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Deux âmes brisées [Tora]

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Anonymous

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Mar 22 Sep - 15:38
Oublie ce que tu crois...écoute moi.


Il est vingts heures et j'ai enfin le droit de sortir de ma chambre. Au début c'était un peu dure de m'y habituer, mais avec le temps on s'y fait. Je sais pas ce qui est le plus dur pour moi. La solitude, car je parle à personne , le fait que mes parents m'aient abandonnés ou bien mes crises qui sont de plus en plus fortes. Avant Vy ne me faisait pas de mal, mais maintenant...elle me blesse. Un des membres du personnel m'a dit que c'était moi qui m'était abîmé, mais je suis pas d'accord. Les griffure sur mon bras c'est Vy qui me les fait. Elle le fait quand je l'ignore...quand je veux pas l'écouter.
Je sors de mon lit et je vais prendre une douche pour ensuite enfiler une robe blanche et nouer mes cheveux avec un ruban rose. D'ailleurs ce ruban c'est drôle, mais je l'ai jamais quitté. Il me semble que c'était un cadeau des parents de Tora pour mon anniversaire...ou bien de Tora je sais plus. Depuis que je suis enfermé ici j'ai tendance à me perdre dans mes souvenirs. Je les mélanges à mes hallucinations. Bref! je prend mon sac à dos au cas où je voudrais réviser dans les couloirs, et j'ouvre la porte de ma chambre pour en sortir.
Les couloirs sont calmes, en général je sors la dernière. Faut dire que je suis pas presser, j'ai rien à y faire de toute façon. Je ferme ma chambre à clef et lorsque je plante mon regard dans le fond du couloir, je vois Vy au loin. Elle sautille avec une corde à sauté. Je murmure doucement.

« S'il te plaît...laisse moi »

La petite Vy se met à pleurer et cours dans le couloir. Je soupirs quand elle entre dans une salle. C'est la salle d'entretien et ici les portes sont fermées à clef alors si la porte est ouverte c'est qu'il y a quelqu'un dedans. J'avance vers cette porte et je jette un œil dedans. Y a plein d'outils, de balais et autre truc que j'ai normalement pas le droit de toucher. Vy est là et elle fouille dans une caisse à outil. Inquiète pour elle, je la pousse ce qui du coup fait tomber la caisse au sol.

« Ho non ! Vy je vais me faire punir »

J'entends du mouvement dans la salle alors je tourne la tête tandis que je suis à genou au sol et que je range vite les outils dans la caisse. Quand l'ombre arrive enfin sur moi, Vy était partis alors je me relève en rougissant.

« Je...Je suis désolée...C'est Vy elle...elle à tout fait tombé »

Je me tus ensuite en fixant l'homme face à moi. Il ressemblait à quelqu'un que je connaissais. Mais si c'est lui il a beaucoup changé...Mais je reconnais ce visage.
En ce qui me concerne j'ai pas beaucoup changé, j'ai maigris certes, mais mon visage est toujours le même. Les manches de ma robe étaient courtes alors on voyait clairement mes cicatrices sur les bras. On pouvait tout de suite deviner que j'étais pensionnaire ici et...infectée active.
J'écoute l'homme me parler ou me gronder ou même ne rien dire, puis je prends la parole.

« Tora ? Est ce que c'est toi ? Ou bien...j'hallucine de nouveau ? »

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Anonymous

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Mar 22 Sep - 19:47

Deux âmes brisées

Feat Victoria Hakumi



C'était une journée comme une autre pour toi. Tu avais commencé tôt le matin pour effectuer ton premier travail, celui de livreur. Tu en avais eu pour toute la matinée, puis après ça, il y avait ton job de serveur dans un petit restaurant. Ca payait pas des masses, mais c'était toujours ça de prit. Et enfin celui d'agent d'entretient dans l'académie. C'était celui-ci qui te prenait le plus gros de ton temps, mais surtout qui te rapportait le plus. Tu mettais tout de côté, dans le vague espoir qu'un jour, tu quitterais le bidon ville où tu as élu résidence, pour quelque chose d'un peu plus confort. Tu n'y pensais pas trop, parce que pour toi, ça tenait plus du rêve qu'autre chose.

Tu te rendais toujours à l'académie avec une certaine amertume. Tu aurais mille fois préféré y aller pour étudier plutôt que de nettoyer les saletés des autres. Mais c'était comme ça, c'était la vie, fallait faire avec. Serrer les dents et bosser. Tu regardais ton planning et les tâches qui t'avaient été assignées. Le réfectoire commun et quelques couloirs.. Dans la partie souterraine. T'aimais pas trop t'y rendre. Surtout à cette heure. Les infectés sortaient de leur chambre et.. Bah t'es pas peureux. Mais avec eux, tu savais jamais trop à quoi t'attendre.

De toute manière, c'est pas comme si t'avais le luxe de pouvoir faire le difficile. Tu te consolais en te disant que t'étais pas forcément le seul à devoir te coltiner cette partie de l'édifice. Tu te mets au travail après avoir récupérer ton matériel nécessaire pour nettoyer. Pour le réfectoire tu es aidé par deux autres collègues. C'est rapide efficace. Mais t'aurais largement préféré prendre ton temps pour repousser celui où tu devais descendre.

Tu ranges ton petit chariot avant de te rendre en bas. Tu bailles, te disant que t'aurais bien fait une pause clope quand même.. Va falloir se retenir encore en peu. Tu marches jusqu'au local où se trouve le matériel du personnel d'entretien et.. C'est ouvert. Pas vraiment étonné sur le moment, tu penses qu'il s'agit simplement d'un collègue entrain de récupérer du matos. Tu lâches même un petit "B'soir" à mi-voix, avant de te rendre compte qu'il s'agissait d'une élève. Tu plisses les yeux. L'avantage de faire parti du personnel, c'est que tu peux "gueuler" sur des gens de ton âge sans que ça te retombe trop dessus. Surtout que là, c'est la nana qui est en tord.

Tu t'arrêtes bien vite dans ton élan.. Parce que le visage qui se trouve en face de toi.. Tu le connais. Tu le connais très bien même. C'est Victoria. Victoria putain. C'est quoi ce bordel ? Une mauvaise blague. Tes sourcils se froncent au fil des secondes et ton visage se tord d'incompréhension. Vu ses paroles, elle a du mal à en revenir aussi. Entendre sa voix.. Tu pensais que ça ne serait plus possible. Tu es confus, mais surtout en colère.

« Qu'est-ce qu'tu fous là putain. »

Mélange de question, sans l'être. Si elle était ici, ça ne voulait dire qu'une chose. Elle était infectée. De façon plus ou moins grave. Tu l'observes, toujours empreint d'une colère que tu ne caches pas. Le ruban rose. Celui que tu l'avais offert. Tu secoues la tête. Pourquoi elle l'avait gardé ? Puisqu'elle ne voulait plus te voir depuis tout ce temps. Pourquoi ?
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Mar 22 Sep - 20:51
Oublie ce que tu crois...écoute moi.

En général quand je vois Tora c'est en dormant. Je fais des cauchemars où il est méchant avec moi parce que je suis partie sans lui dire au revoir. Mais je l'avais encore jamais vu éveillé. Mes joues rosissent un peu car, je me dis que peut être je me suis trompée et que c'est pas lui. En plus je vais me faire grondée car j'ai rien à faire dans ce local.
Malgré la pénombre car, la lumière éclaire pas grand-chose, je vois les sourcils de Tora se froncer et en général ça veut dire qu'il est pas content. Je commence donc à angoisser et instinctivement je commence à me gratter l'avant bras nerveusement.
Le borgne me demande alors avec son amabilité légendaire ce que je fais ici. Je détourne le regard un peu honteuse et je réponds avec une pointe d'arrogance.

« Ça se vois non ? Jsuis devenue une débilosse »

Être infecté ne veux pas dire être débile bien au contraire mais c'est comme ça que je me voyais. Une honte pour ma famille alors forcément... Je soupire et je plonge mon regard jadis infantile devenue triste dans le sien.

« Je suis devenue bizarre quand j'ai eu quinze ans...après que mes parents m'aie interdit de  jouer avec toi. C'est pour ça que tu es en colère ? Parce-que j'ai pas pus te dire au revoir ? »

Je lui avait déjà posé cette question dans mes rêves. Mais cette fois je la lui pose en face car je vois à sa tête qu'il est pas content. Je renifle signe que je vais bientôt pleurer comme une gosse et je lui explique après.

« Quand j'ai plus eu le droit te voir , Vy est arrivé...elle...D'après mes parents c'est une amie imaginaire. J'ai attaqué la gouvernante et donc bah je leur fais honte alors ils m'ont envoyé ici »

Mes parents n'avaient jamais vraiment aimé Tora ou ses parents, mais ils avaient plus d'argent qu'eux alors forcement ils faisaient tout pour être amis avec eux. Mais moi j'étais sincère avec Tora je l'avais toujours été, il était mon ami. Et parfois je me dis que si Vy est avec moi...c'est parce qu'elle à sentit ma solitude lorsque je n'ai plus vu mon ami.
Timidement je me penche et j'effleure la main du borgne de la mienne. Je recule ensuite un peu et le questionne.

« Et toi qu'est-ce que tu fais ici ? Je t'ai jamais vu, tu viens d'arriver ? Tu étudie ici ? »

Mes yeux se mirent à briller. S'il venait étudier ici alors je pourrais enfin le revoir et on pourra de nouveau jouer comme avant. Bien que je doute qu'a son âge j'arrive encore à le faire jouer à la coiffeuse. Quoiqu'il a une natte , quand on était petit je lui apprenait à en faire. Il tressait ma tête et je tressai la sienne.



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Mar 22 Sep - 22:38

Deux âmes brisées

Feat Victoria Hakumi



« Ça se voit non ? Jsuis devenue une débilosse »

Eh bah le ton est donné. Ton visage reste fermé à toutes émotions positives, quand bien même elle se rabaisse devant toi. T'as la colère tenace, toujours. Tu te doutes qu'elle n'est pas devenue malade par envie, mais ça n'explique toujours pas pourquoi elle t'a abandonné. Mais elle y vient, patience un peu. Tu l'écoutes. A ses quinze ans ans, tu en avais déjà dix huit, l'âge à laquelle ta famille fut ruinée. Y a pas toi qui avait subit des changements de la vie visiblement.. Tu grognais. Tu te sentais un peu con sur le coup. Pendant tout ce temps tu étais en colère après la mauvaise personne ?

Ta trogne reste renfrognée, en plus elle commence à pleurer. T'aimes pas quand pleure, t'as jamais aimé ça. Pas parce que c'est chiant, parce que tu peux rien y faire. Eh non ! T'es censé être en colère ! Tu le restes ! Elle te cause d'une amie imaginaire, du faite qu'elle a blessé sa gouvernante et que ses parents l'ont abandonnés. Le dernier point t'étonne pas vraiment. Ces parents étaient et resteront surement toujours, des connards. Comme les tiens. Sa main vient toucher la tienne, tu recules d'un pas. Un peu surpris et plus vraiment habitué à ce genre de geste.

« Et toi qu'est-ce que tu fais ici ? Je t'ai jamais vu, tu viens d'arriver ? Tu étudie ici ? »

Ton regard se perd un peu ailleurs, sur la gauche, la droite, mais pas sur elle. C'est difficile pour toi de dire le pourquoi tu es ici. T'as honte. Tu sais même pas si elle sait que t'es pauvre. En plus t'as pas ta blouse de travail, tu l'as oublié chez toi.

« Euh ouais. J'suis arrivé y a pas longtemps. »

Voilà, c'était vague, ça répondait à une question sans répondre à l'autre. Tu avais pas spécialement réfléchi au faite que tu pourrais passé pour un infecté. Après tout ici, seuls les internés et divers membres du personnel avaient accès à cette partie du complexe. Tu secouais légèrement la tête, elle était un peu trop facilement passé du coq à l'âne pour toi. Elle pensait pouvoir sans sortir comme ça ? Et puis c'était quoi ces conneries d'amie imaginaire et d'agression. La Victoria que tu connais aurait jamais fait de mal à une mouche.

« T'as essayé au moins ? » Demandas-tu d'un ton agressif. « De me revoir, de me retrouver ? Moi oui. Même si tes parents m'avaient dit que t'voulais plus m'voir. »

Tu poussais un soupire, repoussant ta mèche bleue sur le côté.

« C'qui Vy ? Et c'est quoi c't'histoire d'agression là ? Tu m'balances des trucs en m'expliquant à moitié. J'suis censé tout comprendre tout seul ?»

Ouais, elle t'avait connu beaucoup plus agréable et beaucoup moins. Mais fallait te comprendre aussi, tomber nez à nez avec elle, c'était comme un putain de miracle et en même temps.. Y avait trop d'infos à intégré d'un coup et t'es clairement pas le mec le plus rapide d'esprit.

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Mer 23 Sep - 18:50
Oublie ce que tu crois...écoute moi.

Je lui explique comme je peux ce qui m'est arrivé. Je suis pas la plus claire c'est sûr, à force d'être isolée j'ai du mal à tenir de longues conversations et je me perds toujours un peu dans mes souvenirs. Je suis incapable de dire si j'ai fais du mal à la gouvernante y a un mois ou deux ans...je n'ai plus vraiment de repère temporel depuis que je suis ici.
Tora à un mouvement de recule quand j'effleure sa main. Je m'en doutais, il est en colère contre moi. Je le comprends même si j'y suis pour rien. Mais je lis sur son visage qu'il est pas content et ça me fait mal à la poitrine.
Je lui demande alors s'il étudiait ici. Il m'annonce qu'il vient d'arriver et ça me donne le sourire. Ça veut dire que je vais sûrement le croiser...mais s'il est ici c'est qu'il est infecté non ? Je détail sont aspect du regard, mais je ne vois rien de physique, alors peut être que sa maladie est mentale comme moi...Râler c'est une maladie ? Non parce que je vois que ça en fait chez lui le connaissant.
Sur un ton agressif il me pose une question. Je le regarde les yeux grands ouvert. Essayer quoi ?

« Euh... »

Il enchaîne alors en me parlant de le retrouver. Je ne pouvais pas le voir mes parents m'avaient enfermé dans ma chambre, je ne sortais même pas pour aller aux toilettes j'avais une sorte de pot de chambre... D'ailleurs j'ai honte en y repensant. Mais quand il me dis que mes parents lui avaient dit que je voulais plus le voir, je porte ma main à ma bouche choquée. Jamais j'aurais dis une chose pareil. J'ose pas répondre à ses questions, mais quand il cherche à mieux comprendre ma maladie je décide sans lui demander son avis de lui agripper le bras et de le traîner avec moi au fond de la pièce pour que personne ne me vois. Je veux pas avoir de punition.


Une fois à l'abri des regards je le lâche et je prends mon air déterminé comme quand je voulais un truc de lui et que quoiqu'il arrive il fera ce que je lui dis...Comme quand on étaient petit. Je pose mes poings sur mes hanches et je lui explique tout en détail...
Je lui explique qu'un soir mes parents sont venus dans ma chambre en m'annonçant que j'avais plus le droit de jouer avec lui et que vu que j'étais têtue ils savaient que j'obéirais pas alors ils m'ont enfermé à clef dans ma chambre.

« Au bout d'une semaine une petite fille est apparue...Elle s'appelle Vy et elle à commencé à me dire des choses horribles sur mes parents. Qu'ils allaient me tuer, me faire disparaître. J'ai eu peur et au bout de plusieurs mois... »

Je lui explique que je me suis cachée avec des ciseaux et que quand la gouvernante est entré je l'ai tué à coups de ciseaux...

« Mes parents étaient furieux et ils m'ont emmené dans notre deuxième maison à plusieurs kilomètres et j'étais encore enfermé... »

Et là je lui parle de ma nouvelle crise en commençant à pleurer plus fort.

« Et après ! Ils m'ont envoyé ici. Vy passe son temps à me faire peur, elle veut pas que je mange, elle veut pas que j'ai d'amis... »

Je renifle et je m'adosse au mur en pleurant à chaude larmes.

« J'aurais jamais dis ces horreurs...j'aurais jamais dit que je voulais plus te voir. T'étais mon seul ami... »

Nerveusement je me mets à me gratter frénétiquement les deux avants bras en tremblant.




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Mer 23 Sep - 23:07

Deux âmes brisées

Feat Victoria Hakumi



Pas de réponses et ça à part t'énerver un peu plus.. Soudainement la jeune fille te prend par le bras, te tirant vers le fond de la pièce. Tu ne réagis même pas sur le moment, un peu pris de court. Heureusement pour elle, elle te lâche instantanément après s'être éloigné de la porte. Au moins tu n'auras pas à te dégager de façon brusque. Elle se positionne devant devant, main sur les hanches. Son regard. Il te rappelle quelques souvenirs de lorsque vous étiez plus jeunes. Et comme poussé par ses souvenirs, elle obtient toute ton attention, arrivant même à adoucir ton humeur.

Elle commence à t'expliquer un peu plus en détail ce qui lui est arrivé. Détails, c'est vite dit. Genre la gosse avait pop un jour comme ça ? Pouf ? Sans explications ? Enfin, à part que cela découlait de la maladie.. Mais c'était si soudain. Est-ce que cela avait été causé par l'interdiction de ses parents de te revoir ? Ou ce n'était qu'une question de temps avant que cela n'arrive ? Quoi qu'il en soit, une pointe de culpabilité baignait dans ton regard. Peut-être que si tu avais réussi à la revoir, elle n'aurait pas tourné ainsi. Ceci dit, vu la suite, tu aurais eu du mal à la revoir à un moment, puisque Victoria te confie que ses parents l'avaient isolée dans leur seconde maison. Des connards jusqu'au bout. Et puis, elle avait terminé ici, avec d'autres infectés comme elle.

« J'aurais jamais dis ces horreurs...j'aurais jamais dit que je voulais plus te voir. T'étais mon seul ami... »

Victoria avait reculé jusqu'à se trouver contre le mur derrière elle, s'effondrant, pleurant, elle se faisait du mal. Vu l'état de ses bras, c'était quelque chose qu'elle faisait régulièrement. Du sang. Du sang commençait à perler de sa peau meurtrie.

« Arrête ! »

Hurlas-tu à plein poumon. Tu attrapais ses poignets, écartant avec force ses mains des zones qu'elle grattait férocement. Tu ne voulais pas qu'elle se blesse. Tu ne voulais pas voir son sang coulé. Pas le sien. Elle était bien trop.. Précieuse pour ça. Pour toi.

« Arrête.. »

Répétas-tu de façon plus douce, presque désespéré de la situation. Tu la ramenais contre toi, posant ton front contre le sien.

« J'te crois.. Te fais pas d'mal.. »

Un murmure et puis plus rien. Une larme roula sur ta joue. Tu la croyais, peut-être à tord, tu n'étais encore sur de rien après tout. Mais tu avais envie de la croire. Ca restait douloureux, parce qu'être séparé d'elle avait été la chose la plus dure que tu avais eu à affronter dans ta vie. Malgré les cris, les coups, de ton paternel.. Tout ça, ce n'était rien tant qu'elle était avec toi. Et lorsqu'elle ne le fut plus.. Ca été vraiment compliqué pour toi. Tu t'étais réfugié dans la colère. De la haine, envers tous, Victoria, ses parents, les tiens, cette société de merde, tous. Et là, après cette retrouvaille, ces explications, tu sentais comme un poids s'enlever dans ta poitrine.

Tu aurais pu avoir peur d'elle. Après tout, elle avait tué quelqu'un, mais elle ne te faisait pas peur. Ce n'était pas elle qui l'avait tué, c'était à cause de sa maladie. Et puis, la violence et la mort entourait ton quotidien. Quand on vit dans un bidonville, on en voit des choses et pas des belles. Tu ne faisais pas non plus parti des gens qui étaient effrayés par les infectés. Tu en étais méfiant, car ils pouvaient être imprévisibles mais tu ne les jugeais pas. Ils n'avaient surement pas demandés à devenir comme ça les malheureux. Tu avais une certaine empathie pour eux.

Tu la gardais un moment comme ça, contre toi, à ne pas savoir quoi dire. C'était beaucoup à encaisser et à comprendre.. Lorsque tu sentis que Victoria était plus calme, tu consentis à libérer ses mains de ton emprise.

« Désolé.. De t'avoir crié d'ssus.. »

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Dernière édition par Tora Matsui le Lun 28 Sep - 18:15, édité 1 fois
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Dim 27 Sep - 15:18
Oublie ce que tu crois...écoute moi.

Le stress et la peur sont mes pires ennemies. Souvent, il suffit pas de grand-chôse pour que je devienne violente, mais apparemment aujourd'hui c'est à moi que je décide de faire mal. Sûrement une preuve de mon attachement pour Tora, je ne me vois pas le blesser. Mes ongles se promènent sur mes avant bras déjà abîmé. Petit à petit ça devient plus fort...Et du sang commence à apparaître. La voix forte de Tora raisonne une fois, puis il se saisit de mes poignets et les écartes pour que j'arrête de me blesser. Il me touchait ? Vy allait donc arrivé, une seconde fois la voix de Tora raisonne et je plonge mon regard dans le sienne. Je fus surprise de voir qu'il ne m'avait pas déclenché une crise plus violente. En général quand on me touche sans que je m'y attende, ça finit toujours mal, mais là...Tora venait de me toucher mais rien ne s'était produit. Sûrement le reflet de la confiance que j'ai toujours eu en lui.
La seconde fois sa voix avait été plus douce et doucement je me retrouve contre lui. Mon corps tout tendus se détend alors d'un coup sous ses paroles. Je me sentais tellement plus légère. Mais au fond de moi je sentais Vy, elle me combattait mais j'arrivais à la contenir. Pour combien de temps j'en sais rien ,mais Tora n'allait pas devoir me tenir trop longtemps. Je ne veux surtout pas le blesser. J'étais resté immobile dans ses bras, les mains du jeune homme retenais mes poignets. C'était une invitation pour Vy alors doucement je colle de moi même mon corps frêle contre le sien afin d'endormir la menace au fond de moi.Je sentais que Tora était plus...je dirais pas détendus, mais je sentais moins de colère entre nous. Ce quiproquo avait peut-être fait du mal à mon ami d'enfance et ça me blessais.

Petit à petit, il relâche mes bras et je peux alors les mettre autour de lui afin de me rassurer encore plus. La voix du jeune homme refait surface. Je renifle un peu alors que mes bras me pique suite à l'agression que je leurs avait fait subir. Je me décolle de lui et je plonge de nouveau mon regard dans le sien en murmurant.

« Merci...J'ai du mal avec les cris et quand on me touche aussi. Tu as eu de la chance j'ai réussis à me contrôler »


Je m'adosse une nouvelle fois contre le mur afin de le protéger de moi-même. Vy était parfois surprenante alors je voulais pas risquer de faire du mal à Tora. D'ailleurs il pus remarqué que je venais de l'abandonner du regard. Derrière lui se trouvait justement Vy qui nous observait. Oubliant la présence de mon ami je parle à l'hallucination.

« S'il te plaît...Laisse nous. Je suis contente de le retrouver »

Je savais bien que c'était une hallucination, mais quand je m'adresse à elle, en général elle part. Et c'est ce qu'elle fit en disparaissant de la pièce. Je soupire nerveusement et je relève la tête vers Tora en demandant.

« Tu veux bien rester un peu avec moi ? J'ai le droit de sortir de vingt heures à six heures du matin. Et hormis Aiji j'ai pas beaucoup de gens avec qui parler. En plus j'ai envie de savoir ce que tu es devenus »

On pouvait lire la sincérité dans mon regard. Je suis quelqu'un de très transparent , on pouvait facilement lire en moi et Tora avait toujours été champion pour ça.



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Lun 28 Sep - 18:36

Deux âmes brisées

Feat Victoria Hakumi



« Merci...J'ai du mal avec les cris et quand on me touche aussi. Tu as eu de la chance j'ai réussis à me contrôler »

Pas de cris et ne plus la toucher. Très bien. En soit, ça n'allait pas être trop dur, tu avais perdu l'habitude d'être tactile avec elle. La seule personne avec qui tu l'as été d'ailleurs. Si tu ne respectais pas cela, elle risquait de perdre le contrôle. Tu allais t'y tenir, enfin essayer, pour son bien. Tu es un peu surpris lorsqu'elle vient se lover contre toi. Donc tu n'as pas le droit de la toucher, mais elle peut venir à sa guise. En soit ça ne te dérangeait pas, c'était juste.. Surprenant.

Ses yeux te quittent pour se fixer au loin derrière. Tu te retournes, pensant qu'il y avait quelqu'un qui était entré dans le locale.. Mais non, personne. Personne pour toi, pas pour Victoria. Tu te demandes ce qu'elle voit en cet instant.. Ou plutôt comment elle le voit. La jeune femme te demande si tu peux rester avec elle.. Elle parle de quelqu'un d'autre Aiji. Hum. C'est qui ça ? Tes sourcils se froncent légèrement.

« Aiji ?»

Était-ce quelqu'un de vrai ou une autre hallucination ? Dans les deux cas, pas sur que tu apprécies la réponse.

« On peut rester un peu ensemble s'tu veux.. Mais euh.. »

Tu ne pouvais pas lui dire que tu étais ici comme homme de ménage. Ca craint. Pensais-tu honteux. Tu ne pouvais pas d'avantage lui dire ce que tu étais devenu, ni ce que tu avais traversé.. Ca impliquait de lui dire que tu étais pauvre, vivant dans un bidonville immonde.. Non, tu ne pouvais juste pas lui dire.

« J'ai pas grand chose à raconter t'sais, j'ai pas vraiment changé, j'me débouille. »

Voilà. C'était bien ça. De toute façon, tu n'avais jamais été un grand bavard, donc ton manque de loquacité ne devrait étonner Victoria.

« Et toi alors.. Ca s'passe comment ici ? Avec l'reste des infectés et tout.. »

Ton œil d'ambre s'arrêta une nouvelle fois dans ses cheveux, un sourire à peine perceptible se dessina alors sur tes lèvres.

« Tu l'as gardé.. Le ruban. »

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Mar 29 Sep - 13:54
Oublie ce que tu crois...écoute moi.

J'avais que très peu l'habitude des contacts physique. Depuis mon internement ici plus personne ne pouvait me toucher sans m'en parler avant. Et comme je ne connais personne ici bah je n'ai pas spécialement envie de faire des étreinte. J'avais parfois des contacts avec Aiji, mais c'était quand il me mordait lors de ses crises alors ce n'est pas spécialement le plus réconfortant. Par-contre ce câlin entre Tora et moi..C'était tellement agréable. C'était peut-être pour ça que Vy n'était pas venue, je me sentais en confiance avec lui. Lorsque Tora prononce son nom, je lui réponds avec un petit sourire bienveillant.

« Mon coloc, les chambres son mixte ici »


Pour mon plus grand plaisir il accepte de passer un peu de temps avec moi ce qui rapidement me fait sourire. Mes yeux verts se mirent à briller de joie et ça c'était rare depuis mon arrivée ici. Je l'admire doucement du regard quand il me répond. Si il était interné ici comme moi c'est normal qu'il ai rien à raconter. Nos vis ici sont tellement plate et insipide...

C'est maintenant mon tours de répondre. J'hausse les épaules et répond en toute transparence.

« Ça va, disons que mon coloc me protège un peu des autres. Contrairement à eux je suis assez fragile sauf en crise. Il me protège et moi...Je l'aide à gérer ses crises. C'est une sorte de marcher »

Tora prend à nouveau la parole , instinctivement je pose ma main dans mes cheveux sur le ruban et je souris à nouveau.

« Bien sûr que je l'ai gardé. J'y tiens et... »


Mes joues se mirent à rosirent et je ne  sais pas trop pourquoi, mais je lui confie une anecdote.


« Une fille à voulu me le retirer, je l'ai mordus... J'ai passé une semaine en isolement car je lui avait arraché le doigt. Mais j'ai pas fait express, je lui avais dit de me lâcher »

Oui je pouvais me montrer très violente par moment. Je pose à nouveau une main sur mon avant bras, mais je ne me griffe pas, je garde le contrôle. Je soupire et je change de sujet.

« Et toi ? Tu étudies ici ? Et tu es dans les souterrains. C'est que tu es malade aussi, qu'est-ce que tu as ? »

J'espérais qu'il n'ai rien de trop grave, surtout que je l'avais encore jamais vu dans le coin donc je ne pouvais pas savoir ce qu'il avait exactement.
Je le laisse me répondre doucement quand tout d'un coup j'entends des bruits de pas. Quelqu'un venait et rapidement je me plante un ongle dans l'avant bras à cause du stresse.

« J'ai pas le droit d'être dans cette salle... Je vais me faire punir »

Sous les conseils de Tora ou bien sous mon instinct, je me cache derrière une étagère et je ne fais pas de bruit le temps que la personne passe. Il s'agit d'un surveillant qui pensait qu'il n'y avait personne dans la pièce.

« Ah ! Y a quelqu'un j'avais peur que le mec de la journée ait oublié de fermer. Méfiez vous la plus pars des infecté sont sortis de leurs chambres...Alors quoiqu'il se passe ne laissez pas cette pièce sans surveillance. »

Il échange un peu avec Tora ou non en fonction du jeune homme puis le surveillant s'en va, alors que moi je reste dans mon coin attendant le feu vert de Tora. J'avais pas écouté l'échange, mais Vy elle....oui. Elle me murmure

Citation :
« Il te cache des choses Vicky...Méfie toi de lui »
« Arrête, Tora est gentil, il m'a jamais mentis » lui chuchotais-je



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Anonymous

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Mar 29 Sep - 22:45

Deux âmes brisées

Feat Victoria Hakumi



« Mon coloc, les chambres son mixte ici. »

Ah oui, c'est vrai, t'as tendance à oublier ce petit détail. Tu tires un peu la tronche, on va pas se mentir, ça te plait pas des masses ce qu'elle te raconte. Puis comment elle l'aidait pendant ses crises à lui d'abord ? Jaloux, toi ? Peut-être. Un peu. Juste un peu. M'enfin, t'allais pas taper un scandale non plus. Après tout, c'était normal qu'elle se lie à d'autres gens et puis.. Tu n'avais toujours été qu'un ami. Elle aussi n'était qu'une amie. Donc. Pas la peine de s'énerver pour rien.

Tu souris alors que vous parlez de ce cadeau que tu lui as fait il y a longtemps. Un ruban en soie de couleur rose pâle. Ton sourire disparait alors qu'elle évoque un incident qui a fait perdre à doigt à une fille qui avait voulu le lui enlever. Tu peines à y croire. Comment Victoria était capable de ça ? L'image pure, de la fille fragile et douce que tu avais d'elle se casse un peu. Une petite voix te rappelle que ce n'est pas vraiment de sa faute. Elle est malade, ne l'oublie pas. Tu sors d'en dessous de ton tee-shirt, un collier ayant bien vécu.

« Je l'ai gardé moi aussi, j'ai pas réussi à m'en séparer même si j'étais.. En colère contre toi. »

Souffles-tu à la demoiselle, le pendentif entre deux doigts. Il s'agissait d'un petit tigre en pâte fimo, que Victoria avait fait de ses propres mains. Un tigre mignon tout plein, faisant référence à ton prénom, qui sur le coup ne t'avait pas franchement plus. En même temps, toi et les trucs mignons, ça fait deux. Tu l'avais cependant porté chaque jour durant depuis qu'elle te l'avait offert. Il était en très mauvais état, ayant une oreille en moins, vieillit par le temps les couleurs n'étaient plus aussi pimpantes et la queue de l'animal avait elle aussi disparu. Tu n'avais jamais été très soigneux et puis tu te bagarrais beaucoup, alors la pauvre bête avait subit.

« Et toi ? Tu étudies ici ? Et tu es dans les souterrains. C'est que tu es malade aussi, qu'est-ce que tu as ? »

Aie, les questions revenaient. Tu n'allais pas pouvoir y échapper éternellement. Ou peut-être que si. Enfin pour cette fois au moins. Un de tes collègues était venu te rejoindre ici. Victoria se cacha presque immédiatement en entendant l'homme se rapprocher du local.

« Ah ! Y a quelqu'un j'avais peur que le mec de la journée ait oublié de fermer. Méfiez vous la plus pars des infecté sont sortis de leurs chambres...Alors quoiqu'il se passe ne laissez pas cette pièce sans surveillance. »

Sans dire un mot, tu hochas simplement la tête. L'homme prit quelques affaires avant de partir. Tu poussas un soupire bon.. Elle allait avoir des questions, surement encore plus maintenant. L'homme ne t'avait pas réprimandé, hors si tu avais été un élève, il l'aurait fait. Tu espérais que Victoria n'y réfléchisse pas trop. Tu la rejoignais dans sa cachette.

« Tu peux sortir, il est parti.. Ecoute.. J'sais que je t'ai dit que j'pouvais rester mais.. J'vais devoir partir. »

Oui, tu fuyais. Tant que tu n'aurais pas trouvé une solution pour toutes ses questions, tu continuerais à le faire.

« Mais j'te promets de revenir vite.. D'accord ? »

Tu tendais ton petit doigt, comme lorsque vous étiez plus jeune, pour sceller ta promesse.

You left me Alone
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Anonymous

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Mer 30 Sep - 18:05
Oublie ce que tu crois...écoute moi.

Vy cherchait à me mettre dans le doute, elle le faisait toujours, car elle ne supporte pas de voir que quelqu'un d'autre qu'elle attire mon attention. Elle a fait pareil avec Aiji, mais avec le temps j'ai réussi à me canaliser quand je suis avec mon colocataire.
Je reprends mes esprits lorsque Tora apparaît dans mon champ visuel. Je me relève doucement et pendant que je vire les saletés imaginaire de ma robe, Tora m'annonce qu'il ne pourrait pas rester. Rapidement je lève mes yeux vers lui en sentant la moutarde me piquer le nez. Je pouvais déjà sentir le stresse monter, mais je devais rester calme, Tora n'aimais pas la voir pleurer alors il était hors de question qu'elle pleure.
Tora me promet de revenir et il sort même le petit doigt, c'était un peu notre façon de se promettre les choses. Sauf que cette fois je ne serre pas son doigts, Je me jette sur lui pour lui faire un câlin et ainsi éviter de pleurer. Je lui faisais confiance de toute façon. Je reste contre lui quelques secondes, puis je jette un œil une nouvelle fois à son tigre abîmé. Je lui dis alors.

« J'ai de la pâte fimo dans ma chambre. Je vais te refaire un tigre...Mais j'ai pas le droit d'avoir un four alors je te le donnerais et tu le feras cuir d'accord ? »

Je recule d'un pas et j'ajoute avant de partir.


« J'espère que ..c'est pas ma maladie qui te fais fuir. Je sais que tu fuis, tu le faisais souvent quand on été petits. Si un jour tu veux venir me voir, j'ai la chambre au fond du couloir » »

Je fais un petit sourire, car je veux qu'il comprenne que je lui en veux pas et que je suis consciente que j'ai changé avec cette maladie. J'espéres juste qu'il n'était pas dégoutté de m'avoir retrouvé dans cet état. La tête basse je le contourne et je me dépêche de quitter ce local afin que personne ne me vois et me gronde. Avant de partir j'ai donné le numéro de chambre à Tora au cas où un jour il me cherche.
Une fois dans le couloir je sens une crise venir, je ne dois pas m'isoler sinon c'est là que je risque de faire une bêtise. Je décide donc de partir dans la cour , peut-être que je croiserais Aiji, au pire il va me mordre, je vais m'évanouir et je penserais plus à rien.

[FIN]






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