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Tout va bien [Yuki]
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Dim 31 Jan - 14:17



Lundi 27 janvier 2110

Je ne comprends pas vraiment pourquoi le fumeur veut savoir ce que pense Shan. A quoi ça pourrait bien lui servir ? Il veut qu'on lui donne raison ? Il risque d'être extrêmement déçu. Si j'ai réussi à comprendre pourquoi mes parents me tapent et sont très souvent en colère,  c'est grâce au chat qui m'a expliqué que, à cause de toutes mes bêtises, et tous mes écarts, je suis devenu une personne destinée à être mauvaise. Et comme je n'arrive pas à faire les choses correctement, même maintenant, je ne vois pas comment je pourrais être devenu un bon garçon. Si on regarde ce soir, je suis sorti alors que je n'aurais pas dû le faire. J'ai bravé un interdit. Et même si ça m'a paru être une bonne idée, je sais que mes parents me puniraient s'il venaient à le savoir. Ce n'est donc pas Aiji qui va réussir à me faire croire le contraire. Il ne me connaît pas. Il ne sait pas comment je suis. Pire que ça, il dit du mal de mes parents sans les connaître. Ça m'énerve beaucoup qu'il fasse ça alors qu'il vient de me rencontrer. Un énervement que je garde pour moi alors que j'écoute les mots durs qui me sont donnés.

Encore une fois, le brun dépeint mes parents comme des monstres. Heureux de me punir ? Et alors ? En quoi est-ce mal de vouloir éduquer son enfant ? Puis si l'école ne leur dit pas que je fais des bêtises, je préfère encore qu'ils ne le sachent jamais. Ils n'en seraient que plus en colère et les punitions seraient pires. Je ne veux pas spécialement être puni, mais il faut que je comprenne que ce que je fais est mal. C'est pourquoi il faut que je me fasse du mal sur le coup. Je me demande même si je ne pourrais pas mourir à force de subir la colère de mon père et le désespoir de ma mère…

Oh ! Oui, ils seraient heureux, mais je suis sûr qu'ils le seraient encore plus si Yuki était sage. Ils n'arrêtent jamais de se plaindre sur son comportement et le fait que rien ne le fait changer. À partir de là, on sait déjà qu'il vaut mieux ne rien leur dire.

De toute façon, j'ai pas besoin d'attendre le week-end pour pouvoir leur dire…


C'est vrai que parfois tu rentres les après-midi. Tu as de la chance que ce n'était pas le cas aujourd'hui.

C'est pas vrai...


Je hoche doucement la tête pour répondre à Shan qui me montre ensuite que notre interlocuteur reprend la parole. Ce dernier me demande alors si je veux qu'il me mordre pour me punir. J'y pense depuis un moment, donc la réponse serait plutôt "oui". Pourtant, je ne comprends pas du tout ce qu'il y gagne. Est-ce que ça a un lien avec sa propre blessure ? Pourtant, je suis persuadé que c'était pour une punition aussi. Pourtant, en y réfléchissant un peu, je commence à comprendre que ce n'est pas possible sinon il demanderait à ses parents ou quelqu'un d'autre de le faire, non ? C'est la logique qu'il vient de me donner. Pourtant, quelque chose cloche. Je ne saurais pas dire quoi exactement, mais c'est comme s' il me manquait une pièce de puzzle. Une pièce qui ne me met pas du tout à l'aise. Je le regarde un instant sans trop savoir quoi lui répondre, contrairement à Shan qui s'agite dans mes bras :

Oui ! Oui il veut que tu le fasses, mais il réfléchit beaucoup trop pour te le dire ! Oh ! Écoute-moi quand je te parle !! Il est vraiment bouché…


À ce moment-là, je réponds à Shan que je ne peux pas lui demander de me mordre de cette manière. J'ai beaucoup de points qui me bloquent dans cette situation et qui m'empêchent de savoir ce que je devrais faire pour ne pas faire plus de bêtise. Une conversation qui nous amène à nous disputer un peu. Rien qui puisse briser notre lien puisque nous ne nous arrêtons pas à de simples désaccords pour s'éviter. Je suis même certain que ça n'est jamais arrivé.

Alors que je regarde à nouveau Aiji, ce dernier demande à savoir ce que dit la peluche dans mes bras qui ne boude déjà plus. Quand je disais que nous ne sommes pas rancuniers l'un envers l'autre. Mais cette demande me paraît complètement absurde. Entre la voix de Shan qui résonne partout et le fait que le brun n'est pas si loin de nous que ça, tous les éléments sont fait pour qu'ils puissent discuter ensemble. Un détail que je lui fais savoir avant de me résigner et lui apprendre que le chat me pousse à accepter la proposition d'être mordu. Une affirmation qui accueille la même question que plus tôt : est-ce que je veux qu'il le fasse ?

Je le regarde un instant sans rien dire. Que faire ? Que dire. Je ressens encore un léger malaise. J'ai même l'impression que celui-ci est dû au fait que ce soit un mec que je connais à peine qui se propose de me remettre sur le droit chemin. D'un autre côté, cela n'a pas lieu d'être puisque je voulais avant ça qu'il me prête sa lame. La lame étant ses dents, je n'ai pas de raison de refuser. Je hoche donc la tête doucement de manière positive en annonçant :

Je veux bien.


Une punition se doit d'être donnée tout de suite sans quoi elle ne sert à rien. Du coup, je remonte la manche du pull de Aiji pour découvrir mon bras, écrasant un peu Shan qui semble étouffer avant de râler. Mais je ne l'écoute pas. Au lieu de ça, je regarde le brun dans les yeux, déterminé malgré mes légers tremblements d'appréhension, et lui annonce fermement :

Tu peux me mordre autant que tu veux.


Je reste un instant silencieux, assez longtemps pour le laisser se rapprocher. Puis, quand il est prêt à me mordre, je tiens ma promesse et me présente enfin :

J'm'appelle Yuki.

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Aiji Hakata

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Dim 31 Jan - 16:31



Tout va bien?

27/01/2110
Cynics & critics || Icon for hire


Pourquoi lui avais-tu proposer cet échange ? Étais-tu vraiment à court de sang ? Préférais-tu lui infliger sa punition en ne la faisant pas forte ? Du moins donner l'impression qu'elle était forte étant donné qu'il ne connaissait pas cette douleur ? Tu ne  savais pas, peut être qui sait ? Mais là de suite tu voulais boire, tu avais soif de sang alors tu attends patiemment la réponse à ta question. Voulait-il que tu le punisses ou pas ? Tu l'espérais secrètement car tu ne voulais pas qu'il utilise sa lame lorsqu'il rentrerait dans sa chambre et... Tu voulais goûter son sang, le savourer, qu'il coule le long de ton œsophage. Tu te disais que ça le rapprocherait de toi même s'il ne s'en rendrait pas compte pour toi cela avait une grande signification, sauf dans tes périodes de chasse.

Et à ton plus grand plaisir il hocha la tête et t'accorda ce privilège. Enfin te rassasier de son liquide de vie. Tu n'attendais plus que son accord verbal qui ne tardait pas. Tu souriais doucement et t'approchais de lui lentement et lui fis comprendre qu’il devait s'asseoir, tu le faisais avec chaque personne à qui tu prenais du sang.  Une fois assis tu pris son avant bras et le regardais alors qu'il se présentait. Tu hochas la tête et planta des dents profondément dans sa chair, sourit en connaissant à présent son prénom. Tu commençais donc à boire son sang et après une dizaine de minutes à le mordre fermement tu t'arrêtas. Cela devait aller pour lui non .

« Merci Yuki»


Dis -tu d'une voix douce

« Ça te va ?»




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Dim 31 Jan - 18:03



Lundi 27 janvier 2110

Pour lui montrer mon accord et ma détermination de ne pas croire que je ne mérite pas cette punition. Le règlement donné en début d'année stipule qu'après une certaine heure qui est le couvre-feu, l'extinction de toutes les lumières, personne ne doit sortir de son lit à moins que ce soit pour aller aux toilettes, et encore moins des chambres. Or j'ai fait les deux ce soir et, pire encore, je suis sortie des dortoirs pour me promener dans l'école. Je mérite trois fois la punition, si ce n'est quatre pour en plus de ça reculer toujours plus le moment où je rentrerais au dortoir. Je pourrais également en ajouter une si je viens à rentrer après 6H45, l'heure à laquelle je dois prendre ma douche à la maison. Je ne dois en aucun cas perdre cette habitude sinon je me ferais gronder par mes parents à la maison. Autant leur éviter le plus de tracas possible. Ils sont beaucoup trop souvent en colère contre moi et je n'aime pas l'idée de leur donner des raisons supplémentaires. Est-ce en ça que je ne suis pas mauvais ? Quand bien même ce serait le cas, je ne pense pas que cela soit suffisant pour prétendre que ma famille à tort de me punir encore et encore. Surtout que, dans tout ça, ils me montrent aussi combien ils m'aiment. Ils sont juste maladroits, c'est tout.

Aiji a profité de ces quelques réflexions en solitaire pour s'approcher de moi. Il me sourit, mais pas de cette manière que je connais par cœur. Je ne saurais pas dire à quoi il pense et je dois me faire violence pour ne pas lui demander d'arrêter. Je veux être puni, même si c'est vraiment étrange que ce soit un inconnu qui s'en occupe. Puis, tant qu'il ne fait rien de plus que me mordre, je ne vois vraiment pas le problème. Pourtant, je ressens le besoin pressant de m'enfuir. J'ai peur. Est-ce que ça m'engage à être plus proche de lui ? Je ne le veux pas. Je n'ai jamais eu cette intention. L'idée de me lier avec d'autres personnes me terrorisent car je ne veux pas qu'ils me tournent le dos en se rendant compte que je suis une mauvaise personne alors que, comme le brun, ils me disaient être persuadés du contraire.

S'il se permet de te mettre dans l'embarras pour ce genre de raisons, je lui fais la misère.


Les paroles de Shan me permettent de garder un semblant de calme. Je le laisse donc me dire que je dois m'asseoir et je prends le temps de m'installer à genoux. Je ressens mon cœur qui bat rapidement sous l'effet de l'appréhension. Une appréhension qui ne fait qu'augmenter lorsque mon avant-bras se trouve entre les mains du fumeur. Je tente tant bien que mal de la cacher derrière l'annonce de mon prénom que je lui ai promis un peu plus tôt. Je peux voir qu'il m'écoute en me regardant. Il a un joli regard, bien qu'il soit légèrement étrange. Un regard qui se détourne de moi une fois qu'il a hoché la tête doucement, pour me mordre. La douleur est fulgurante. Au point que je peine grandement à retenir un gémissement alors que je grimace beaucoup. Shan me regarde avec inquiétude et tente de me demander si ça va, mais je l'ignore. Il me parle encore et encore, mais, pour une, j'aimerais qu'il se taise. Qu'il se la ferme. J'ai l'impression de devoir me concentrer pour ne pas laisser paraître ma peur et ma souffrance. Quand j'ai commencé à me couper avec ma lame, j'avais cette envie aussi d'échapper à ce ressenti affreux. Mais j'ai fini par apprécier de le faire, l'accepter. Mais pourrais-je un jour pleinement vouloir retenter cette expérience de donner mon sang de cette manière ?

Le temps est long et semble défiler avec une lenteur terrible. La douleur diffuse dans mon bras semble s'être légèrement amoindrie.  Pour autant, j'ai toujours du mal à desserrer les dents de crainte de laisser mes cordes vocales se libérer de la tension que je leur impose. J'ai encore les yeux fermés puisque je ne veux pas voir ce qu'il fait. Je sens des larmes mouiller le coin de mes yeux et je prie pour qu'elles n'aillent pas plus loin. J'ai peur de bouger. Pourtant, alors que j'ai l'impression de perdre l'équilibre, je sens ma tête se poser sur l'épaule du garçon à côté de moi. Je me rends compte après un moment que ma réputation est plus forte bien que je tente de le faire normalement. Je n'ai pas le droit de me plaindre. Je l'ai demandé. Je l'ai voulu. Il me faut désormais endurer. Et c'est ce que je fais. J'endure jusqu'à ce que tout cesse. La douleur est toujours présente quand j'entends des remerciements. Je ne les mérite pas.

Je ne réponds pas puisque je ne comprends pas pourquoi il me dit merci. N'est-il pas le premier à le faire alors qu'il me punit ? C'est vraiment trop bizarre… Et il me demande aussi si ça me va. Sans me décaler, je hoche la tête. J'ai peur que si je me relève je ne tombe. Ça m'est déjà arrivé quand mes parents m'ont montré leur amour pendant plusieurs heures. Je n'arrivais plus à marcher sans me tenir quelque part. D'une certaine manière, ça ne rend la punition que meilleure. Pour autant, je ne comprends pas pourquoi "merci". J'en comprends le sens, mais le moment n'est-il pas mal choisi ? Lentement, je me relève et tente de me mettre debout malgré les vertiges.

Faut que je rentre… à ma chambre.


Bien entendu, je ne tiens pas vraiment sur mes jambes. Je me rends bien assez compte que je n'aurais pas dû me lever tout de suite.
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Aiji Hakata

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Lun 1 Fév - 3:22



Tout va bien?

27/01/2110
Monstrance clock || Ghost


Tu attendais sa réponse avec appréhension. Tu voulais vraiment qu'il accepte que tu le « punisses ». C'était vraiment du donnant/donnant. Un service pour l'un comme pour l'autre. Il était punit et toi tu t'abreuvais de son doux liquide qui avait-il de mieux comme marché?Tu le laissas se mettre à genoux par terre en même temps que lui. Tu le regardais en entendant prénom et tu souris en inclinant la tête sur le côté mais tu ne dis rien et pris son avant bras. Avec tes deux mains avant de venir le mordre. La morsure dura un moment, comme pour Vic' mais tu avais oublié que justement il n'était pas comme elle et qu'il se sentirait encore plus mal qu'elle... Pauvre con que tu étais ! Tu le sentais trembler et se retenir de gémir. Comment tu le savais ? Tu en avais tout simplement pris l'habitude. Tu regardais un instant ma « poche de sang sur pieds » car oui dans ce genre de moment c'était un peu ça non ? Enfin bref ! Tu vis ce qui te semblait des larmes. Tu te dis alors que tu avais « réussi » à lui procurer la punition qu'il fallait. Lorsque tu t'arrêtas tu le remercias mais il n'eut pas l'air de savoir pourquoi je luis disais ça. Je m'essuyais le sang du revers de ta main et regardais le jeune homme qui tentait de se lever. Je me rapprochais directement de lui pour qu'il s'appuie contre mon torse. Il n'était clairement pas en état de marcher seul pour le moment. Alors rentrer à sa chambre en étant perdu et en manquant de sang c'était impossible pour lui.

« Désolé si tu voulais partir seul mais... Tu n'es pas en état pour ça, je dois t'aider.»







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Lun 1 Fév - 4:08



Lundi 27 janvier 2110

Je ne comprends pas du tout pourquoi Aiji me remercie. J'ai beau retourner la question dans tous les sens, aucune de mes hypothèses ne me semble potable. Après tout, c'est moi qui ait reçu quelque chose. Et encore, je ne peux pas lui dire une parole similaire. Bien que je l'ai demandé, il me semble que ça ne se fait pas de le faire alors qu'on vient de se faire punir. Non, franchement, plus rien ne me semble logique dans ce qui est en train d'être dit. Même Shan semble interloqué même s'il reste un moment silencieux. C'est une bonne chose car je ne sais pas si je serais capable de supporter sa voix très longtemps puisqu'elle n'est pas très agréable, entre autres. Il est assez impulsif et s'énerve rapidement. C'est d'ailleurs porté par son mauvais caractère que j'en suis venu à connaître la colère et la frustration. Grâce à lui, je me sens bien mieux qu'en gardant tout pour moi, même si je ne me sens pas capable de pleinement tout extérioriser. Par contre, je sais qu'il ne tiendra pas longtemps comme ça. Je dois donc me reprendre avant qu'il ne me fasse à nouveau profiter de ses commentaires et reproches. Je peux déjà les deviner, mine de rien.

Porté par ce besoin de bouger, m'éloigner et rentrer, je tente de me relever. J'ai été puni, donc je me dois de changer mon comportement et redevenir un bon garçon. Retourner à mon lit et dormir en espérant qu'il ne soit pas trop tard. J'ai encore cette crainte lancinante qu'il soit six heures passées et que je n'ai pas le temps de me remettre de tout ça avant de prendre ma douche. Je n'aime pas l'eau froide. Encore moins en hiver. Mais je ne dois pas changer les habitudes que mes parents veulent que je garde tout le temps.

J'entends déjà tes camarades de chambre hurler à mort en allant sous le jet après toi.


Le chat rit, mais c'est vrai que personne ne supporte de prendre sa douche juste après moi. Ils ont donc pris l'habitude de se laver le soir, avant de se coucher. Alors, à moins que l'un d'eux n'ait oublié,  je pourrais échapper aux hurlements matinaux. Je ne sais pas si je les supporterais. Le sang semble cogner contre mes tympans avec violence, rendant chaque bruit insupportable à écouter. Et, en plus de cette sensation terriblement désagréable s'ajoute autre chose : j'ai la tête qui tourne. Avant de bouger, ça allait encore. C'était juste un vertige comme je peux en avoir à cause de la fatigue. Mais, en me levant, cette sensation devient mille fois pire ! Je ne fais plus la différence entre le haut et le bas. Tout tourne autour de moi, comme si je tournais sur moi-même alors que je ne bouge plus.

Eh ! Tu nous fais quoi, là ?!

L'inquiétude de Shan est palpable alors que je titube et tombe en avant sans parvenir à esquisser le moindre geste pour me retenir. Même mettre mes bras devant ma tête pour amortir ma chute est si difficile que je suis trop lent. Avant même que l'idée ne soit mise en œuvre, je sens de la chaleur contre moi. J'ai fermé les yeux, mais je peux deviner que ce n'est pas le sol. Je comprends simplement que c'est Aiji qui est venu m'aider.

Bravo mon pote ! Maintenant répare tes conneries avant que je ne m'énerve !

J'aimerais que Shan se taise un peu maintenant. J'ai les sourcils froncés à cause de la situation qui me met mal à l'aise et la douleur qui semble fracturer mon crâne sans relâche. J'aimerais presque lui demander de me lâcher, mais il me coupe l'herbe sous les pieds. Il est bien trop rapide pour moi. Pourtant, il prend la parole pour s'excuser. Je ne peux pas lui donner tort quand il prétend que je ne peux pas marcher seul dans mon état. Mais ça ira ! Après un peu de repos, je pourrais y aller sans problème. J'en suis sûr !

T'as pas tort Aiji, on sait pas où on est et je devine que le petit s'inquiète de l'heure.

Tais-toi donc sale chat de fortune ! Il n'a pas besoin de savoir tout ça !  Je tente à nouveau de me relever en le repoussant avec peu de force, ne voulant pas lui faire mal, ni me propulser en arrière. Et, faisant cela, je tente de lui dire :

Pas besoin d'aide…


Arrête tes conneries, Yuki ! Tu tiens à peine debout, et tu me lâches en plus !


C'est vrai que je le sens glisser de la prise que j'ai sur lui. En même temps, il est si lourd à force manger et boire à longueur de temps que j'ai du mal à le porter. Quant à ma tête, elle tombe à nouveau pour se poser sur le corps du brun à côté de moi. Pourquoi suis-je si faible ?  Je veux plus être comme ça...
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Aiji Hakata

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Lun 1 Fév - 7:05



Tout va bien?

27/01/2110
Crystallize || Lindsey Stirling


Ça se voyait clairement qu'il n'était plus en état pour marcher seul, enfin, il le pourrait pendant quoi... trois minutes ? Et encore. Il tomba sans prévenir contre mon torse. Si ce n'était pas à cause de la perte de son sang tu aurais été un peu plus heureux mais là, ce n'était clairement pas le moment même si tu te sentais bien avec son poids contre ton torse. Enfin bref ! Tu posais une main sur l'une de ses épaules mais il se recula en disant qu'il n'avait pas besoin de ton aide. Tu soufflais. Comme si tu allais le laisser partir comme ça ! Tu le regardais sans rien faire, ni rien dire. Tu ne savais pas comment réagir pour être honnête. Il était un peu comme ta compagne de chambre, elle ne supportait pas être touchée. Pourtant tu étais certains qu'il ne souffrait pas de la même maladie mais qu'importe. Si tu devais lui forcer la main pour qu'il ne fasse plus l'enfant et accepte de se faire raccompagner tu pourrais te prendre des coups que cela te serait égal tant que tu étais sûr qu'il soit dans un endroit pour se reposer ne serait-ce qu'un peu. Tu regardais l'heure sur ton portable quatre heures dix du matin. Il pourrait donc se reposer avant le début des cours et... Il s'endormirait sûrement vite avec ce que tu lui avais infligé. Sortant de tes pensées tu vis Shan tomber au ralentit mais réussis à le rattraper avant qu'il ne tombe à terre et ce fut le même schéma que quelques minutes auparavant. Yuki se retrouvait contre ton torse avec les bras ballant.

« Il est hors de question que tu rentres comme ça dans ta chambre... Je sais même pas si t'y arriverais alors laisse moi faire ! »


Le ton de ta voix était un peu plus dur que tout à l'heure et toujours avec Shan dans l'une de tes mains tu passas le bras non blessé de l'adolescent autour de ton cou est commençais à le faire marcher lentement.

« Tu sais dans quelle chambre tu es ? »






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Lun 1 Fév - 14:02



Lundi 27 janvier 2110

Je ne veux pas d'aide, tout comme je viens de l'annoncer à Aiji. Enfin, pas tout à fait. Ce que je lui ai dit, plus exactement, c'est que je n'en ai pas besoin. Même Shan l'a comprit de cette manière et râle à cause de ça. Non seulement il a bien compris que je me sens mal, sans doute à cause de ma manière de parler. Mais, pour ne rien arranger, il est en train de glisser de mes bras. Bien entendu, il n'aime pas être sur le sol. Et comme il l'a déjà été un peu plus tôt, il ne crie que plus fort à l'idée de sentir le froid sur son fin pelage qu'il va falloir que je lave. Ça ne fait que trop longtemps qu'on a repoussé le bain à cause de son manque évident d'hygiène. Il a beau dire que c'est la seule faute de ma maladresse, je ne peux pas lui donner raison car il est des fois où je l'ai retrouvé sur le sol sans que ce soit de mon fait. Il aura beau dire, je ne compte pas lui donner raison. Même à ceux qui le font. Le chat de fortune n'en serait que plus prétentieux et désagréable. Il l'est déjà bien assez comme ça. Pourquoi ne puis-je pas avoir un ami qui est plus doux ? Certes, en étant comme ça il m'aide beaucoup, mais il est des fois où je ne le supporte plus, tout simplement.

Dans mon champ de vision instable, je vois une lumière apparaître. Un peu sur mes gardes, je lève un peu les yeux et je me rends rapidement compte que ce n'est pas du tout une bonne idée. La terre tourne plus encore et la lumière disparaît aussi sec. Je me sens nauséeux tant mon environnement bouge. Cela finit par me faire tomber en avant une fois encore, contre le torse de Aiji qui ne s'est pas éloigné. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?  Cela aurait été parfaitement compréhensible puisque je l'ai rejeté avec une grande froideur.

Ah ! Safe ! Merci jeune homme buveur de sang…

Mon regard descend sur Shan. Ce dernier a été rattrapé avant d'atteindre le sol, de ce que je comprends. Désormais, il est tenu comme je le fais, contre le buste de Aiji qui le maintient à l'aide d'un de ses bras. Je me sens un peu jaloux de le voir ainsi et ça doit se voir puisque la peluche me dit avec une moue :

T'avais qu'à ne pas me laisser tomber !

Directement après, sans me laisser la possibilité de lui répondre, j'entends le brun me parler d'une voix ferme que je n'apprécie pas. Elle annonce l'arrivée des punitions. Je ne veux pas qu'il me punisse une seconde fois. Je me sens bien assez mal comme ça… Un mal qui, selon lui, m'empêcherait de rentrer au dortoir sans aide, c'est pourquoi il refuse de me laisser faire. C'est pourquoi il me propose à nouveau son aide. Je me sens inutile, faible et affreusement coupable. Je ne réponds donc pas et le laisse faire. Rapidement, mon bras indemne est passé autour du cou de la personne plus grande que moi. Ce simple geste me permet de ne pas tomber malgré le monde qui tourne autour de moi. Cela semble disparaître lentement, mais pas assez pour avoir un bon équilibre. Combien de temps vais-je encore voir ce qui m'entoure de cette manière. Je suis fatigué… et il semble que cela se voit comme le nez au milieu de la figure étant donné qu'on me demande quelle est ma chambre. Je dois réfléchir un peu avant de répondre :

Chambre 1…


Tu réponds pas tout à fait à sa question, Yuki. Y'a plein de chambre 1.

Dans la zone nord…


C'est beaucoup mieux ! Tu vois ? Quand tu veux, tu…

La ferme, Shan…


Je passe doucement une main sur mon visage alors que j'entends Shan râler de plus belle, un geste démontrant une certaine lassitude et fatigue. Puis, quand je sens que Aiji commence à avancer, je le suis lentement, un pas après l'autre, difficilement, en essayant de regarder de temps en temps mon environnement. Au début, je ne reconnais pas grand-chose. Tout est si différent la nuit. Il me semble même voir des ombres effrayantes ressemblant à des Yôkai. C'est affreux ! Pourtant, je garde mes peurs pour moi, ne les faisant transparaître que sur mon visage en silence. Puis, finalement, je commence à reconnaître la zone nord de l'académie. Celle où mes parents m'ont inscrit je ne sais pas trop pourquoi.
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Aiji Hakata

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Lun 1 Fév - 17:19



Tout va bien?

27/01/2110
Daddy || Korn

Le jeune adolescent n'avait plus le choix à présent, tu le raccompagnerais et tu ne changerais pas d'avis. C'est que tu étais têtu comme une mule et tu voulais toujours faire comme bon te semblait. Et là il était clair que tu ne pouvais pas le laisser partir seul alors qu'il avait perdu pas mal de sang mais aussi parce qu'il était perdu. À la base c'était pour ça que vous vous étiez rencontrés, ni plus, ni moins. Vos chemin n'auraient pas dû rester en contact si longtemps. Mais ce n'était pas pour te déplaire, tu aimais à présent sa compagnie même si tu savais que tu ne le reverrais peut être plus jamais. Bizarrement ça te faisait un peu mal au cœur, tu ne savais pas pourquoi... Mais là n'était pas la question et tu secouas la tête avant de te rendre compte que Shan était en train de tomber à terre. Tu le rattrapais donc in extremis et le serrais un peu contre ton torse alors que ton autre main prenait le bras de Yuki pour le porter légèrement afin qu'il ne tombe pas une nouvelle fois. Cette fois tu lui demandas où se trouvait sa chambre et il peinait à te répondre. La partie Nord ? Mais... C'était loin quand même de là bas à la cour des internés...

Tu ne devais pas y penser, le plus important en cet instant était de raccompagner le jeune homme jusqu'à sa chambre. Heureusement que tu l'aidais à marcher car tu te demandais réellement comment il aurait fait pour regagner sa chambre. Enfin que vous étiez en route pour la rejoindre, tu te demandais si tu devais parler pour le garder éveiller ? Quelques minutes passèrent et finalement tu pris la parole.

« Ne t'en fais pas il y a un bandage dans ma veste je te le mettrais après avoir nettoyer ta plaie à l'eau et tu pourras dormir encore un peu il n'est que 4h15 du matin.»


Tu continuais ensuite votre marche et une fois arrivés jusqu'à sa chambre tu l'allongeas sur le lit avec une grande douceur, retirant le bandage de ta veste. Tu allais dans la salle de bain et pris du papier toilette que tu mouillas pour revenir dans la chambre et le passer sur la plaie de Yuki puis tu tu entrepris de lui faire son bandage, ayant posé Shan près de sa tête.



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Lun 1 Fév - 18:44



Lundi 27 janvier 2110

Le garçon qui me soutient a plus de force que moi. Même sans qu'il m'ait mordu autant, il lui serait vraiment très simple de me maîtriser s'il le voulait. Comme la plupart des gens à l'école, en fait. Et comme mes parents. Je suis si faible que ça en est complètement pathétique. Je dois faire pitié… et cela n'est que plus voyant quand je vois que Shan s'agite et crie à l'intention de Aiji qui ne peine aucunement à le maintenir. Comme si le chat de fortune ne lui donnait absolument aucune difficulté. C'est horrible de me sentir aussi faible. Je n'aime pas cette sensation. Mais je ne peux absolument rien faire pour changer les choses dans mon état actuel. Je ne sais même pas comment je pourrais devenir plus fort. Je suis sûr que ce serait mal, en plus. Car si je le fais, je voudrais empêcher mes parents de me punir, ou de me donner leur amour. Ce n'est pas une bonne chose. Alors mieux vaut que je supporte ce déchirement que je ressens. De cette manière, rien ne changera et je n'aurais qu'à essayer de devenir un bon garçon pour rendre mes parents heureux. Il n'existe que cette manière pour enfin vivre avec eux.

Nous avons un peu marché et il me semble que les décors changent. Je viens de voir une ombre ressemblant à une chimère et qui semble encore se transformer quand j'entends la voix du brun s'élever doucement dans le silence du couloir. Je suppose que mon expression laisse paraître ma peur puisqu'il me demande de ne pas m'inquiéter. Je ne comprends pas vraiment comment il peut dire une telle chose si facilement. Jusqu'à ce qu'il m'explique qu'il compte s'occuper de ma blessure en la nettoyant avec de l'eau et en la protégeant avec la bande se trouve dans la poche de la veste qui continue de me tenir plus ou moins chaud. Selon lui, je pourrais même dormir un peu. J'en doute beaucoup. Mais je me trouve obligé de le croire quand il prétend qu'il est quatre heures du matin. Enfin… un peu plus, mais pas assez pour se rapprocher de cinq heures. Mais qu'est-ce qui me dit qu'il ne me ment pas sur l'heure ? Ou qu'il ne se trompe pas ?  Je ne sais pas vraiment si je peux lui faire confiance. Qu'est-ce qui le pousse autant à se préoccuper de moi comme ça alors qu'il dit du mal de mes parents ?

Nous continuons de marcher et je m'inquiète que quelqu'un nous entende. Shan n'arrête pas de parler et de crier, encore et encore. Sa voix résonne dans les couloirs dans lesquels nous passons et je suis étonné que cela n'avance pas Aiji. C'est comme si sa patience était infinie ! Même lorsque nous entrons dans les dortoirs, il ne s'arrête pas. Il me donne super mal à la tête et je suis terriblement angoissé à l'idée que quelqu'un nous trouve. Une peur qui ne semble être partagée avec personne. Je me sens très seul pour le coup. Au point que lorsque nous entrons dans ma chambre, je suis persuadé que je vais être laissé là, à l'abandon.

Oh- notre absence est passée complètement inaperçue !

Elle ne le sera pas encore bien longtemps s'il continue de la sorte. Mais je doute d'avoir la force de dire quelque chose. Ce doute me rend très silencieux. J'ai envie de fermer les yeux. Encore plus quand je suis délicatement déposé dans mon lit frais. Alors que Shan est posé juste au-dessus de ma tête, je me tourne sur le côté, en position foetale.

Ne mets pas tes pieds sales sur les draps, espèce de malpropre.

Je ne m'en soucie aucunement. Cela ne me dérange plus depuis bien longtemps. Tout comme je ne fais plus du tout attention à ce qui se passe autour de moi. Au point où j'en suis, je suis persuadé que je peux accepter tout ce qui pourrait m'arriver. Alors, je ne bouge pas quand Aiji fouille dans les poches de la veste, et encore moins quand il s'en va.

Tu ferais mieux de te reposer maintenant, p'tit.

Shan me caresse la tête et fait tomber quelques mèches devant mes yeux. J'ai les paupières lourdes. Je vais enfin pouvoir dormir un peu. Pourtant, la douleur me sort de ma semi-torpeur et me fait grimacer. Je me recroqueville un peu sur moi-même et tente de ramener mon bras contre moi. Mais je ne peux pas. Je n'ai pas assez de force pour me libérer de la prise qui me maintient en place. Heureusement, ça ne dure pas longtemps et la sensation de mouillé est remplacée par du tissu. Il est loin d'être doux, mais c'est toujours mieux que la douleur. Comme sur mon épaule.

Tout va bien maintenant. Dors.

Lentement, alors que tout danger semble écarté, mes yeux se ferment. Bercé par les paroles rassurantes de Shan, je m'endors doucement, éreinté par cette rencontre et la perte de sang, sans parler de l'heure tardive.
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