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Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami - Aiji
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Mar 2 Fév - 4:55



Mercredi 5 Février 2110

Ma semaine me semble plutôt difficile. Entre les révisions pour les contrôles de la semaine, le mauvais caractère de Shan qui ne me lâche plus depuis que j'ai rencontré Aiji et la mauvaise humeur des élèves qui m'entourent, j'ai la très nette impression d'être épuisé toutes les nuits. Je n'ai pas refait d'insomnie, donc aucune nouvelle sortie nocturne dans l'académie. Cela m'a empêché de revoir le brun que mon seul ami me demande toujours de retourner voir. À vrai dire, je n'arrête pas de penser à lui. Pourtant, l'idée de me rapprocher encore de lui m'effraie. Il doit me voir comme un abrutis, une mauviette… une personne qui n'est clairement pas digne d'intérêt. Ce ne serait pas étonnant vu l'état lamentable dans lequel j'étais, mais aussi… notre discussion. Il n'a pas arrêté de me dire que je suis une bonne personne, que mes parents ont tort de me punir, et autres… mais il ne me connaît pas. Nous ne nous connaissons pas. Pas vraiment. Tout ce que j'ai pu apprendre le concernant, c'est qu'il est un infecté, considéré comme étant fou, et qu'il est également un interné.  Il se mord lui-même, bien que je ne sois pas certain de la raison, il n'entend pas Shan et il fume. Ce n'est vraiment pas grand-chose…

Nous sommes mercredi et j'ai terminé ma journée de cours assez tôt avec un contrôle. Il était difficile, mais je me suis beaucoup rappelé les remontrances de Shan et ça m'a bien aidé. Du coup, je me sens un peu plus serein. Peut-être que je suis enfin devenu un bon garçon. Il ne faut pas que je crie victoire trop vite. Je n'ai pas encore les résultats. Mais, avec un peu de chance, j'aurais de bonnes notes et le visage de mes parents pourront s'illuminer d'un sourire. J'aimerais tellement qu'ils me félicitent et me disent que je suis gentil. J'entends parfois les autres se plaindre de leurs parents en disant qu'ils sont pénibles, qu'ils les embêtent tout le temps avec les règles. Mais je pense que ce sont eux qui ne comprennent pas. Je ne veux pas devenir comme eux. Ce serait m'écarter du droit chemin que je m'efforce de suivre bien qu'il soit extrêmement flou. D'autres sont heureux car ils rendent leurs parents fiers et qu'ils auront des cadeaux à force de continuer leurs efforts. Je les envie… un peu comme s'ils représentaient mon idéal. Mais, d'un autre côté, je n'apprécie pas ce genre de personnes. Ils sont bien trop parfaits.

Après être sorti de la salle de classe, je prends le temps de passer à la chambre. Je ne tiens pas à prendre Shan avec moi pour aller à la maison pour l'après-midi, mais plutôt à changer mes vêtements et déposer mon sac de cours. La dernière fois que je n'ai pas pris cette peine, je me suis fait gronder et j'ai même oublié certaines de mes affaires sans trop savoir comment. Je pense donc qu'il est mieux que je fasse les choses autrement.

Tu vas regretter que je n'sois pas avec toi !

Comme à son habitude, Shan n'arrête pas de crier puisqu'il n'est pas d'accord avec moi. Il est incapable de dire les choses calmement quand je ne vais pas dans son sens. Et, là, je viens de lui annoncer qu'il va rester seul dans la chambre durant toute l'après-midi. Je ne l'écoute que d'une oreille pendant que je fais mon sac pour le lendemain. J'ai fait la plupart de mes devoirs et le reste n'est pas trop difficile. Ça devrait aller peu importe mon état.

Ils vont encore avoir des trucs à redire. Imagine qu'ils aient appris pour la sortie de l'autre nuit ! Je suis certain qu'un des mecs à cafté parce qu'il faisait semblant de dormir !

Tu préfères peut-être que je t'oublie là-bas comme il y a quelques semaines ?


Il se tait. Nous savons tous les deux que c'est très difficile à supporter pour lui, comme pour moi, que nous soyons séparés. Pourtant, le mieux est de ne pas prendre le risque de le laisser à la maison sinon ce sera pire.

Mon sac est prêt. Je me déshabille donc en pliant soigneusement mon uniforme pour le ranger dans mon armoire. Cela fait, je prends mes vêtement en les enfilant un par un.

Yuki ? T'es sûr que ça va aller ?

Je profite d'enfiler mon tee-shirt blanc avec un col en v pour ne pas lui répondre. Je ne sais pas ce qu'il va se passer cette fois. Ils savent peut-être pour mes bêtises et certaines de mes mauvaises notes. Comme je me punis petit à petit, je me garde de le leur dire durant le week-end. De toute façon, je fais bien trop de bêtises à ce moment-là…

M'ignores pas !

Et que veux-tu que je te dise, exactement ? Tu connais déjà la réponse, stupide chat de fortune.


J'ai réussi à lui faire changer de sujet en le provoquant. C'est une bonne chose puisque je ne veux pas s'étaler plus encore sur le sujet. Oui, il m'est difficile de me faire punir aussi souvent. Non, je ne me suis pas amélioré niveau comportement. Il y a encore à me reprocher. La preuve en est cette plaie de morsure en voie de cicatrisation sur mon avant-bras. Mes yeux se rivent dessus alors que je vais prendre mon gilet beige, maintenant que j'ai enfilé mon jean. Je pense à Aiji et ce qu'il m'a dit. Que mes parents aiment me frapper. … Ce n'est pas vrai. Je ne veux pas y croire.

Tu penses encore à ce brun rencontré le lendemain de ton anniversaire ?

Pas du tout.


Il a tapé dans le mille et il le sait. C'est pourquoi il n'arrête pas de crier alors que j'enfile mon gilet destiné à me tenir à peu près chaud, en plus de mon manteau. Pour lui échapper, je me dépêche de me préparer sans plus lui répondre et sors de la chambre rapidement. Il crie si fort pour m'appeler que je l'entends encore à travers la porte. Je me sens déchiré, mais je n'ai pas le choix. Je dois le laisser là. Personne ne pourra lui fait de mal. Il sait se défendre. Enfin... de ce qu'il prétend.

La marche pour aller à la maison est douloureuse à cause de l'absence de Shan. J'ai l'impression de l'entendre à chaque instant. Du coup, je regarde régulièrement autour de moi pour vérifier qu'il est bien là, qu'il m'a suivi malgré le fait que je l'ai enfermé. Mais il est absent et les quelques passants me regardent en se chuchotant des trucs. Je ne les entends pas, mais je sais ce qu'ils se disent. On me l'a dit bien assez souvent à l'école… C'est le jugement sans me connaître car je dévie des standards qu'ils connaissent. Ce n'est pas de ma faute, que je sache… D'un autre côté, la distance me paraît terriblement courte tant je connais ce chemin par cœur. C'est donc avec un instant d'hésitation que je reste devant la porte d'entrée. Suis-je en retard ?  En avance ? Ou bien à l'heure, pour une fois ? Je prends une grande inspiration et entre doucement en annonçant d'une voix tremblante mais assez forte pour être entendue :

Tadaima.


C'est ma mère qui l'accueille avec un très grand sourire. Je ne l'ai jamais vue comme ça. Elle est… contente ? J'ai fait quelque chose de bien ? Selon elle, je suis à l'heure. Je me sens soulagé et j'entre dans la maison. Même mon père est détendu. Ce n'est pas comme d'habitude, mais je suis content. Je le savais ! Aiji à tort !  Mes parents m'aiment très fort. Ils sont juste un peu maladroits et je suis trop tordu pour pouvoir marcher sans être puni.

Je suis amené dans la cuisine dans laquelle on me fait asseoir à table. Devant moi, un goûter gargantuesque m'attend. Je suis surpris, mais je ne tarde pas à remercier la personne ayant préparé ce repas comme je l'ai appris, et mange avec appétit. Alors que je dévore mon riz comme je peux avec la main droite, un verre de jus de pitch m'est servi. C'est avec plaisir que je le bois, bien que ce ne soit pas ma boisson préférée. Malgré mes quelques difficultés, je ne tarde pas à terminer mon repas. Il ne faut pas longtemps avant que la glace ne soit complètement brisée et que je commence à leur parler. Sans filtre, je leur raconte comment ça se passe en classe, le fait que j'ai eu des contrôles mais que j'ai l'impression d'être très seul. Cette journée est très spéciale. Rien n'est comme d'habitude. Pourtant, je ne me rends compte de rien. Je les laisse simplement me prendre dans leurs bras et m'emmener dans leur chambre pour qu'ils puissent me montrer leur amour.

Vers la fin d'après-midi, mes parents me laissent me rhabiller. Mes gestes manquent de coordination. Rien que mettre mon pantalon est extrêmement difficile. Énervé, mon père me puni en me tapant avec ses pieds. Ma mère le regarde faire sans rien dire. J'ai mal… je me sens pas bien… Mais j'essaie de me dépêcher. Quand j'ai mis mes vêtements, je vais à l'entrée pour rentrer à l'école. J'entends un peu Shan, mais c'est très loin. Un souvenir ? Je peux pas réfléchir. Je dois partir sinon ils vont être en colère. Je mets mes chaussures et je sors. Je n'ai pas mon manteau. Je l'ai oublié. Je n'y pense pas. Il fait froid pourtant… Je porte mes mains à mes bras et je regarde autour de moi. Par où je dois aller ? J'hésite. Je ne sais pas trop… Puis, après un moment sans bouger, je vais dans la direction opposée de l'école et commence une longue errance dans les rues de la ville sans savoir où me mènent mes pas.
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Aiji Hakata

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Mar 2 Fév - 11:46



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Uprising || Flesh field


Tu te demandais comment c'était passé la nuit de Yuki après que tu l'aies raccompagné. Tu y pensais souvent, comme s'il t'obsédait. Pourquoi ? Tu n'en savais rien, ou... Tu ne voulais pas le savoir ? Enfin bref aujourd'hui tu avais une permission de sortie, histoire de voir tes parents un peu. Ça faisait longtemps et même s'il étaient un peu froid avec ta maladie ils acceptaient de te voir, en publique seulement mais bon... C'était déjà ça non ? Quoi qu'il en soit après tes cours tu pris le temps de te changer tranquillement . Tu troquais tes jean's troués par un jean's tout à fait normal et une chemise noire qui était à ta taille, ça te changeait de d'habitude mais tu aimais t'habiller ainsi aussi de temps en temps. Tes parents préféraient te voir habiller comme ça alors tu appréciais de leur faire plaisir. L'heure était arrivée et tu sortais avec envie de ces souterrains que tu ne pouvais plus voir en peinture bien que tu t'en échappais la nuit. La première chose que tu fis c'est t'allumer une cigarette, tirant une latte salvatrice dessus. Tes parents et toi aviez l'habitude de vous retrouver dans un restaurant huppé de la partie riche et comme à ton habitude tu achetais un bouquet de fleurs tout en nuance de violet pour ta mère, elle adorait ça. Marchant tranquillement en fumant avec ton bouquet tu ne tardas pas à les voir en terrasse et leur fis un geste de la main en souriant. Tu donnas le bouquet à ta mère en l'embrassant chaleureusement et enlaças ton père avant qu'il te demande si tu voulais une bière, tu acceptas.

Le repas se passait bien, vous parliez d'un peu tout et ça vous faisait du bien. Tu savais lorsque tes parents étaient détendus et apaisés et tu aimais voir ça lorsqu'ils étaient en ta compagnie. Bien sûr vous mangiez ensemble aussi à la maison mais c'était plus rare, qu'importait tant que tu pouvais les voir un peu. Le repas une fois fini vous décidiez d'aller faire un peu les boutiques. Ta mère avait besoin d'un énième robe pour un gala, évidemment tu aimais moins ce côté matérialiste dont tes parents « souffraient » en quelque sorte mais bon ce n'était pas le moment d'y penser tu profitais juste d'eux. Vous papotiez donc un bon moment en marchant, allant au parc pour vous relaxer puis en fin d'après midi vous vous sépariez devant chez tes parents. Tu déambulais donc un peu dans les rues de la ville en fumant, marchant doucement histoire de profiter de ta « liberté » puis t'arrêtais dans un bar pour boire un verre d'absinthe. Ce n'était pas l'heure, clairement pas mais tu avais vraiment envie d'en boire une ! Malheureusement pour toi mais, et heureusement pour lui, tu vis  Yuki. Il titubait, frôlait les gens et allait et ne semblait pas savoir où il allait. Encore perdu ? Mais, un truc te chiffonnait, il avait l'air bizarre, vraiment. Tu bus cul sec ton absinthe ce qui ne te fit pas exceptionnellement du bien et posais l'argent sur la table avant de courir vers Yuki et l'attraper pour l'amener doucement vers un endroit moins peuplé.

« Yuki ? Hé ! C'est Aiji, tu t'es encore perdu ? T'as l'air bizarre....»





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Mar 2 Fév - 13:26



Mercredi 5 Février 2110

Après avoir commencé à marcher dans la ville, je n'ai pas su où j'allais. Shan n'est pas là même si j'ai encore la très nette impression de l'entendre ou de le voir passer du coin de l'œil. Il me crie dessus que je me suis trompé de chemin. Il me demande de faire demi-tour et de l'écouter. Mais je doute complètement de ce que j'entends. Pour moi, il doit encore vouloir manger une nouvelle friandise que je ne peux pas lui acheter, ou boire de l'alcool, comme à son habitude. Il me demande aussi de faire attention parce qu'il y a beaucoup de monde autour de moi, mais je n'arrive pas à les éviter comme il faut. Beaucoup grommellent ou me disent de regarder où je mets mes pieds. Mais même quand je suis leur "conseil", ça ne marche pas. J'ai froid et j'ai soif. Mais je dois rentrer à l'académie, sinon je serais un mauvais garçon. Je ne veux pas que le sourire que j'ai vu sur le visage de mes parents disparaisse. Je préfère qu'il reste parce que je suis une bonne personne et qu'ils sont fiers de moi. Ils m'ont même montré leur amour et j'ai pas eu mal. Pas beaucoup. Mais je ne comprends toujours pas comment maman peut dire que ça fait du bien comme ça…

Je continue d'avancer en pensant que je vais arriver bientôt. Mais je sens une main prendre la mienne. C'est… chaud ? Je tourne la tête pour regarder la main sans trop comprendre. Elle est plus grande que la mienne. La prise est… pas forte ? Je ne sais pas trop. Alors je relève la tête pour voir qui c'est pendant que je marche pour le suivre sans tomber. Je crois que je le connais. Euh… cheveux bruns avec une coiffure bizarre. Des piercings. Des yeux particuliers. Je commence à me rappeler de quelque chose, mais le souvenir est flou. Son nom est sur le bout de ma langue et je n'arrive pas à le faire sortir. Mais je sais qu'il n'est pas méchant. J'en ai la certitude. Je le suis donc sans résister avec toute la difficulté que mon corps lourd me donne. J'aime pas être comme ça. C'est comme si tout avait changé autour de moi et en moi. En plus, Shan parle plus souvent que d'habitude alors qu'il n'est pas vraiment là. J'ai toujours l'impression de le voir du coin de l'œil, mais il est trop rapide pour que je puisse le trouver. Je suis lent. C'est rare qu'il m'échappe comme ça… Il se passe quoi exactement ?

Nous sommes là où il y a moins de monde. Depuis que le garçon plus grand que moi me tient par la main, je ne cogne plus personne. Je crois qu'il m'aide. Et, maintenant, il se tourne vers moi. Ses yeux sont beaux. Je les aime beaucoup. Mais son visage ne dit pas qu'il est heureux. Ni en colère. Plutôt qu'il pense beaucoup, qu'il a peur. Mais ce ne sont pas ces mots exactement. Je ne les trouve pas. Tout comme son prénom que je n'arrive toujours pas à formuler ou à penser pleinement. Il me prend par les épaules et me regarde. Il est pas trop près ?  Je vois à nouveau Shan et tente de regarder dans la direction où je l'ai vu partir, mais on m'appelle. Le garçon qui me tient a dit mon prénom gentiment. Il ne me gronde pas. Et quand il me dit qu'il s'appelle Aiji, je sais qu'il ne me ment pas. Comment j'ai fait pour oublier ? Je parlais de lui avec Shan avant de rentrer à la maison. Mais pourquoi il pense que je suis perdu ? Il dit même que je suis bizarre, mais je ne comprends pas.

Bizarre… ?


J'ai un peu mal à la gorge, comme si je me la raclais. Mais je n'en tiens pas compte. Je regarde plutôt Aiji comme s'il pouvait deviner que je ne comprends rien à ce qu'il me dit et à sa peur. Peut-être que c'est possible. Mais même si je reste silencieux quelques secondes, ce n'est pas assez pour recevoir une réponse. Pas complète en tous cas.

Je n'suis pas perdu. Je rentre à l'académie. Je suis sûr que c'est, euh… mmh… Par là !


Je désigne une direction random pour la montrer à Aiji en le regardant encore. La direction est mauvaise mais je reste persuadé d'avoir raison. Je ne peux pas me tromper. Je n'ai pas toujours raison, mais je sais le chemin pour rentrer.

Et toi, tu fais quoi ici ? Toi aussi t'as vu tes parents ? Ils sont gentils avec toi ? Tu sais, je sais pas beaucoup de truc sur toi et j'ai l'impression qu'on se connaît pas du tout. Tout à l'heure je parlais de toi avec Shan et en fait je lui disais que… euh… je lui disais… … Je disais quoi déjà ?


Je commence à réfléchir sans savoir reprendre le fil de ce que je disais. Plus exactement, plus je réfléchis, plus je me perds dans le silence et des pensées obscures.
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Aiji Hakata

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Mar 2 Fév - 13:56



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Tears don't fall || Bullet for my valentine


Tu voyais clairement que le jeune avait été drogué. Par qui au juste ? Qu'était-il allé faire ici ? Il se trompait de toute évidence de chemin pour rentrer à l'académie mais... Peut être allait-il chez ses parents ? La dernière fois que tu avais regardé l'heure au bar, il était aux alentours de dix sept heures, il en revenait sûrement alors ? Tu ne savais pas mais tu te demandais vraiment ce qu'il avait, bien évidemment tu pensais à la drogue mais comment se serait-il fait avoir ? C'est vrai qu'il est docile et très fragile alors tu ne t'en étonnerais pas plus que ça. Lorsqu'il te répéta qu'il était bizarre tu hochais la tête.

« Oui ! On t'a drogué ou quoi ? Comment ça se fait que tu sois autant à l'ouest ?»


Et à la réponse qu'il te donna lorsque tu lui avais dit qu'il était perdu tu vis exactement que c'était le cas.

«C'est de l'autre côté l'académie Yuki... Viens je te ramène.»


Tu avais dit ça d'une voix douce comme tu aimais lui parler habituellement même si ce n'était que la seconde fois que vous vous voyez et à chaque fois ce n'était pas dans de bonnes conditions. Tu soupiras mais gardais ta main sur son épaule, toujours délicatement. Il parla ensuite de ses parents, qu'il était avec eux. C'était ses parents qui l'avait drogué ? Ils étaient à ce point des ordures ? Tu soupiras doucement pour ne pas qu'il s'en rende compte. Puis il te demanda si tes parents étaient gentils avec toi. Tu hochais la tête pour lui faire plaisir. Tu n'avais pas envie de te lancer dans ce genre de discussion. Surtout que ta vie de famille était plutôt compliquée... Et tu fus un peu surpris quand il te dit que Shan et lui parlaient de toi un peu avant mais très vite il se perdit dans ses pensées, impossible de réfléchir. Tu l'asseyais sur une marche dans la ruelle.

«Tu lui parlais de moi ?»


Ce fut ta première réaction puis tu revins à la réalité.

«Qui t'a drogué ? Tes parents ?»


Tu essayais de garder un ton neutre mais si la réponse s'avérait positive tu ne sais pas trop ce que tu ferais à part peut être.. T'énerver ?

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Mar 2 Fév - 15:01



Mercredi 5 Février 2110

Alors que je ne comprends pas du tout pourquoi il dit que je suis bizarre, je vois Aiji hocher la tête. Pourquoi ? Je suis normal. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Pourtant, même en parlant, il me dit encore que je suis bizarre. Mais non ! J'ai très envie de lui dire qu'il ne peut pas savoir. Pourtant, mes traits se défendent instantanément quand il me demande si j'ai été drogué et pourquoi je suis à l'ouest. Je le regarde sans comprendre, encore une fois. Je suis allé à l'ouest ? Mais non, je suis allé vers l'académie, j'en suis sûr. Et c'est quoi "drogué" ? Je suis de plus en plus perdu, surtout que je me retrouve dans l'incapacité de répondre à ses questions. Mais ce n'est pas grave, je préfère lui dire que je ne suis pas perdu et essayer de le lui prouver en lui montrant la direction à prendre pour aller à l'académie. Je suis persuadé d'avoir raison. Je connais le chemin partout après tout. Le fait que je ne sais pas où je suis ne devrait pas influencer ce savoir. C'est certain ! Pourtant, plus doucement, le brun me dit que je me trompe. L'académie est dans la direction opposée il me dit.

Je me sens triste et déçu d'un coup. Pourquoi je n'ai pas raison ? Je connais le chemin par cœur. Mais je pense qu'il ne me dit pas de mauvaises choses. Alors, quand il me dit qu'il me ramène à l'académie, je le suis sans poser de question. Il me tient encore une épaule quand on marche. Plusieurs fois, je regarde ailleurs en pensant encore voir Shan, mais il est encore trop rapide. Je n'arrive pas à lui dire que je l'ai trouvé. Zut… Alors, je préfère parler à Aiji. Je veux savoir plein de trucs sur lui alors je lui demande. Mais il ne répond pas trop à mes questions. Je ne l'entends pas me dire les choses. Pourquoi ? Oh ! Je parle trop vite ? Par grave ! Je veux qu'il sache que j'ai pensé à lui mais que je ne sais pas beaucoup d'éléments qui le concernent. C'est triste. Mais il y avait autre chose. C'était quoi ? Je n'arrive pas à me rappeler. Je réfléchis énormément mais je n'arrive pas à retrouver ce que je veux lui dire. Je n'aime pas ça alors je continue. C'était quoi ? C'était quoi ?

Je ne fais pas du tout attention à ce qu'il y a autour de moi, de ce qu'on me dit ou autre. Je ne fais que réfléchir. Jusqu'à ce que la main sur mon épaule me retienne. Je m'arrête et regarde Aiji. Son visage est encore déformé. Pas de colère. Pas la tristesse. … Pourquoi ? Je veux le lui demander mais je n'ai pas les mots. Ils ne sortent pas. Et il me guide. Pourquoi on ne marche plus ? On ne rentre pas à l'académie finalement ? Je ne comprends plus du tout ce qui se passe. Il me fait déplacer jusqu'à un petit escalier et me fait asseoir dessus. La pierre est froide. J'ai vraiment très froid. Alors, je frotte mes bras après avoir soufflé sur mes mains. J'entends Aiji qui me demande quelque chose, mais je ne comprends pas. Je penche alors la tête sur le côté comme pour que les mots prennent un sens par ce geste. Mais ça ne fait rien. En fait, j'ai l'impression que je ne sais plus c'était quoi les mots qu'il a dit. Puis il pose encore des questions que, cette fois, je comprends. C'était ça qu'il me demandait ?

Les parents étaient super contents aujourd'hui ! Il m'ont donné plein à manger et ils souriaient. Je suis trop content ! Avec moi ils sourient pas beaucoup parce que je suis trop méchant tout le temps. Mais j'ai même eu le droit à un jus de litchi. Je suis trop content. Et aussi, il m'ont montré leur amour. Ils… ils étaient contents mais après j'ai fait une bêtise… j'ai pas mis mes vêtement très vite alors papa s'est énervé. Il m'a puni. Et je suis parti… …


Je réfléchis un peu avant de le regarder et lui demander avec de grands yeux :

C'est quoi drogué ?


Je le regarde encore une seconde ou deux avant d'ajouter :

Les parents sont très gentils et ils me font pas de mal quand je suis gentil !
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Aiji Hakata

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Mar 2 Fév - 16:06



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Les enfers || Aqme



Tu ne le comprenais pas, tu ne savais pas où il voulait en venir à parler aussi vite et de façon aussi décousue. Il était drogué et pas qu'un peu et apparemment il ne le savait même pas. Un doute subsistait en toi. S'il avait bien été drogué... Par qui aurait-il pu l'être ? Tu pensais à ses parents étant donné qu'ils le maltraitaient mais... Ça ne pouvait pas être à ce point là ? Et puis pourquoi ils auraient fait ça ? Tu secouas la tête incapable de penser. Tu remarquas ensuite qu'il avait froid aux vues des gestes qu'il faisait. Tu enlevas donc ta veste en vitesse et la fis enfiler à Yuki qui se laissait faire comme une poupée de chiffon. Ça te peinait de plus qu'il ne savait même pas ce qu'il se passait autour de lui. Une fois que tu avais mis ta veste sur lui tu t'accroupis et lui frottas les bras pour que la chaleur se diffuse un peu plus vite. Tu ne voulais pas qu'il fasse une crise d'hypothermie. C'est alors qu'il répondit à ta question. Tu en déduisis qu'il avait bien été drogué par ses parents, tu te mordis la langue fortement de colère mais il ne fallait pas qu'il le voit.

Puis tu bloquas à des certaines paroles prononcées. «  j'ai pas mis mes vêtement très vite alors papa s'est énervé. Il m'a puni ». Ça voulait dire quoi ça ? Pourquoi il avait dû s'habiller ? Ou plutôt : pourquoi avait-il été déshabillé. Tu écarquillais les yeux puis il te posa la question de « qu'est ce qu'était drogué »

«êÊre drogué c'est quand une personne ou toi même a pris une substance illégal... Des drôles de bonbons qui te font des effets spéciaux sur ton cerveau... Tu comprends ? Pourquoi tu as dû t'habiller ? Il t'a puni comment ?»


Tu ne le montrais pas mais tu étais clairement en panique. Que faisaient ses parents à une personne comme Yuki ? Soudain sans aucune raison valable ou presque tu le pris dans tes bras légèrement en lui massant le dos

«Explique moi ce qu'il s'est passé pourquoi il t'a puni ? À cause de quoi ? Tu sais il faut parler de ce genre de choses. Tu es si vilain que ça ? Parce que je ne trouve pas du tout moi...»


Encore une fois ta voix se voulait douce et tu espérais qu'il ne te repousse pas mais, avec son état actuel tu te doutais qu'il n'allait pas pouvoir faire grand chose.

«Ce que tu as mangé avait un goût bizarre ? Désolé mais il faut que tu m'expliques bien ce qu'il s'est passé chez tes parents...»






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Mar 2 Fév - 17:33



Mercredi 5 Février 2110

Quand je frotte mes bras parce que j'ai très froid, je vois que Aiji bouge. Je le regarde parce que je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi il retire sa veste pour rester en chemise ? Ah ! Il a chaud ! J'en suis persuadé et je suis fier d'avoir compris. Néanmoins, il m'a fallu tellement de temps pour émettre cette hypothèse que je prends pour la réalité que je me laisse complètement faire. Ainsi, le brun prend le temps d'enfiler sa veste noire au-dessus de mon gilet sans que cela ne soit dérangeant. Il est bien plus grand que moi, ce qui doit beaucoup l'aider dans sa tâche. Je ne me rends pas compte qu'il bouge mes bras comme il le veut. Je suis bien trop occupé à tenter de trouver des réponses pour ça. Et quand j'ai enfin cela, je le regarde en lui racontant ce qu'il s'est passé à la maison. Une histoire que je n'arrête pas quand le brun s'accroupit devant moi pour me frotter les bras comme je faisais avant. Mes yeux l'ont suivi avec un temps de retard. J'ai l'impression que Shan me dit que je suis vraiment bête. Mais ce n'est pas possible. Il n'est pas à côté de moi…

Après que j'ai raconté tout ça, il ne dit rien. Pourquoi ? Qu'est-qu'il a ? Il réfléchit beaucoup lui aussi ? Je ne sais pas donc je lui demande plutôt ce qu'est "drogué" il l'a dit plusieurs fois mais je ne comprends pas. Pourtant il me demande si je le suis, donc je ne peux pas lui répondre même si je veux. Aiji est toujours calme quand il me dit que "drogué"... ah non ! "Être drogué" c'est prendre des bonbons qui font des trucs bizarres au cerveau. Il me demande alors si je comprends mais je ne dis rien. Doucement, je fronce les sourcils et penche la tête. Ça fait quoi ? Je suis bizarre il a dit. Mais il ne sait pas comment je suis tout le temps. Tout le monde pense que je suis bizarre de toute façon. Alors je ne comprends toujours pas. Je ne sais pas quoi lui répondre non plus. Mes parents ne m'ont pas donné de bonbons. Juste à manger. Et c'est très bien de manger. Je suis vraiment très content qu'ils aient bien voulu parce que d'habitude je n'ai pas le droit de manger comme ça. Et je pense qu'ils ont bien voulu parce que j'ai été gentil pour une fois.

Après ça, Aiji me pose d'autres questions. Il ne sait pas pourquoi j'ai dû m'habiller et comment j'ai été puni. Je le regarde dans les yeux et lui répond avec une légère forme d'évidence :

Ben... parce que ils m'ont montré qu'ils m'aiment… ?


Pour moi, c'est quelque chose de normal. Je suis persuadé que tout le monde fait ça tout le temps. Même si parfois ça fait mal, je ne vois pas pourquoi ce serait différent que ce que je vois tout le temps. Alors, j'ai beaucoup de mal à répondre à ses questions. C'est quelque chose de mal. Je dois être puni pour ne pas dire les choses comme il faut. Mais j'ai rien pour le faire. Je ne pense pas non plus à demander à Aiji de me mordre comme le soir de notre rencontre. Mon regard est alors attiré sur le côté. Shan rit. Il s'amuse beaucoup à se cacher. Je commence donc à le chercher autour de moi en espérant le voir. Mais rien à faire. Il est trop bien caché. Et même son rire ne m'indique pas où il est. Il semble être partout et nulle part à la fois. Je ne regarde plus et ne fais plus attention au garçon face à moi. Je l'ai comme oublié tout en sachant encore qu'il est là.

Ce même garçon me prend dans ses bras. Cela me surprend tellement que je ne bouge pas. Ce n'est pas désagréable. J'aime bien. C'est chaud. Et sa voix est toujours douce quand il me demande de lui expliquer pourquoi j'ai été puni, ajoutant qu'il faut parler de ce genre de choses. Pourquoi ? Je ne comprends pas encore. Avant je comprenais bien. Pourquoi pas maintenant ?

J'ai été puni parce que je n'allais pas assez vite pour mettre mes vêtements. Je dois me dépêcher pour rentrer à l'académie. Mais j'arrivais pas… alors papa s'est énervé. Je suis triste car il était content quand je suis arrivé… Il m'a puni… il m'a donné des coups de pied et des claques comme d'habitude parce que je faisais pas bien. J'ai été méchant…


Je suis triste d'avoir mis mon père en colère alors qu'il venait de me montrer qu'il m'aime beaucoup. J'ai envie de pleurer. Encore plus quand Aiji me dit qu'il me trouve pas vilain. Mais il ne sait pas. Je fais mal les choses… Je casse tout aussi.

Je suis vilain ! Je ne fais pas bien ce qu'on me demande, parfois j'ai des mauvaises notes et je casse des choses. Et j'utilise ma main gauche alors que c'est pas bien aussi !


Je sens des larmes couler mais je ne veux pas qu'il les voit. Alors, je me cache contre lui en essayant de rester calme. Mais je n'y arrive pas. Quand Aiji me demande si ce que j'ai mangé avait un goût bizarre et m'explique que je dois tout bien expliquer, je me mets à pleurer de plus en plus fort. Parce que je ne crie pas non plus, que ça reste très discret, je parviens à lui dire :

Le repas de ma maman était très bon. Même le jus de litchi. Ça fait longtemps que j'ai pas eu le droit. Et c'était très très bon. Pas de goût bizarre. Arrête de dire que mon papa et ma maman sont méchants ! Ils sont gentils avec moi ! Ils m'aiment même si je suis méchant. Ils m'ont montré qu'ils m'aiment. Mais moi je fais que des bêtises !


Je bloque. Je n'arrive pas à penser à autre chose. En parlant, je lui donne de petits coups sur le bras, mais pas assez fort pour lui faire mal ou lui laisser la moindre marque. Quant à mon élocution, elle est de plus en plus difficile, au point qu'après cela je ne parviens plus à articuler à part quelques mots.
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Aiji Hakata

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Mar 2 Fév - 18:11



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Never enough || Aesthetic perfection


Ils lui ont montré qu'ils l'aimaient... Oui mais comment ! C'est  ce que tu voudrais savoir, et la drogue qu'il avait ingérée allait continuer de faire effet un bon moment à ton avis. Tu voulais t'en prendre à ses parents tellement ils te débectaient alors tu attendais une réponse clair malgré son état.

«Comment te l'ont-ils montré ?»


Tu étais tellement perdu et malheureux que tu te demandais vraiment pourquoi ça te faisait si mal  de le voir ainsi et qu'il ne réponde pas vraiment à tes questions. Tu le prenais dans tes bras, les larmes au bord des yeux. Cependant tu lui parlais toujours de façon douce et lorsqu'il te dit que son père l'avait frappé parce qu'il avait mis du temps à s'habiller ton poing se serra derrière lui. Tu repris la parole.

«Mais ça ne veut pas dire que tu es vilain voyons, ça arrive à tout le monde Yuki, et ça ne rend pas cette personne mauvaise ou vilaine pour autant...»


Tu le sentis alors commencer à pleurer et cela te fis tellement mal au cœur que tu crus qu'il se déchirait en plein de morceaux pour s'éparpiller dans ton corps, qu'il devenait cendres. C'était assez bizarre, tu n'avais jamais ressenti ce genre d'émotions pour quelqu'un. T'étais-tu si vite attaché à lui depuis cette nuit là ? Tu n'aimais pas montrer à l'adolescent que tu n'aimais pas ses parents parce qu'ils le maltraitaient mais si en plus il... Il... Tu n'avais pas envie de penser à ça. Malheureusement il y était bien trop attaché et ne voyait pas cette relation toxique et destructrice  pour lui. Il te donnait quelques coup pour montrer qu'il n'était pas d'accord  avec toi mais tu resserrais ton étreinte légèrement

«Essaie de me dire comment ils te montrent qu'ils t'aiment...»


Tu t'attendais vraiment au pire..



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Mar 2 Fév - 18:47



Mercredi 5 Février 2110

Pourquoi il ne comprend pas que je suis une mauvaise personne ? Depuis qu'on se connaît, depuis que nous nous sommes rencontrés, il n'arrête pas de me dire que c'est pas vrai. Mais il ne peut pas savoir ! Alors je lui dis. J'essaie de lui expliquer pourquoi je ne suis pas un bon garçon. Il y a beaucoup de choses, mais je n'arrive pas à tout dire. C'est dur… Je n'arrive pas à me rappeler de tout. Pourtant je sais que je sais. Pourquoi ça ne me revient pas ? Et Aiji me dit que tout ça tout le monde peut le faire mais que ce ne fait pas des gens de méchantes personnes. Je ne le crois pas. Bien sûr que je ne suis pas un bon garçon. Mes parents ne peuvent pas avoir tort. Ce n'est pas vrai. Ils ont toujours raison et tout le monde est d'accord avec eux depuis que je suis tout petit. C'est pour ça que je me punis avec ma lame quand je fais quelque chose de mal à l'école. Et, aujourd'hui, ils m'ont félicité d'avoir été sage.  Ils ont été en colère parce que je n'ai pas fait les choses comme il faut. C'est tout !

Cette fois, je lui dis que je n'aime pas qu'il dise que mes parents ne sont pas gentils. Je lui montre qu'ils ne sont pas comme il le dit. J'ai mal. J'ai mal dans mon cœur. Comme si il était déchiré. Je n'aime pas ça et je ne peux pas m'empêcher de pleurer. Je reste alors comme ça en oubliant pourquoi au bout d'un moment. Je me sens perdu. Alors, je bouge un peu pour ouvrir les yeux qui sont toujours mouillés. Mais je ne vois pas bien. C'est mon œil de verre qui est le plus sorti de l'étreinte. Plus que l'autre. Pourtant, je ne bouge plus. Pas même quand j'ai l'impression que Shan passe encore et encore. Depuis quelques minutes, il me dit que je suis une mauviette. Je le sais et ça me fait me sentir encore plus mal… Il va falloir que j'en parle avec lui. Faut que je… qu'est-ce que je dois faire en rentrant déjà ?  Je ne me rappelle plus. Je sais que je dois fais quelque chose d'important en plus… c'est quoi ?

Me sortant de ma réflexion, Aiji me demande de lui dire comment papa et maman me montrent leur amour. Il me serre plus fort. Pourquoi ? Et pourquoi il veut savoir ça ?  J'ai encore des larmes qui coulent sur mes joues. Je me mords la lèvre inférieure puis, doucement, je lui explique :



Je ne me rappelle plus ce que je disais. Je réfléchis calmement comme, démontrant un calme dénué de toute la colère qui m'a pourtant animé quelques instants plus tôt. Puis, j'abandonne. Au lieu de ça, je continue en disant :

Je ne dois pas crier ou pleurer sinon ça veut dire que je n'accepte pas leur amour. Mais je veux pas ne pas accepter. Alors je dis plus rien et j'accepte.


Je pense que s'ils ne sourient pas et ne me félicitent pas, c'est parce que je ne leur donne pas le même amour. Je réfléchis et demande :

Ils seront heureux si je leur donne de l'amour, moi aussi ?


L'idée me met mal à l'aise. Je tremble, et frissonne. Mais je ne comprends pas. Ça doit être le froid. Oui. Rien que le froid.  J'ai le regard un peu dans le vide. Je ne veux pas qu'on me dise que tout ça est mal. C'est normal que les parents fassent tout ça. Je le sais.
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Aiji Hakata

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Mer 3 Fév - 3:33



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Psycholeptic || .Holly.


Tu avais peur, peur de ce qu'il allait t'annoncer. Comment ne pas être ainsi lorsque à la base les parents de la personne le battaient ? Tu le serrais un peu plus. Tu voulais la vérité et à la fois tu avais peur de la connaître. Tu ne savais réellement pas ce qu'il t'arrivait, tu aurais aimé comprendre mais ton cerveau refusait de t'écouter et ça te donnait encore plus envie de pleurer puis, tu entendis le son de sa voix, tu eus comme une grosse appréhension et  au fil de ses mots tu te décomposais. Mes doigts se crispent et mon visage s'enfonce un peu plus dans le creux du cou du jeune homme. Tes peurs s'étaient avérées réelles... Ils le violaient... Qu'est ce que tu pouvais faire à ça hein ? Tes larmes commencèrent à couler doucement. Tu te disais qu'il faudrait que tu le protèges, oui mais comment hein ?! Tu le relâchas doucement et pris ton paquet de cigarette dans la veste que tu avais passé à l'adolescent. Tu ouvris le paquet et en sortis une clope que tu allumas essuyant un peu tes larmes et  regardais Yuki d'un air triste et les mains tremblantes.

«Tes parents se servent de toi...Tu ne pourras jamais leur rendre leur amour comme tu appelles ça...»


Tu aspirais sur ta cigarette et après avoir recraché la fumée tu repris la parole.

«Ce qu'ils te font n'est rien d'autre que de l'abus sexuel et de la maltraitance... Il ne t'aiment pas... Ce qu'ils te font peuvent les faire aller en prison... Tu es vraiment sûr que c'est de l'amour ce genre de choses ?»


Tu ne savais pas comment lui dire ce genre de trucs, il était si fragile et convaincu que ses parents l'aimaient que ça allait être dur de lui faire voir la réalité en face, de plus il était jeune... Foutu syndrome de Stockholm car oui tu n'étais pas psy mais c'était ça ? N'est ce pas ? En repensant à ce que tu lui avais dis tu te demandas si tu lui avais parlé sur un bon ton ou pas. Tu étais tellement énervé et triste que tu avais tout de même senti que ta voix était mal assurée.





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Mer 3 Fév - 4:35



Mercredi 5 Février 2110

Encore une fois, j'ai perdu le fil. Et comme Aiji ne parle pas, j'essaie de continuer à lui expliquer parce qu'il me l'a demandé. Ses parents ne lui montrent pas leur amour ? Si c'est vrai, c'est trop triste… Je veux savoir que mes parents m'aiment, alors je pense que c'est là même chose pour lui. Du coup, je me demande si je peux leur montrer que je les aime, moi aussi. Je veux voir leurs sourires, entendre dire que je suis un bon garçon, donc qu'ils sont fiers de moi. Alors pourquoi… pourquoi Aiji me serre plus fort ? Je ne comprends pas. Il n'est pas content pour moi ? Je sens sa tête se poser dans le creux de mon cou et je me perds. C'est comme si… comme si mon cœur avait raté un battement. Je ne pense plus. Je regarde le ciel sans savoir ce qui me passe par la tête. Je perds complètement le fil de la conversation et de ce que je faisais. Tout ce dont j'ai conscience c'est que le brun me serre dans ses bras très fort et que sa respiration est difficile. Un peu. Je le laisse faire, ça ne me dérange pas du tout.

Je ne sais pas combien de temps s'est passé. Était-ce long ? Court ? Je n'ai fait que regarder le ciel et ses changements jusqu'à ce que Aiji me lâche. J'ai l'impression qu'il fait froid tout d'un coup. J'aime pas, mais je ne le retiens pas. Après tout, il cherche quelque chose dans la poche de la veste sur moi. Mais je me fiche de ce que c'est. Je regarde son visage. Il y a de l'eau dessus. Je déglutis difficilement et lève une main timide. Je veux toucher. Quel effet ça fait ?  Je ne me rends pas compte que j'en avais aussi tout à l'heure. Ni même que le voir comme ça me fait mal. Mais, avant que je puisse atteindre son visage, il se relève. Alors, je regarde plus. … Je faisais quoi déjà ? Mes yeux se posent encore sur lui. Il fume, comme le soir de notre rencontre. Pourquoi une telle manie ? C'est bien de faire ça ?  Je n'ai jamais essayé. Tout comme les tatouages ou les piercings. Tout ça lui va bien… J'aimerais être comme lui. Un peu. Je le peux ? Il y a plein de choses que je ne sais pas à son propos, mais… pourrais-je un jour me rapprocher de lui ?  Au moins un tout petit peu ?

Je le regarde encore, admirant longuement chacun des dessins qu'il m'est possible de voir sur sa peau, quand il me dit un truc. Il répond à ma question. Et ce qu'il pense me rend triste. Je veux rendre mes parents heureux… alors pourquoi je ne peux pas leur rendre leur amour ? Je ne peux pas croire qu'ils se servent de moi. Tout ce qu'ils font est pour mon bien. Que pour mon bien. Pourquoi il me dit toujours le contraire ? Mes yeux sont écarquillés et je secoue doucement la tête. Je ne veux pas le croire. Pourtant, je n'arrive pas à le lui dire. Rapidement, je suis inquiet. Je penche la tête et l'appelle doucement, telle une personne qui ne comprend pas ce qui lui est dit et qui attend une réaction de son interlocuteur :

Aiji ?


Je continue de le regarder, mais l'horreur refait surface en essayant de briser chacune de mes certitudes. Mes parents… ne m'aiment pas ? Ils pourraient aller en prison ? Pourquoi ? Par ma faute ?  J'ai du mal à respirer. J'ai peur et j'ai mal. Soudain, je me mets debout.

C'est pas vrai !!


J'ai les larmes aux yeux, mais je dois prendre le temps de tenir sur mes deux jambes sinon je vais tomber à cause de mon geste brusque. Puis, quand c'est fait, je le regarde avec colère et tristesse. Les deux émotions que je connais pas le cœur. Et, sans me calmer, sans chercher d'autres mots, je lui cris dessus ce qui me passe par la tête :

Mes parents m'aiment ! ! Je ne veux pas qu'ils aillent en prison par ma faute ! Ils ont rien fait de pas bien ! S'ils me punissent c'est parce que je fais ce qu'il faut pour faire les choses bien ! Et… ! Et… … et ils m'aiment…


Mes cris deviennent des plaintes. Je veux qu'ils m'aiment. Je veux rester avec eux. J'ai besoin d'eux. Je le sais. Ma lame ne les remplace pas. Je ne me sens pas bien. Mon regard est larmoyant et mes joues ne tardent pas à être noyées de nouveau.

Pourquoi tu dis toujours des choses méchantes sur mes parents ? Tu sais pas… je suis vraiment… vraiment mauvais… Sans eux ben je me perds beaucoup... Maman me regarde beaucoup comme si j'ai fait toujours quelque chose de mal… Je fais pas toujours ce qu'ils me disent et… … ils m'aiment…


Je n'arrive plus à dire autre chose que ces trois derniers mots. Ils sont ceux à qui je me raccroche toujours. Ce n'est pas grave s'ils me font mal. Ce n'est pas grave s'ils me crient dessus. Ce n'est pas grave… Je veux juste rester avec eux. J'ai besoin d'eux.
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Aiji Hakata

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Mer 3 Fév - 7:02



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Passive || A perfect circle


Pourquoi dit-il ton prénom ? Va-t-il encore te dire que ce n'est pas vrai ? Tu attends quelques secondes et il dit cette fameuse phrase que tu n'as entendu que trop souvent venant de sa part alors qu'il se lève en même temps. Tu tends ton bras pour le rattraper mais il ne tombe pas. Tant mieux, tu ne sais pas si tu aurais pu le soutenir. Son regard larmoyant et si bizarre, à la fois en colère et triste, tu ne veux pas mais il faut bien lui dire ce que ses parents font. Alors tu lui expliques quitte à le perdre. MAIS ! Vous ne vous connaissez quasiment pas ! Aiji que t'arrive-t-il !? Tu souffles en fermant les yeux, il faut que tu restes calme.

«Ce n'est pas à cause de toi qu'ils iraient en prison mais à cause de leurs actes. C'est eux qui sont méchants avec toi !»


Tu le prends de nouveau dans tes bras pour ne pas qu'il voit que tu as recommencé à pleurer. Il faut vraiment que tu trouves les bons mots. L'entendre te dire que tu es méchant parce que tu dis toujours du mal de ses parents te fend le cœur. Tu lui dis juste la vérité. Jusqu'où pourraient-ils aller ? Tu ne le sais même pas et tu n'as pas envie de le savoir pour être honnête. Tu aimerais tellement le voir sans marque...

« Je ne cherche pas à en dire du mal Yuki... Je veux juste que tu comprennes que tes parents ne font pas des trucs que les autres parents font avec leurs enfants... Ils leurs prouvent leur amour d'une tout autre façon... Et te punir n'est pas une marque d'amour...»


Tu l'embrasses dans le cou sans savoir pourquoi et ta voix tremble un peu plus.

« Je veux juste que... Tu ouvres les yeux. Je... Tiens à toi et je n'aime pas ce que tes parents t'infligent c'est tout...»






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Mer 3 Fév - 14:41



Mercredi 5 Février 2110

Je ne veux pas que mes parents m'abandonnent. Il est également impossible que je puisse croire qu'ils ne m'aiment pas. Si cela venait à être vrai… non ! C'est faux ! Il faut que Aiji comprenne qu'il a tort ! Mes parents ont totalement raison d'agir de cette manière ! Je me sens énervé et agité de voir mes parents critiqués de cette manière alors que tout la faute me revient. Sinon… sinon… pourquoi ils feraient tout ça ? Je ne peux pas croire qu'ils n'aient pas voulu m'éduquer comme les autres enfants. Pourtant, le brun m'explique que s'ils iraient en prison c'est parce qu'ils sont méchants avec moi. Pas par ma faute. Je ne comprends pas. Pourquoi Aiji n'arrête pas de dire que mes parents sont méchants ? Il ne les connaît pas. Il ne sait pas. Il ne peut pas dire si ce qu'il pense est vrai ou pas. Alors pourquoi il continue, encore et encore ? Et, de toute façon, si je n'ai plus mes parents, qu'est-ce que je deviendrais ? Où irais-je ?

Cette fois, c'est la tristesse qui s'est complètement emparée de mon être. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il me dit tout ça et pourquoi il ne veut pas voir les choses comme moi. Mais je ne le repousse pas quand il me prend dans ses bras. Je continue juste de parler en essayant de comprendre et surtout de protéger les personnes qui m'ont donné la vie. Je me sens mal. Très mal. En plus de ça, j'entends Shan sans le comprendre pleinement. Tout ce que j'aimerais c'est qu'on me dise qu'ils m'aiment. Au moins un peu. Ils sont juste maladroits parce que je suis un enfant difficile, sans plus… Doucement, Aiji me dit qu'il ne veut pas dire du mal de mes parents, mais qu'ils ne font pas comme ils devraient avec un enfant et que ce qu'ils me font n'a rien à voir avec de l'amour. Il veut que je le comprenne, mais je n'y arrive pas. Si les autres enfants ne sont pas punis c'est parce qu'ils sont sages, c'est tout...J'ai envie de pleurer encore. Mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Je ne veux plus parler de ça… je ne veux plus entendre dire qu'ils ne m'aiment pas. Je tremble tant j'ai mal à cause des paroles de Aiji. Comment c'est avec sa famille à lui ? Il doit être un bon garçon, non ? Il est gentil… mais il dit du mal de mes parents depuis qu'on s'est vu ce soir-là…

Je sens quelque chose dans mon cou. C'est soudain et je crois que ça chatouille. Je crie de surprise et ne bouge plus. Pourquoi ? C'est quoi ? … Aiji me dit qu'il n'aime pas la façon dont je suis traité et qu'il veut que je comprenne. Mais, aussi… … mes yeux se lèvent sur le ciel qui s'assombrit un peu. Je ne comprends pas et mes pensées sont bloquées sur ce que j'ai eu sur le cou. Mon corps n'a rien fait comme quand c'est papa et maman qui le font. Juste… un peu de chatouilles. Mon esprit est comme vide. Je sens pleinement ma soif. J'avale difficilement le peu de salive que j'ai et, doucement, calmement, je lui dis :

J'ai soif…


Je ne me sens pas bien. Pourtant je ne pense plus du tout à ce qui vient d'être dit. Pas vraiment. Mon esprit est comme perdu dans la contemplation du ciel et dans le câlin que je reçois. J'ai très peur, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi. Cela me donne envie de pleurer encore. J'ai aussi mal dans mon cœur. J'aimerais que Shan soit là. Malgré son mauvais caractère, il me conseille bien. Il me dit la vérité sans jamais tourner autour du pot. Même si ça blesse.
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Aiji Hakata

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Mer 3 Fév - 15:31



Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami

05/02/2110
Closure || Chevelle


Il ne parle plus. L'adolescent ne parle plus et tu ne sais pas pourquoi. Tu continues de fumer en le regardant. Il a l'air tellement triste... Tu vois bien qu'il a envie de pleurer mais qu'il n'y arrive pas. Tu te rapproches donc un peu de lui pour le serrer dans tes bras comme si tu voulais le protéger. Tu lui expliques bien que les parents « normaux » ne font pas ça à leurs enfants, qu'ils leur montrent de façon différente. Mais il n'a pas l'air de le comprendre, comment lui dire autrement ? Puis, comme un pantin, ne comprenant pas réellement ce que tu fais tu déposes un baiser dans son cou. Tu l'entends couiner de surprise. A-t-il aimé ? Tu ne sais pas, peut être que tu n'aurais pas dû ? Tu le lâches après quelques minutes, l'envie de l'embrasser est toujours présente mais tu t'écartes tout de même, tu n'aurais sûrement pas dû faire ça. Il va peut être avoir peur de toi à présent ? Pourtant ça n'en a pas l'air mais tu t'empêches de sourire, s'il n'est pas parti c'est seulement parce qu'il doit avoir peur de toi ou que la drogue l'empêche te courir voilà tout. Tu baisses les yeux, regardant tes pieds en finissant ta cigarette. Tu entends sa voix retentir pendant cet instant. Il a soif ? Il ne veut pas que tu partes ? Tu relèves tes yeux pleins de surprise sur lui et te reprends en vitesse pour ne pas qu'il voit ton malaise puis regarde autour de toi et aperçoit un distributeur de boisson. Tu lui prends la main doucement et l'emmène avec toi en faisant attention à ce qu'il ne tombe pas.

« Tiens... Il y a un distributeur et …. Désolé.»


Tu détournes le regard en lui donnant des pièces pour qu'il paie sa boisson.







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Mer 3 Fév - 16:14


Mercredi 5 Février 2110

Le ciel est beau… il a beaucoup de nuances. Surtout du bleu. Avec les nuages, il y a du blanc et du gris qui font comme des dégradés magnifiques. Et, quand le soleil se couche, il y a encore plein de couleurs. Rose, orange, violet… j'aime beaucoup admirer tous ces changements. J'aimerais énormément les mettre sur papier, mais je ne peux pas. Je n'ai pas le droit d'utiliser les feuilles autrement que pour travailler pour l'école. Je n'ai pas les crayons non plus. C'est triste… mais je sais que c'est pour que j'ai de bonnes notes, que je ne m'écarte pas du droit chemin comme j'ai tendance à le faire. Mais contempler ce magnifique spectacle ne m'aide pas à aller bien tout de suite... J'exprime sans trop y penser que j'ai soif. Mais je ne bouge pas. Je ne sais pas où aller. Je ne veux pas partir non plus. Quelque chose me retient. J'aimerais… je crois que j'aimerais que le temps s'arrête un peu car je veux continuer à regarder le ciel. Un peu comme quand je regardais les dessins sur la peau de Aiji. Ils sont beaux et je me demande si je suis capable de faire pareil.

Ce qui me sort de tout ça, c'est sentir de la chaleur sur ma main. Je regarde ma main directement, sans comprendre. Une autre main… je ne comprends pas trop étant donné que je suis un peu à l'ouest encore. Alors, mon regard suit le bras sur toute la longueur, puis l'épaule, jusqu'à arriver au visage familier du brun. Encore une fois, je me perds un peu dans la beauté de son regard aux couleurs et nuances magnifiques. Mais c'est pas longtemps. Il tire un peu sur mon bras et je le suis. On va où ? Je ne comprends pas trop ce qu'il veut faire maintenant. Il ne dit rien. Rien du tout jusqu'à ce qu'on aille devant un distributeur. Il est coloré et éclaire la rue où nous sommes. Il y a plein de choix de boissons, mais il n'y a pas ma préférée. Je regarde pourtant encore en me demandant ce que je pourrais boire. Il y a du café, mais je n'aime pas ça. Une boisson à la fraise ? Ou un jus de mangue ? … euh… je n'arrive pas vraiment à choisir ce que je voudrais.  Il y a trop de choix. Tout le temps quand je passe devant un distributeur, je regarde un instant, mais j'aimerais goûter à tout. Alors je ne sais jamais ce que je veux prendre en premier.

Aiji me dit qu'il est désolé alors qu'il ne veut pas que je regarde ses yeux. Il me donne aussi de l'argent. Je ne comprends pas trop, mais s'il l'a amené ici, c'est pour que je prenne une boisson, non ? Je regarde la machine sans trop bouger comme pour choisir ce que je veux, encore une fois, ou chercher la manière dont on s'en sert. Je suis bloqué entre les deux. Soudain, je regarde sur le côté, à l'opposé de l'endroit où se trouve le brun. Il me semble que j'ai encore vu Shan, mais il a encore été trop rapide. Je le cherche un peu. Je l'ai même entendu, encore… Mais je n'ai pas compris et ça ne m'aide pas… alors, je regarde à nouveau le distributeur. Je reste comme ça quelques secondes de plus avant d'appuyer sur un bouton un peu au hasard. L'argent est encore dans ma main et je ne pense pas à l'utiliser. Peut-être que un bonhomme va sortir et me demander l'argent comme dans les stands ? Je ne sais pas. Et quand je vois que ça ne marche pas, j'appuie à nouveau. Toujours rien. Le bouton est cassé ? J'en essaye encore un autre. Puis un autre. Toujours sans succès.

La machine est cassée…


Je fais une moue triste en continuant de regarder la fameuse machine. Puis je regarde Aiji. Il saurait la réparer ?  Et, abandonnant l'idée de boire, je tente de parler au fumeur que je ne veux pas voir triste :

Tu sais ? J'ai laissé Shan dans la chambre, mais il voulait venir à la maison avec moi. J'crois qu'il est avec nous. J'l'entends beaucoup, mais j'arrive pas à le trouver. Tu l'as vu, toi ? … Et pourquoi tu l'entendais pas ? Tu sais, tout l'monde se moque de moi. Ils disent des trucs méchants. Et une fois ils voulaient faire mal à Shan…



Dernière édition par Yuki Donovan le Ven 27 Aoû - 12:40, édité 1 fois
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