus dangereux qu'ailleurs.


J'avoue ! Ici, au moins, on m'a pas écartelé ou découpé avec ses ciseaux et cutter !




Je regarde un peu autour de moi avec une mine légèrement triste. Je suis encore un peu secoué de ce que je viens de subir et du souvenir de ce que Shan a subi, mais je ne sais que trop bien que des élèves dans la zone nord, ou partout ailleurs dans l'académie, est capable de me faire exactement la même chose. Et le pire reste que je n'arrive pas à me défendre, à les faire arrêter. Je ne sais pas comment faire et je n'en ai pas la force. Du coup… pourquoi les personnes qui m'ont embêté au début du mois se sont enfuis devant la menace de nettoyer les couloirs dans lesquels je me trouve actuellement ? Ils ne feraient face qu'aux mêmes dangers de tous les jours. Néanmoins, je préfère en revenir à mes pertes de mémoire. Aiji ne peut pas vraiment m'aider plus qu'il ne le fait déjà, me semble-t-il, pour me donner un aperçu des souterrains. Par contre, il peut me dire ce qu'il s'est passé il y a quelques jours, après que je sois allé rendre visite à mes parents. J'ai quelques bribes mais j'ai plus l'impression que c'était un simple rêve… Le plus doux que je n'ai jamais fait.

D'après le brun que je regarde à nouveau dans les yeux, et ce qu'il me dit, ce n'en était pas un. Son expression est comme tendue alors qu'il me raconte un peu ce qu'il s'est passé. Apparemment, je lui ai dit ce que me font mes parents et qu'il m'a dit que pour lui ils ne m'aiment pas de la bonne façon car des parents ne font pas ce genre de chose. En soit, je pense comprendre qu'il parle de la manière dont ils me montrent leur amour, mais je n'en suis pas sûr. Après tout, il me disait aussi qu'il n'aimait pas mes parents quand il a vu certains de mes bleus. Mais, s'il a raison, et l'adulte qui m'a aidé aussi d'ailleurs, pourquoi ça se passe comme ça ? Je ne comprends pas pourquoi tout est remis en question. Pour moi, c'est juste… normal. Je n'ai jamais rien connu d'autre. … Non. Mes parents doivent avoir une raison. Ils ont forcément une raison qui les poussent à me montrer leur amour de cette manière. Laquelle ? Je dois trouver… … Peut-être par maladresse ? Ils ne savent peut-être pas faire autrement ? Et comme je suis méchant d'habitude ça n'aide pas. Oui, ça doit être quelque chose comme ça.

Je vois un sourire apparaître sur le visage de Aiji. Il a l'air… tendre ? Je ne sais pas trop si c'est vraiment ça. Et j'ai du mal à croire que j'ai essayé d'utiliser une machine à boissons. Je ne sais pas du tout comment cela fonctionne ! Pourtant, ce fait, tout comme l'annonce du baiser qu'il m'a fait, tout ressemble à mon rêve. Alors… c'était réel ?  Je suis un peu perdu et lui est soudainement honteux.

Euh… Sérieux ? Yuki ! C'est vrai ?! Il t'a vraiment embrassé ?!

Doucement, comme plus tôt, je porte deux doigts sur mes lèvres. Un peu comme si cela pouvait me rappeler cette sensation qui me semble bien trop fugace pour être réelle. D'une autre côté, je me demande pourquoi je ne l'ai pas repoussé. Je veux dire… ce genre de geste me fait tellement peur !

Réponds-nous, bon sang !

Je…


Je me sens un peu perdu. Qu'est-ce qui est réel ? Et si j'ai rêvé, pourquoi ce serait de Aiji qui l'embrasse et me prend dans ses bras ? Cela n'a aucun sens. Du coup, plutôt que répondre à Shan à qui je ne sais pas quoi dire, je préfère m'adresser au brun :

Je t'en veux pas. Je veux dire… j'ai pas de mauvais sentiment par rapport à ça. Mais… comment j'ai réagis ? J'veux dire… j'me souviens que je me suis… enfui ?


Sérieux ?  T'as eu peur ou quoi ?




Oui. Je me rappelle que j'étais terrifié sans trop savoir pourquoi. Je devais m'éloigner, aller quelque part. J'avais mal aussi. Très mal. Mais je n'en sais pas vraiment plus. J'aimerais bien pourtant...


Dernière édition par Yuki Nakamura le Lun 15 Fév - 14:18, édité 3 fois
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Aiji Hakata

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Lun 15 Fév - 5:09



Je serai toujours là

07/02/2110
Unagi || Gris

Tu t'allumes une clope, tu regrettes déjà de lui avoir dit que tu l'avais embrassé. Tu aurais pu garder ça pour toi mais, peut être s'en souvenait -t-il et tu lui aurais menti et ça briserai le peu de confiance qu'il a en toi...  Il ne faut surtout pas, tu ne le veux pas, ça te ferait trop de mal. Alors quand tu le vois se toucher les lèvres tu te dis que peut être a-t-il aimé ? Ou du moins, cela ne l'a pas dérangé malgré le fait qu'il se soit enfui ?

« Oui tu t'es enfui, je ne sais pas pourquoi enfin... Peut être à cause de mon acte ? Je ne t'ai pas demandé ta permission malgré le fait que tu sois drogué... J'aurais dû...»


Pourtant avec ses paroles, du fait qu'il ne t'en veuille pas tu doutes un peu. Après tout il aime des gens qui le violent et le battent... Il ne te dira jamais si il n'a pas aimé... Tu tires une longue latte sur ta clope en regardant le sol. Tu as une terrible envie de l'embrasser de nouveau mais, est-ce raisonnable ?

« Si tu t'es enfui c'est que je dois avoir quelque chose à me reprocher... Tu ne devrais même pas être là même si tu ne cherchais pas à me voir. J'ai l'impression d'avoir profité de toi et ça me met mal. Pourtant.. J'ai encore envie de t'embrasser....»


Tu soupires, as-tu bien fait de le lui dire ? Pour être honnête tu n'as pas envie de lui cacher, oui, tu ne veux strictement rien garder secret par rapport à ce que tu penses envers lui. Tu secoues la tête et vois la cendre tomber à terre. Depuis combien de temps es-tu perdu dans tes pensées au juste ? Tu fumes de nouveau.

« Tu ne devrais pas rester avec moi, c'est moi le mauvais garçon ici pas toi...»


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Mar 16 Fév - 0:26



Lundi 7 Février 2110

Pendant que nous discutons, Aiji s'allume une cigarette. Il me semble qu'il le fait tout le temps. C'est dommage puisqu'il ruine sa santé à fumer tout le temps comme ça. Mais qui suis-je pour lui faire la leçon ? Je ne suis même pas foutu d'écouter ce qu'il me dit à propos de mes parents. Mais, d'un autre côté, je ne peux accepter les critiques qui leur sont faites sans prendre en compte les problèmes qui viennent de moi seul. C'est extrêmement difficile de savoir que personne n'est capable de les comprendre. Car, au final, c'est à moi qu'on dit toutes ces choses et je dois souffrir pour eux, on cherche à me faire détester ma famille alors qu'ils m'ont blanchis et permis de survivre jusqu'à aujourd'hui. Je me rappelle encore ce que m'a dit l'adulte par rapport à ce qui pourrait se passer dans le futur. Cela me donne des frissons de peur, car je ne veux pas mourir et que je n'ai pas toujours droit de manger déjà. Mais… est-ce vraiment parce qu'ils veulent me tuer ? Non… impossible… Je ne veux pas y croire et je préfère me concentrer sur cette journée que j'ai passée comme un rêve.

Je pense au baiser qu'il me dit m'avoir fait. Mes parents m'en donnent mais ils ne me plaisent pas. Ils n'ont pas bon goût et ils m'étouffent. Il arrive même que ce soit plus douloureux que ça aussi. Mais, de ce que je me rappelle de celui de Aiji… je peux me tromper, mais il me semble qu'il n'y avait rien de tout ça. Voilà pourquoi je n'ai pas de mauvais sentiment à ce propos. Je ne suis pas vraiment choqué. Quant à lui en vouloir… Je n'y arrive pas. Cela ne sert à rien car je me dis que s'il me l'a fait c'est que je l'ai laissé faire, je l'ai accepté. A part si mes souvenirs sont trop flous, je ne me suis pas du tout débattu. Donc, c'est que ça ne m'a pas fait peur et que je n'étais pas contre. Je trouve cette idée un peu étrange puisque ce n'est pas mon genre de vouloir ce genre de chose aussi facilement, mais je ne vois vraiment pas comment cela aurait pu être différent. Dans ce cas, pourquoi ai-je fui ? Pourquoi étais-je loin de lui après le baiser si ce n'est pas ça qui m'a fait réagir ? Aurait-il dit quelque chose ou… ? J'ai besoin qu'il me confirme ce qu'il s'est passé pour ça. Pour moi, tout n'est pas encore très clair.

Je n'en étais pas réellement sûr que j'avais fui. Mais Aiji m'en fait la confirmation. Malheureusement, tout comme moi, il n'en connaît pas du tout la raison. C'est étrange… Je doute que cela puisse être parce qu'il ne m'a pas demandé à m'embrasser. Après tout,  personne ne l'a jamais fait avant de poser leurs lèvres sur les miennes. Jusqu'à maintenant, j'étais persuadé que cela ne se faisait pas, qu'il n'y en avait pas besoin, ou quelque chose comme ça. Je n'en comprenais pas la raison et, aujourd'hui, je commence à avoir un doute. Pourquoi me l'aurait-il demandé ? Je ne vois aucune logique dans ce qu'il me dit…

Est-ce que ça veut dire que nous étions dans le faux à ce point ?!

Shan est bien parti pour croire tout ce que disent les autres… D'abord c'était en donnant raison à cet adulte qui m'a aidé avant de me dire que je manque de quelque chose pour grandir correctement, puis maintenant en avec mon aîné. Je me sens abandonné à cause de ce comportement. Ne devait-il pas me soutenir en toute circonstance ?

Je ne pense pas vraiment à lui demander les informations qu'il me manque. A vrai dire, je me demande si je peux croire en tout ce qu'il me dit. Pour le moment, ça concorde avec ce que je me rappelle brièvement. Mais comme il me manque des éléments, je ne sais pas trop à quel point il est honnête. D'un autre côté, je n'ai aucun moyen de vérifier que ce ne sont pas des mensonges. Il serait sans doute juste de dire que je suis perdu entre ma méfiance et mon besoin d'en savoir plus.

Ce silence est gênant…

Shan à raison, mais je ne sais pas comment lui poser mes questions. C'est donc Aiji qui reprend après avoir dégagé ses poumons de la fumée de cigarette en étant un peu contradictoire. Je veux dire, un coup il s'en veut de m'avoir embrassé, mais il veut recommencer. Aussi, j'ai l'impression qu'il ne veut pas me voir même s'il demande une certaine proximité avec moi.

Faudrait savoir c'que tu veux, mon gars !

Mon chat et moi sommes à nouveau sur la même longueur d'onde. Je suppose que nous sommes perdus devant le manque de cohérence qui nous fait face. Une incohérence qui semble se briser quand il reprend à nouveau la parole. Il est étrange par rapport aux deux fois que je l'ai vu…

J'vois pas pourquoi tu t'en voudrais de m'avoir embrassé. A quoi ça sert de demander ? Personne le fait.


En tout cas, personne l'a fait avec toi.

Ouais, Shan, mais les autres entre eux non plus.


Pas faux…

À part ça, moi ça m'a pas laissé une mauvaise chose. … c'était autre chose je pense. J'veux dire, j'me rappelle du baiser, mais pas trop après.


Je réfléchis un peu, détournant donc légèrement mon regard de Aiji en pinçant doucement mon menton entre mon pouce et mon index. Impossible de me rappeler ce qu'il s'est passé après. Alors, il y a peut-être un autre moyen. Je ressens une grosse appréhension me prendre à cette idée. Et si je me trompais ? Et si je n'aimais pas ? Je ne sais pas trop. Je reste donc ainsi quelques dizaines de secondes avant de demander avec une certaine timidité :

On pourrait vérifier… si tu m'embrasses…


Il n'y a peut-être pas d'autres solutions. Je n'en vois pas. Et j'aimerais savoir si cette sensation agréable mais fugace est réelle ou le fruit de mon imagination. Je ne souhaite pas vivre avec ce genre de mensonge. Pas alors que je peux vérifier par moi-même. Ce, même si Shan me regarde comme si j'étais un demeuré en me demandant si j'ai perdu la tête.
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Aiji Hakata

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Mar 16 Fév - 14:21



Je serai toujours là

07/02/2110
Environements || Gris

Tu le regardes alors qu'il te dit que ça ne sert à rien de demander parce que personne ne le fait avec lui. Il a raison ça ne sert à rien, sauf dans certaines conditions et ça tu te dois de lui expliquer pour qu'il comprenne.

« C'est vrai, tu n'as pas besoin de demander sauf si.... Comme dans ton cas, tu étais drogué... Je ne voulais pas profiter de ton état pour faire ça et je l'ai fait»


Tu baisses les yeux pour regarder tes pieds, tu t'en veux réellement. Tu ne lui dis pas que tu aurais dû lui demander parce qu'il est de nature fragile, tu ne sais pas ce que pourrait lui dire Shan et s'il poussait Yuki à se braquer et te laisser ? Il te dit qu'il ne se souvient pas de ce qu'il s'est passé après, en même temps, il était tellement drogué ce jour là que tu te réjouissais tellement de l'avoir trouvé toi et qu'il ne se soit pas fait voir par un inconnu malintentionné... Même s'il ne s'en rend pas compte il en a déjà assez avec ses parents.... Enfin que, perdu dans tes pensées tu ne vois pas qu'il évite ton regard bien que le tien soit perdu dans le vague. Mais tu reviens à la réalité de la plus belle des façons, à ton goût bien sûr... Il te demande de l'embrasser timidement. Tu rougis un peu.

« D'a... D'accord»


Suite à ses mots tu jettes ta clope au loin et te rapproches de lui en  le prenant dans tes bras et te baissant légèrement pour l'embrasser quelques secondes avant de te reculer, le cœur battant la chamade.

«Alors ?»


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Mer 17 Fév - 0:36



Lundi 7 Février 2110

Ces derniers temps, Shan et moi avons beaucoup de difficultés à être d'accord en ce qui concerne mes parents. Du coup, nous nous discutons plus souvent que d'habitude, même sur des sujets plus triviaux. Ces désaccords m'ont donné l'impression que nous n'étions plus aussi proches qu'avant. Si notre amitié venait à se fragiliser, je pense que je me sentirais bien trop seul pour garder le moral. C'est déjà bien trop compliqué comme cela. Heureusement, il semblerait que je me sois fourvoyé tout seul en imaginant le pire. Le chat de fortune n'est pas toujours opposé à ce que je dis et il me le prouve en ce moment-même en donnant du crédit à mes paroles, et notamment à mes dire alors que j'avoue que personne ne m'a demandé la permission pour m'embrasser. Après tout, lui aussi à pu constater que c'était continuellement le cas et que les autres ne demandaient pas non plus cette permission. En soi, ce n'est qu'un fait comme un autre et qu'il dise que j'ai tort aurait été futile. Pourtant, je ne peux m'empêcher de me sentir soulagé de l'entendre ainsi. Sans doute suis-je fatigué de nos disputes perpétuelles et de cette tension qui nous sépare encore et encore.

Aiji aussi me donne raison, avouant que demander à quelqu'un la permission de l'embrasser n'est pas quelque chose qui se fait. C'est la première fois, me semble-t-il que nous sommes d'accord sur un sujet. Je suis soulagé, encore une fois, bien que je n'en fasse pas la grande démonstration. Du coup, je ne comprends pas du tout pourquoi il s'en veut autant. Cela ne devrait pas être le cas… Et le fait que je sois drogué à ce moment-là ne me semble pas être une excuse assez importante pour cela. Qu'est-ce que cela peut changer ? Certes, je n'étais pas dans mon état normal, mais…

Attends ! Attends ! Attends ! J'viens de capter un truc : t'étais drogué ?!

Je pose un instant mon regard sur le chat qui semble complètement choqué. Je hoche la tête sans trop savoir quoi lui répondre. Est-il secoué de savoir que je l'étais ou que j'ai été embrassé comme ça alors que c'était le cas ? Je ne tarde pas à avoir un début de réponse :

Quoi mais… ils ont encore fait ça ?! Yuki, va falloir qu'on parle !

Doucement, je pose un soupire. Je ne pourrais pas y échapper, mais je préférerais repousser ce moment le plus possible. Après tout, je suis actuellement avec Aiji, face à une sorte de problématique.

Après un moment de réflexion, je lui propose de vérifier ma réaction quand il l'embrasse. Je dois bien avouer que je suis bien curieux de savoir pourquoi je me suis enfui après ça. Surtout si je n'ai pas de mauvais souvenirs à ce propos. Je ne sais pas non plus comment je me sens à l'idée de laisser le brun s'approcher autant de moi. Je ressens de l'appréhension qui ne fait que grandir alors qu'il accepte plutôt facilement l'idée que je viens d'émettre. Mais pas au point de vouloir reculer ou me débattre. Au contraire, je le laisse s'approcher de moi sans trop savoir quoi faire, les yeux parcourant son visage légèrement rouge. Je me demande pourquoi ces couleurs sont apparues sur son visage. A quoi pense-t-il ? Je ne suis pas en mesure de le lui demander. Il est bien trop rapidement tout près de moi. Je suis en quelques secondes dans ses bras. Je suis beaucoup plus petit que lui. Mon nez à lui arrive dans le creux de l'épaule à quelques centimètres près. Je suis donc obligé de lever mon visage et, lui, de se pencher un peu afin que nos lèvres s'unissent en douceur.

Ses lèvres sont extrêmement douces. Il sent la cigarette, mais cela ne me dérange pas vraiment car c'est moins pire que ce que je ressens lors des baisers donnés par mes parents. Je dirais même que c'est mille fois meilleur. Tant et si bien que je regrette qu'il ne soit pas plus long, qu'il ne dure pas plus de quelques secondes. J'aimerais lâcher Shan pour le garder contre moi. Pour m'accrocher à ses vêtements. Mais si je fais ça, je suis bon pour des heures de remontrances. Le risque que j'ai alors une migraine est bien trop grand. Alors, c'est à contre-cœur que je le laisse me lâcher en rouvrant les yeux. La question qu'il me pose quelques secondes plus tard à peine n'est pas difficile. Au contraire, elle est si simple que je lui annonce du tac au tac :

Je peux t'assurer que c'est pas le baiser qui m'a fait fuir.


Quoi ?! T'es sérieux là ?!

Du coup… t'es sûr qu'il y a rien eu après ?


J'ignore les mille et une questions de Shan pour tenter de trouver ce qui aurait pu me mettre aussi mal. Je ne peux pas avoir fuis sans raison tout de même ? Ai-je vu quelqu'un qui m'a fait peur ? Entendu quelques paroles qui m'ont fait réagir ? Je n'arrive pas du tout à me rappeler ce que cela peut-être peu importe le temps que je prends pour essayer de me souvenir de ce moment spécifique.
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Aiji Hakata

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Jeu 18 Fév - 4:49



Je serai toujours là

07/02/2110
Warning || Noisuf-X

Lorsqu'il te demande de l'embrasser pour voir quel effet ça lui fait avec un air timide. Tu rougis et écarquilles les yeux. Tu ne pensais vraiment pas qu'il allait réagir ainsi, lorsque tu t'approches de lui tu t'attends donc à ce qu’il ait un éclair de … Lucidité ? Qu'il te repousse par peur. Au lieu de ça lorsque tu te retrouves près de lui, en le prenant dans tes bras tu le vois fermer les yeux et tu souris avant de l'embrasser plusieurs secondes. Pas assez longtemps à ton goût mais tu préfères ne pas trop faire durer ce baiser de peur que ça mette la personne que tu aimes mal à l'aise. Après tout avec tous les trauma dont il souffre mais qu'il ne veut pas s'avouer, tu te demandes déjà pourquoi il ne t'as pas repoussé en disant que tu l'avais embrassé trop longtemps. Mais bref, tu rouvres les yeux doucement avec un petit sourire, tes rougeurs sont parties et tu te sens comme sur un petit nuage. Tu lui demandes alors si ça lui a plu et à ton plus grand étonnement ou.. Non ? Tu secoues la tête doucement, tu ne sais plus du tout, ce baiser t'as retourné la tête. Enfin que il te dit qu'il a aimé ce baiser. Tu te retrouves avec un sourire niais sur les lèvres à présent. Du coup il te demande si vraiment rien ne s'est passé après ça. Tu poses ton index sur tes lèvres et réfléchis, en vain..

«Bah.. J'ai beau chercher je m'en souviens pas du tout si c'est le cas...»


Tu te grattes l'arrière du crâne. Réellement tu ne t'en rappelles pas, comment as-tu pu oublier un tel moment ? Quel con tu fais... Tu soupires et reprends la parole.

« Je suis vraiment désolé, j'arrive vraiment pas à me rappeler... Pourtant j'ai beaucoup aimé ce moment...»




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Mar 23 Fév - 22:41



Lundi 7 Février 2110

Cette sensation sur mes lèvres est plutôt tenace. Pourtant, elle me manque. J’ai envie d’en avoir plus mais, contrairement au fait d’avoir aimé, je me sens un peu gêné de le lui avouer. Actuellement, je sens mon coeur et mes certitudes vaciller. Le voir sourire ainsi me fait peur le temps d’un instant. Est-ce une bonne chose que je veuille être à ses côtés ? Dois-je m’éloigner de lui avant qu’il ne me fasse mal pour me prouver son amour comme mon père le fait tout le temps ? … Pourquoi est-ce que je pense soudainement qu’il puisse m’aimer ? Je ne me sens pas logique et ma concentration me paraît vacillante. Je ne sais pas vraiment comment exprimer cette sensation alors que nos regards se croisent. Va-t-il me trahir si je le laisse s’approcher un peu plus de moi ? Puis-je croire au fait qu’il ne veut pas me voir souffrir ? D’autres avant lui m’ont démontré qu’ils ne me voulaient absolument aucun mal. Ce, jusqu’à ce que je leur dévoile ma “véritable nature”, celle qui a fait qu’ils ont fini par me détester. Celle qui fait de moi une mauvaise personne, ce qu’il réfute sans cesse. Comme quoi, l’ignorance a parfois du bon.

Je préfère cesser d’y penser. Je ne dois pas avoir peur si je veux avoir des réponses à mes questions. Je dois donc supporter cette sensation dans mon ventre et retenir mon envie d’être à nouveau dans ses bras. J’en ai peur alors que ce n’était pas désagréable. Je me sens déstabilisé par cette dualité, ce que je veux cacher derrière une réflexion concernant la raison pour laquelle je me serais enfui. Même si, actuellement j’ai peur, je ne pense pas que cela soit suffisant pour provoquer une telle réaction, selon moi. J’ai l’impression qu’il y a autre chose, mais je n’arrive pas à savoir ce que c’est. Cette méconnaissance se montrant persistante, je lui pose la question. Il est le seul à pouvoir me dire ce qu’il en est. Il est le seul témoin. Que je connaisse en tout cas. Je le laisse donc réfléchir autant qu’il le souhaite. Il est mignon quand il pose son doigt sur ses lèvres comme ça… Je ne sais pas pourquoi, autant je trouve ce geste vraiment bien, autant j’aimerais qu’il arrête pour que je puisse me rapprocher de lui. Je vois son index comme une barrière alors qu’il n’y a pas de raison à cela. Du moins, de ce que je sais…

Je n’aime pas entendre qu’il ne s’en rappelle pas. Je n’aime pas savoir ce qui a pu me faire fuir, surtout en sachant que ça lui a fait du mal. J’ai peur de trop m’approcher de lui et d’en souffrir. Mais j’ai tout aussi peur de le rejeter et de le voir aussi triste que plus tôt. Je suis horrible de ne pas pouvoir me décider… Je m’en sens terriblement coupable car le doute prouve qu’on est calculateur selon mes parents. Je ne suis pas honnête et prêt à blesser les autres pour mon seul bien. Un égoïste. C’est affreux et je dois absolument le cacher pour me punir dès que je serais seul. En jetant un coup d'œil à Shan, j’ai l’impression que ce dernier a compris ce que je compte faire. Pourtant, il ne dit rien, se contentant de me toiser. Il ne connaît pas mes raisons. Il ne peut pas être contre moi. Mais il me fait savoir aussi bien dans son comportement que dans des commentaires qu’il marmonne qu’il compte bien en discuter avec moi par la suite. Pourquoi doit-il être aussi perspicace quand cela me concerne ? Je me sens mal à l’aise, un peu comme Aiji qui passe sa main sur sa nuque. A quoi peut-il bien penser ?

Je crains le soupir qu’il pousse. J’ai l’impression qu’il va se mettre en colère même si je ne suis pas vraiment sûr de la raison pour laquelle ce serait le cas. J’ai l’impression qu’il y en a beaucoup. Je serre donc un peu plus le chat de fortune contre moi. Je me rends assez rapidement compte qu’il n’en est rien. C’est étrange, mais il a plutôt l’air désolé alors qu’il essaie de se faire pardonner de ne pas se rappeler. Il prétend même avoir apprécié ce moment. Pourtant…

Alors pourquoi t’étais triste qu’il se soit enfui ?!!

Tu… enfin… ça t’a fait mal que je m’enfuis parce que t’a aimé ce moment justement ?


J’ai peur de la réponse qu’il va me donner car cela pourrait me rendre coupable de l’avoir mis mal à l’aise, même si je n’ai pas l’impression que j’aurais pu le contrôler. Mais il est une autre qui me fait bien plus peur également. Celle-ci n’est autre que la raison pour laquelle il a aimé ce moment. Pourquoi ? Je n’ai rien de bien ou de spécial qui pourrait lui plaire et je n’ai rien fait non plus. Cela a-t-il un lien avec son envie de m'embrasser plus tôt ? Je n’ose pas du tout lui poser la question. J’ai l’impression que je pourrais le regretter… J’ai l’impression que ça m’obligerais à m’éloigner...
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Aiji Hakata

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Jeu 25 Fév - 15:48



Je serai toujours là

07/02/2110
Animal I have become || Three Days Grace

Tu t'en veux terriblement de ne pas pouvoir te rappeler de ce moment si doux et que tu sais à présent qu'il a aimé. Mais... Pourquoi s'est-il enfuit ? Il n'y avait strictement aucunes raisons ! Tu comprenais Yuki et à la fois tu ne le comprenais pas. S'il avait aimé pourquoi était-il parti ? Tu comprends que si ses parents l'embrassais eux aussi sans aucune forme de douceur, il était certain qu'il devait en avoir peur. D'ailleurs... Dois-tu lui dire que tu es tombé amoureux de lui ? Non... Il t'a dit que l'amour de ses parents se passe en le battant et le violant, de ce que tu avais compris, alors non... Tu ne lui diras pas... Pas tout de suite en tout cas ! Enfin, quand l'occasion se présentera peut être ? Et puis, si elle ne se présente pas  hé bien... Tu devras faire avec, voilà tout... Puis sa douce voix vient te remettre sur terre. T'a-t-il fait mal ? Oui..  Mais comment lui avouer ça sans lui faire trop de mal aussi ? Tu ne veux pas qu'il s'en veuille alors peut être qu'en édulcorant un peu ? Tu vas bien voir si ça passe. Tu inspires doucement et prends la parole.

«Je... Un peu mais... Je me dis que tu avais tes raisons après tout !»


Tu souris en inclinant la tête sur le côté et en fermant les yeux.

«Je comprends que tu aies pu avoir peur que quelqu'un d'inconnu t'embrasse même si ce soir je l'ai refait et que tu me dis que tu as aimé...!»


Tournant la tête sur le côté pour ne pas croiser son regard tellement tu te sens mal te permet alors de voir quelque chose qui te fait écarquiller les yeux. Le dirlo! Il doit surement faire le tour des chambres. Putain s'il voit Yuki vous êtes morts! Toi tu as l'habitude mais Yuki non, bien que ses parents lui fasse du mal. Tu sais pertinemment qu'il ne se sentirait plus à l'aise dans cette académie et tu le perdrais peut être pour toujours! Ton sang ne fait qu'un tour dans ton corps et tu choppes la main de Yuki pour courir et vous faire passer par la seconde entrée du bâtiment.

«Dépêche toi de rentrer le dirlo est dans les couloirs!»




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Lun 1 Mar - 1:09



Lundi 7 Février 2110

Je me demande si Aiji a été blessé par ma fuite de l’autre jour. Comme je n’en connais pas la raison, je ne sais pas si c’était grave ou non. Shan soutient qu’il est impossible que cela n’ait pas été douloureux. Cela signifie que j’ai été apeuré ou blessé par quelque chose qu’il m’a potentiellement fait. Peut-être même à cause du baiser. Pourtant, bien que je ne réponde pas au chat de fortune, je reste persuadé que ce n’est pas le cas. C’est impossible que j’ai pu prendre la fuite pour quelque chose que j’apprécie. Comme il le dit si bien, il faudrait que cela soit douloureux ou effrayant, ce qui ne semble pas être le cas du fait d’embrasser le brun. D’ailleurs, je me prends à penser que je ne serais pas contre qu’il recommence avant ou après m’avoir répondu. Qu’il me prenne à nouveau dans ses bras aussi, pourquoi pas ? J’ai beaucoup aimé dans le sens où j’ai eu la sensation d’être en sécurité, que rien ne pouvait plus m’arriver. Bien entendu, je sais que c’est faux. Tout peut arriver à tout moment. Je suis le premier à en être conscient. Pourtant, j’aimerais énormément retrouver cette sensation au moins le temps d’un instant.

La réponse que me donne Aiji confirme ce que me disait mon meilleur ami pelucheux. Cela me fait mal. Je ne voulais pas le blesser. Et même s’il pense croire que j’avais mes raisons, ce qui est tout à fait possible, cela ne me pardonne en rien. Surtout si aucun de nous n’en connaît la raison. Cela me donne la très nette impression que je suis une personne horrible car j’ai agi comme si c’était prémédité pour le faire souffrir. J’ai beau savoir que ce n’est pas le cas, cette impression ne me quitte pas.

Tu vois ? J’avais raison.

Le chat est visiblement fier de lui alors qu’il aurait dû rester hors de cette conversation. Pourtant, même si cela est terriblement déplaisant, je ne lui fais aucune remarque. Au fond, je n’en ai pas le droit. Aiji a beau avoir eu la gentillesse de me donner du crédit, je ne pense pas le mériter. Il a eu mal, c’est un fait. Par conséquent, je suis coupable et je dois être puni pour ça. Je suis néanmoins certain qu’il refuserait cela. Je peux le deviner par le sourire qu’il m’offre. Il est bien trop gentil à mon égard.

Tout en gardant cette expression de gentillesse qu’il m’offre alors que je ne le mérite pas, je le vois fermer les yeux en penchant la tête. Je ne comprends pas vraiment ce geste même lorsqu’il ajoute penser me comprendre. Cette “peur qu’un inconnu m’embrasse” qu’il met sur le tapis ne me semble pas tenir debout. Je secoue doucement la tête et, plus fermement que chacune de mes prises de paroles précédentes, envieux qu’il prenne en compte ce que j’essaie de lui dire depuis un moment, je réponds :

Si j’avais eu peur que tu m’embrasses, je pense que je m’en souviendrais puisque je me rappelle du baiser et de ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Pour moi, c’était comme un rêve. Alors il est impossible que je me sois enfuie pour ça. Alo-...


Je ne peux pas finir ce que je lui disais. J’ai remarqué qu’il a tourné la tête, je ne sais pas trop pour quelle raison. Mais, ce n’est pas ce qui m’empêche de lui parler. C’est plutôt le fait qu’il m’ait pris la main pour me faire courir à sa suite. J’ai été complètement pris par surprise, surtout que je ne vois pas du tout pourquoi il fait ça si soudainement.

J’ai beau retourner la question dans mon esprit, encore et encore, je ne comprends pas quelle mouche l’a piqué. Même Shan est pris de cours et ne fait que demander à Aiji ce que je pense tout bas. Mais nous n’obtenons aucune réponse jusqu’à ce qu’on soit à la sortie des souterrains. Il a l’air… paniqué je pense. En tous cas, il n’est pas serein. Surtout quand il m’apprend que le directeur est dans les couloirs et que c’est pour cette raison que je dois retourner dans mon dortoir. Je dois bien avouer que je n’en ai pas envie. Je préférerais rester là. Mais je sais que s’il me demande ce n’est pas de gaieté de cœur. Je peux le voir dans son expression et certaines de ses mimiques qui me paraissent évidentes. Voilà pourquoi je ne proteste pas. Et si j’hésite visiblement, ce n’est pas pour ça non plus : juste avant de m’en aller, je m’approche du brun et me met sur la pointe des pieds pour embrasser timidement ses lèvres. Je le regarde ensuite un instant dans les yeux, comme pour vérifier que je ne lui ai pas fait de mal encore une fois, avant de m’en aller.

Mon retour à l’internat se fait sans encombre et personne ne semble avoir remarqué mon absence durant tout ce temps que j’ai passé dans les souterrains. J’écoute d’une oreille distraite Shan qui me parle du directeur et de Aiji. J’espère que tout va bien se passer pour lui… En attendant, je me remets en pyjama sans vraiment me presser et me saisi de ma lame. Je n’ai pas oublié que j’ai fait du mal au brun. Avec ou sans raison, je me dois d’être puni. Voilà pourquoi, sans hésitation tant j’ai l’habitude de ce geste, je me fais une nouvelle coupure sur le bras. Ce dernier est terriblement marqué. Au point que je ne peux plus le cacher autrement que sous des vêtements. Est-ce important ? Je me pose la question en me couchant et m’endors en pensant à ces baisers échangés avec cette personne qui est la première à me faire ressentir autre chose que du dégoût avec ce genre de geste.
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