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[WARNING! SUJET SENSIBLE] A new start [pv Keita]


Yhsim Kisanagi

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Jeu 3 Sep - 17:38
Tu te sentais terriblement las ces derniers temps, terriblement fatigué. Ce n'était pas spécialement ton travail qui te mettait dans cet état là, tu es hélas habitué à ton niveau bien trop élevé pour tes élèves. Non, c'est davantage lié à cette solitude qui te ronge... oh certes, tu as bien quelques rares amis... mais est-ce qu'un ami peut soigner un cœur en miettes ? Sans compter que tu n'es pas du tout de bonne compagnie, on ne peut vraiment pas te sortir.

Le noeud du problème, c'est que tu es célibataire. Pas mal de gens le sont sans en souffrir mais toi, tu as grandi avec un énorme manque d'affection. Tu as été tant de fois manipulé et blessé dans tes jeunes années que tu as perdu toute confiance en toi... ainsi que dans les autres. Lorsque quelqu'un s'approche, tu deviens défensif, méfiant, mais ce n'est pas ta faute.

Il est encore assez tôt ce matin, et tu te trouves dans une salle de classe déserte. Tu sais que personne ne viendra ici avant plusieurs heures. Et de toute façon, même si quelqu'un venait à passer dans les parages, il ne ferait pas attention à toi. Tu n'es pas le genre de personne à qui les autres font gaffe. Tant qu'ils ne voient pas tes cicatrices, ils se disent que tout va bien, que tu fais semblant.

L'espace d'un instant, tu as une hésitation. Que vont penser tes collègues de ton geste ? Et tes rares amis ?

Ils cracheront sur toi, ils trouveront à médire, prétendront que tes cours étaient mauvais... Mais tu ne les entendras plus...

N'était-ce pas ironique que cette voix dans ta tête te poussait davantage au suicide? Mais dans tous les cas, elle a raison. Quelle importance ? Tu n'auras plus à songer à ce que les autres pensent de toi...
Tu sors du placard une corde, te servant d'une chaise pour l'attacher suffisamment haut, de sorte à ce que tes pieds ne puissent plus toucher le sol lorsque tu te lanceras. Avec l'extrémité libre, tu fais un noeud coulant. Tu descend ensuite de la chaise, la positionnant de sorte à ce qu'elle tombe une fois que tu auras passé ta tête.

Tu n'oseras pas...

Tu avais peur, c'était vrai. Ce n'était pas la meilleure des méthodes, ni la plus rapide... mais c'était la plus "propre" à faire ici. De toute manière, avec ton fichier médical, ils seront lavés de tout soupçon. Tu remontes sur la chaise, passant le noeud autour de ta tête, resserrant la corde de tes mains tremblantes. Une larme unique coule le long de ta joue alors que tu prends une dernière inspiration. Puis tu repousses la chaise qui tombe dans un léger bruit.

Tu commences inconsciemment à te débattre alors que le manque d'air vient te brûler les poumons. Tu tentes vainement de poser le pied sur quelque chose, cherchant presque un répit, comme si dans le fond, tu ne voulais pas mourir... Mais bien vite, le manque d'air vient brouiller ta vue, et tes yeux se ferment. Tu sombrais doucement dans l'inconscience, avec un faible espoir : est-ce que cette fois, ce serait la fin ?
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Ven 4 Sep - 21:17
La tête à moitié dans ma tasse de café, je fermais les yeux, me massa distraitement la tempe. Un mal de tête terrible pointait douloureusement le bout de son nez alors que je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Insomnie ? Pas vraiment, je n’avais aucun mal à m’endormir d’ordinaire et pour une raison simple, je consacrais tellement peu d’heure naturelle à cela que je finissais par le faire partout.
Un soupire s’échappa de mes lèvres alors que j’observais la pendule de la cuisine, me mordant la lèvre. Ce n’était pas encore l’heure de partir au travail mais… Yhsim était toujours en avance lui… et j’avais terriblement envie de le voir. Non, c’était un besoin même.

Je fermais douloureusement les yeux, me giflant violemment les joues autant pour me réveiller efficacement que pour me sortir de la tête l’horrible cauchemar qui m’était revenu en tête. Ce cauchemar qui m’avais empêchais de fermer l’oeil.
Je sautais rapidement de ma chaise, attrapant mon sac au passage que j’enfilais en bandoulière avant de sortir de chez moi en fermant la porte à clef d’un geste rapide et agacé. Oui, je devais rapidement le voir, m’assurer qu’il aille bien, le prendre dans mes bras… faire taire cet horrible cauchemar qui…

Je secouais la tête. Il était terrible car il avait un sens. C’était bien cela le problème, c’était cette peur qui ne le quittait pas alors que j’avais l’impression d’être impuissant. Je « faisais de mon mieux » disait ma mère, mais c’était largement loin d’être suffisant. J’avais l’impression de ne jamais faire assez… ou de faire mal.

Finalement, le chemin jusqu’au travail se fit en courant même si je finis par m’arrêter à mi-chemin dans une boulangerie pour prendre deux cafés et je soupirais presque de soulagement en atteignant les lieux.
Allez, plus que quelques mètres, quelques secondes… et je le verrais. Je verrais son visage, j’entendrais sa voix… la journée commencera et tout irait pour le mieux…

Yhsim, c’est…

Mais la pensée fut de courte durée alors que les cafés se fracassaient au sol, déversant leur contenu sans que je n’y prête la moindres attention. Ma voix disparut, aucun son ne pouvant en sortir alors que mes yeux s’écarquillèrent d’horreur, la vision étant impossible à décrire alors que mon être tout entier hurlait de terreur et de douleur.
Mon cerveau prit le relais en mode automatique, mes sentiments se barrant dans tout les sens alors que mon âme semblait se briser au rythme des secondes. Mon sac fut balancer quelque part dans la pièce alors que je me précipité vers lui, prenant la première chaise à porté pour arriver à hauteur de la corde. Mon couteau fut rapidement trouvé dans ma poche, un couteau à cran d’arrêt que mon oncle m’avait sermonnait jusqu’à avoir l’habitude de tout le temps le garder sur moi et la corde fut coupé avec efficacité et rapidité alors que je prenais mon ami dans mes bras pour l’allonger au sol. Je dénouais la corde, mon cerveau refoulant au mieux mon cauchemar de la nuit qui menaçait de se superposer bien trop brutalement avec la réalité. Le drame… Aucune respiration.

Aucun souffle.
Aucune vie.
NON.
Hors de question.
Inconcevable.
Il n’était pas trop tard.
JAMAIS.

Les larmes coulaient mais je ne les sentais même pas. La corde fut enlever de son cou et je gémis en voyant les marques laissais sur la peau blanche alors que je ne m’attardais pas dessus, le mettant en position pour lui faire du bouche-à-bouche…
Il reviendrait.
Il me reviendrait.
Il ne pouvait pas me laisser.
Je mourrais sans lui.

Je m’activais à lui rendre ce souffle, cette vie… ma vie que je lui donnerais volontiers pour qu’il garde la sienne si j’avais pu. Je n’étais pas croyant et pourtant, je priais les saints, les Dieux et les Démons, le Diable, n’importe quoi pour qui me reviennent. A chaque millième de seconde, je priais… je suppliais… je pleurais… mais je ne cessais pas de m’activais, jamais.

Un souffle timide reprit… suivit d’une toux et je l’aidais à s’asseoir pour ne pas qu’il étouffe, le prenant aussitôt tout contre moi tout en veillant à le laissant assez libre pour qu’il puisse respirer.

Merci… oh merci seigneur…

Ma voix n’était qu’une plainte baignait de larmes avant que je ne prenne le visage de Yhsim dans mes mains pour le voir… difficilement à travers l’eau salée qui embuée mon œil.

Yhsim… Vivant…

J’embrassais ses lèvres sans m’en rendre compte, ma raison à des milliards de lieux de là, seulement sous le soulagement qu’il soit en vie avant de passer un bras sur mon visage, séchant pour un court temps mes larmes qui ne cessait de couler.
Mais je ne lâchais pas Yhsim, jamais, à aucun moment.

Je t’emmène à l’hôpital.

Il aurait besoin de soin pour sa gorge malmenée, il…
Je devais m’assurer qu’il aille bien, qu’il se repose…
Mais une chose était sûre, je ne le quitterais pas des yeux. Je ne le lâcherais même pas.
Il était en vie… J’étais arrivé à temps… Mes cauchemars pouvaient bien aller se faire foutre. J’arriverais toujours à temps, autant de fois qu’il le faudrait.
Toujours.
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Yhsim Kisanagi

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Ven 4 Sep - 22:04
Il paraîtrait que lorsqu'on meurt, on revoit sa vie défiler devant ses yeux. Comme si inconsciemment, on tentait de se souvenir de bons moments, afin de chercher une raison de s'accrocher à une faible étincelle de vie. Mais toi, tu ne voyais rien. Après tout, ta vie n'avait été qu'une succession de malheurs, manipulations et trahisons... des blessures qui te hantaient constamment, au point que tu les voyais sans cesse. Alors sans doute était-ce pour cela que tu ne voyais rien, que la seule chose face à toi, c'était un néant total.

Tu n'entendais plus cette horrible voix dans ta tête, celle qui te rendait ainsi. Tu l'avais fait taire pour de bon. Tes rares instants de conscience se dirigèrent vers Vladimir, ton ami. Il serait choqué, attristé, furieux... Et il y avait aussi... Kei-machin ? Tu n'étais plus certain de son prénom. Peut-être était-ce le manque d'air qui faisait disparaître tes souvenirs ? Si tu avais pu faire disparaître le souvenir de ton existence de la mémoire des autres en même temps, tout aurait été plus facile. Personne qui ne t'aurait regretté...

Pourtant, malgré tout, tu as l'impression d'entendre une voix. Quelqu'un qui t'appelle, qui essaie de te pousser à revenir. Mais tu n'as pas envie de revenir... tu ne veux pas revenir et souffrir de plus belle.

Et puis soudain, tu sens tes poumons te brûler. Tu comprends que quelqu'un est arrivé, qu'on t'a trouvé beaucoup trop tôt, et qu'on te ramène malgré toi. Tu as beau lutter, tu n'es pas assez fort, et tu recommences à respirer. Une faible respiration, avant qu'une quinte de toux ne te secoue. Ta vue est trouble, et pourtant, tu as toujours tes lunettes.


Yhsim… Vivant…

Tu sens un instant quelque chose de chaud sur tes lèvres, mais ton cerveau manque encore d'oxygène pour pouvoir réagir correctement. Tu es d'ailleurs bien trop occupé à tenter de reconnaître la voix pour vraiment songer à autre chose. Qui est venu ? Qui a pu vouloir t'aider ? Ce n'est pas ton ami, il t'aurait déjà enguirlandé sans ménagement... Alors qui ?

Je t’emmène à l’hôpital.

Non.
Tout, mais pas l'hôpital. Parce que si tu vas là-bas, ils le préviendront, et...

Mais au moment où tu as cette pensée réflexe, tu te rends compte que tu reconnais la voix. Ton collègue, le professeur de maths... Kei-quelque chose. Tu aurais dû te douter, vu la façon qu'il a de te coller constamment...

"... Non."

Ta voix est faible, à cause du manque d'air dont tu souffres encore, mais tu espères qu'il t'écoutera un peu.

"Irai pas... là-bas... Ils vont... dire à..."

Tu n'étais pas dans un état apte à te faire sermonner par le Lion de Sibérie en personne. Qu'il t'emmène à l'infirmerie si ça lui chantait, mais pas à l'hôpital.

"Pourquoi..."

Pourquoi n'avait-il pas pu te laisser en paix ?
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Dim 6 Sep - 17:36
J’entendais son souffle… son coeur battre de manière désordonner, aussi désordonner que le mien à vrai dire mais, il battait… il était en vie… je pouvais sentir sa chaleur tout contre moi, même s’il était bien plus frais que moi.

... Non.

Je fronçais les sourcils, ma joue était encore humide alors que j’observais son visage mais je ne le remarquais pas. Pourquoi pas l’hôpital ? Si jamais il était blessé, je ne pourrais pas lui apporter les soins qu’il fallait. Je ne voulais pas prendre le risque qu’il lui arrive quelque chose…

Irai pas... là-bas... Ils vont... dire à...

Mon regard s’assombrit alors que je le gardais dans mes bras, bien incapable de le lâcher. Je savais pertinemment de qui il voulait parler… Vlad, la personne qui m’avais demandé de veiller sur lui au boulot.
Comme s’il aurait eu vraiment besoin de le faire… Cela faisait un bon moment que j’avais cette idée en tête. Je ne pouvais pas le laisser… C’était bien au-delà de mes forces.

Pourquoi...

Je me mordis la lèvre, cette question souleva un peu plus encore la tristesse de mon coeur. Comment lui expliquer à quel point la question est horrible ? Comment lui faire comprendre alors qu’il n’a pas l’air de penser un seul instant que l’on puisse tenir à lui ?
Je ferme les yeux un court instant avant de le regarder droit dans les siens, sachant qu’il y a une forte chance pour qu’il ne me comprenne pas… qu’il ne me croit pas. Il n’a pas besoin de le dire, ses agissements envers moi de manière habituelle parle très bien pour lui.

Parce que je ne supporterais pas que tu disparaisse.

Ce n’a pas d’importance s’il ne capte pas mes mots sur le moment, je peux juste espérer que cela finisse par faire son chemin jusqu’à lui, jusqu’à son cœur. Même s’il ne me rends jamais mes sentiments, je continuerais de l’aimer, parce qu’il était dans ma nature d’être ainsi.
J’espère juste qu’il comprenne qu’on puisse tenir à lui, avec force, pour ne plus qu’il fasse cela.

A l’infirmerie alors… souffla-t-il doucement.

Il n’y avait pas encore l’infirmier de présent mais au moins, l’endroit serait bien plus confortable que le sol. Quand à la corde jeté quelque part dans la pièce et l’autre morceau encore accroché au plafond… je verrais plus tard.
Dans un sens, je voudrais que les autres sache, qu’ils en soient conscient pour qu’ils fassent plus attention. Mais dans un autre, je sais qu’exposer Yhsim ainsi serait une mauvaise chose. Mais personne ne viendrait dans cette pièce pendant encore un moment alors, il pourrait voir venir ou demander à son ami surveillant dans les locaux.

Attendant la réponse de Yhsim, il s’apprêta à l’aider à se relever pour l’emmener à l’infirmerie, ne comptant pas le lâcher de la journée, au sens propre comme au figuré.
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Yhsim Kisanagi

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Dim 6 Sep - 17:58
Tu n'as jamais importé pour qui que ce soit, à commencer par tes propres parents. Ta mère t'a abandonné, ton père a plongé dans l'alcool et la dépression. Tes camarades de classe n'ont vu en toi qu'un souffre-douleur, quelqu'un à humilier et moquer. Et tes professeurs... ils ne se sont jamais soucié de toi, peu importe tes larmes, peu importe tes cicatrices. Tant que tu ne leur causais pas de souci, tant que tu avais de bonnes notes, tu étais la dernière de leurs préoccupations.

A ton précédent boulot, tes paroles ne cessaient de tomber dans l'oreille d'un sourd. Le harcèlement scolaire n'existait pas selon eux, ce n'était qu'un "jeu d'enfant un peu trop rude". On n'avait eu de cesse de te répéter cette expression, de dénier ta souffrance... et le pire avait été lorsque le propre fils du directeur s'était rendu coupable de ses agissements. Tu avais complètement pété les plombs ce jour là.

Tu avais bien Vladimir... mais tu n'allais pas encombrer ton ami de ta présence, d'autant plus qu'il était marié et avait ses affaires personnelles à gérer. Tu savais qu'il tenait un peu à toi, vu le nombre de fois où il était venu te récupérer à l'hôpital... mais tu ne voulais pas être un fardeau.
Et Kei... dont tu oubliais sempiternellement le prénom complet... il n'était qu'un collègue un poil trop envahissant.


Parce que je ne supporterais pas que tu disparaisses.

Il ne supporterait pas que qui disparaisse ? Toi en tant que personne ? Misery, le hackeur de renom ? Le professeur d'informatique de la zone Nord ? Tant de facettes différentes... Mais tu savais par expérience que personne ne se souciait de qui tu étais, dans le fond. Il ne devait s'intéresser qu'à une partie de toi... comme tant d'autres.

A l’infirmerie alors…

Tant que personne n'avertissait Vladimir, peu importe où tu étais emmené.

"Va pour... l'infirmerie..."

Tu acceptas malgré tout l'aide de Kei pour te relever, sentant tes jambes chanceler sous ton propre poids. Tu parvins à rester debout, même si tu ne te sentais pas en état de marcher seul.

"Tant que... tu lui dis pas..."

Si Vladimir débarquait ici, tu allais passer un sale quart d'heure...
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Dim 13 Sep - 16:59
Au moins, il était d’accord pour l’infirmerie… J’aurais préféré l’hôpital mais il ne serait pas bon que Yhsim utilise des forces pour tenter de résister au déplacement en ne voulant pas alors, je n’avais pas réellement le choix. Il fallait bien que quelqu’un vérifie que tout aille bien, je ne pouvais pas le laisser comme cela. Enfin surtout, je ne le voulais pas.
Je l’aidais à ce relever, le gardant contre moi, un bras autour de sa taille pour l’aider à marcher.

Tant que... tu lui dis pas...

J’aurais voulu lui dire qu’il était hors de question que je ne lui dise pas, mais je ne pouvais pas. Du moins pas tout de suite, mais quand il serait plus au calme à l’infirmerie. Parce que je ne voulais pas le prendre en traître en prévenant Vladimir alors qu’il m’avait demandé de ne pas le faire. Mais je ne pouvais pas l’écouter… parce que si je le faisais alors ça n’aurait aucun sens.
Parce que je préférerais qu’il m’en veuille, qu’il me déteste… tout plutôt qu’il ne perde la vie. Et pourtant, je l’aimais plus que tout… ou alors, c’est bien parce que j’éprouvais cela pour lui que je ne pouvais absolument pas l’écouter à se sujet.

Les couloirs étaient encore désert et il frissonna à l’idée que la tentative de Yhsim aurait pu réussir si son cauchemar ne l’aurait pas fait courir plus tôt vers son lieu de travail et sans s’en rendre compte, il resserra sa prise autour de la taille de Yhsim, marchant assez lentement pour qu’il puisse suivre le mouvement sans problème.
A l’heure actuel, il devait être aussi blanc que son collègue sous cette atroce révélation… et pour peu, il aurait pleuré. De nouveau… parce qu’il ne s’était toujours pas rendu compte des larmes qui avaient coulé quand il l’avait décroché.

On y est…

Il poussa la porte d’un coup de pied assez violent, ne voulant pas lâcher le brun avant de se diriger vers le lit le plus proche où il l’aida à s’asseoir. Le relâchant précautionneusement, il soupira pour tenter de masquer l’inquiétude bien imprimé sur son visage.

Je vais te chercher un verre d’eau, ne bouge pas.

C’est en se retournant qu’il se frottant son seul œil visible, le rendant ainsi un peu plus rouge avant de remplir un verre d’eau. Il revint donc auprès de son « ami » le plus rapidement possible, lui tendant.
L’infirmier allait-il vraiment se dépêcher ? Il avait plutôt intérêt…

Tu as mal quelque part ?

Il tendit la main avec douceur vers la gorge de Yhsim mais se ravisa à quelques centimètres de là, détournant le regard pour fixer la porte, un air coupable sur le visage.

Je suis désolé mais… je vais l’informer quand même. Je préfère mieux que tu me haïsse plutôt qu’il ne t’arrive quelque chose.

Son poing gauche s’était légèrement serré avant qu’il ne cache sa main dans la poche de son pantalon et il n’osa toujours pas tourner son regard vers Yhsim. Savoir qu’il allait le détester était une chose, mais en avoir la preuve et le lire sur son visage serait bien pire pour lui.
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Yhsim Kisanagi

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Dim 13 Sep - 17:23
Rares étaient ceux de ton entourage qui ne connaissaient pas Vladimir. Vu le nombre de fois où il venait te récupérer à la sortie du boulot - certains avaient cru malin d'assumer face à lui qu'il était ton petit ami, le regard qu'ils avaient reçu en retour leur avait fait comprendre qu'ils étaient dans le faux - et les quelques fois où il avait débarqué presque en rage quand tu avais fait une "connerie"... Sa réputation n'avait de cesse de le précéder, et tu devais presque supplier pour que ton ami ne soit jamais averti.

De même, tu ne pouvais pas aller à l'hôpital, car tu savais pertinemment le sort qui t'y attendait. Tu savais qu'ils t'enverraient directement en unité psychiatrique, qu'ils t'y enfermeraient avec une camisole de force... alors que tu n'étais pas fou. Tu étais juste déprimé, suicidaire, sans espoir. Ce n'était pas pareil. Alors, tu avais accepté que Kei t'emmène à l'infirmerie. Au moins, on ne chercherait pas à t'attacher quelque part...


On y est…

Tu t'assis sur l'un des lits, fermant les yeux un bref instant. C'était la première fois que tu avais été si proche de parvenir à tes fins... et inconsciemment, tu en étais terrifié.

Je vais te chercher un verre d’eau, ne bouge pas.

Comme si, dans ton état actuel, tu allais être capable de beaucoup de choses... Tu restas ainsi, attendant, avant que Kei ne te tende un verre d'eau. Tu pris le verre et bus une gorgée avec prudence, te retenant de grimacer. Tu n'y avais pas été de main morte... bonjour les difficultés pour manger dans les jours à venir.

Tu as mal quelque part ?

A part à ta gorge... pas vraiment, à vrai dire. Enfin si, tu avais mal quand tu respirais, mais c'était normal en un sens. Tu ignorais combien de temps tu avais pu passer ainsi... Tu te frottas la gorge en grimaçant en guise de réponse, préférant économiser un peu ta voix. Reportant finalement ton attention vers Kei, tu le vis qui regardait la porte. Avec un air que tu n'aimais pas du tout.

Je suis désolé mais… je vais l’informer quand même. Je préfère mieux que tu me haïsses plutôt qu’il ne t’arrive quelque chose.

Ce fut la douche froide. Si tu avais été plus en forme, tu aurais laissé court à une "crise", tu te serais emporté... Mais là, il profitait clairement de ta faiblesse. Il savait que tu ne pouvais pas te défendre, et il savait que Vladimir s'énerverait vraiment contre toi...

"Ne fais pas ça..."

Mais... était-ce juste une impression, ou est-ce qu'il s'inquiétait pour toi ?

S'il tient à toi, il devrait comprendre... Sinon...

"Tu dois deviner... pourquoi... je ne veux pas qu'il sache... Je ne veux pas qu'il... débarque encore ici..."

Tu n'aimais pas cela. Tu n'aimais pas jouer avec les inquiétudes de quelqu'un. Mais si réellement il tenait à toi autant qu'il en donnait l'impression... il comprendrait et il ne préviendrait pas Vladimir.

"Je crois... que je devrais changer d'air... un peu..."
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Dim 13 Sep - 20:56
J’avais bien vu la façon dont il grimaçait en buvant ou en se frottant la gorge et n’étais pas étonné par cela. Cela réveillait toutefois la colère que j’éprouvais envers moi-même, ayant l’impression d’avoir faillit à la protection de Yhsim.
Il aurait fallut que j’arrive moins d’une minute plus tard et…
Je serrais les dents à les faire grincer.
Je ne me le serais jamais pardonné.

Mais c’est pour cette raison que j’avais pris la décision d’informer quand même Vladimir. Je ne comptais pas le faire tout de suite, attendre tout de même que Yhsim se soit un peu remis. Mais il fallait qu’il soit au courant… mais j’avertissais Yhsim de cela, parce que je ne voulais pas qu’il ait l’impression que je le trahisse en le faisant dans son dos.
Il n’avait pas besoin de cela en plus de tout le reste. Peu importe ce que pouvait être ce « reste » que je ne distinguais pas complètement encore.

Ne fais pas ça...

Je tournais le regard vers lui, l’observant en serrant toujours les poings. J’étais inquiet… terriblement… et aurais été capable de céder à n’importe lequel de ses caprices en le voyant ainsi mais je ne pouvais pas. Non, pas alors qu’il en allait de sa vie.

Tu dois deviner... pourquoi... je ne veux pas qu'il sache... Je ne veux pas qu'il... débarque encore ici...
Je le sais… soufflais-je douloureusement.

Je le comprenais bien… J'avais déjà vu Vladimir faire... bien plus de fois que je n'aurais voulu d'ailleurs.
Mais comment pouvais-je faire ? Avais-je seulement une autre option disponible ?

Je crois... que je devrais changer d'air... un peu...

A l’entende de ses mots, je franchis la distance qui nous séparait d’un pas rapide et le prit dans mes bras, le serrant fort contre moi en fermant douloureusement les yeux. Et si mes larmes coulèrent encore, je ne les remarquais toujours pas.

Je ne le préviendrais pas… mais que si tu viens avec moi.

C’était un peu comme du chantage bien que je ne le voyais pas spécialement comme cela sur le moment. Parce que je n’avais pas confiance en une autre personne que Vladimir pour protéger Yhsim si je ne l’avais pas en vu et que, de toute manière, je ne voulais pas qu’il s’éloigne de moi. Pas maintenant.
Pas après cela.

Je connais un moyen de changer d’air… sans rester au même endroit, s’éloigner vraiment… seulement une balade de quelques jours en bateau, avec l’air de l’océan.

Je le lâchais enfin, ou du moins, je m’écartais un peu pour le voir, mes mains toujours sur ses bras alors que je le regardais dans les yeux, sérieusement.
Je voulais qu’il comprenne…

Je ne te force à rien… et je comprends que tu ne veuilles pas l’avertir. Mais moi, je ne peux pas te laisser comme ça. Je mourrais d’inquiétude si je le faisais, quand bien même tu ne me croirais pas.

Parce que s’il y avait bien une chose dont j’avais bien pris conscience, c’était la méfiance et le manque de confiance que Yhsim avait envers les autres… envers moi aussi.
Je le comprenais… par tout les dieux, bien sûr que je le comprenais !
Mais c’était si douloureux parfois… surtout quand il finissait par faire quelque chose comme ça…
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Yhsim Kisanagi

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Dim 13 Sep - 21:50
S'il savait, alors pourquoi est-ce qu'il tenait tant à avertir Vladimir de ta dernière erreur ? Pourquoi est-ce qu'il ne comprenait pas que tu étais épuisé ? Que tu n'en pouvais plus de cette existence solitaire, de cette méfiance incessante, de cette paranoïa qui te gâchait la vie ? Si seulement tu avais un moyen que tout ceci s'arrête, ou au moins te foute la paix pendant quelques jours... raison pour laquelle tu avais parlé de changer d'air.

Je ne le préviendrais pas… mais que si tu viens avec moi.

Tu fus quelque peu surpris lorsque Kei - il fallait que tu songes à lui redemander son nom complet, ne serait-ce que pour le graver définitivement dans ta mémoire - vint te serrer dans ses bras. Est-ce qu'il te faisait du chantage ? Tu soupiras intérieurement. C'était égoïste... il ne te comprenait pas tant que ça. En fait, qui pouvait ? Personne, pas même ta psychiatre qui pourtant faisait de son mieux.

Je connais un moyen de changer d’air… sans rester au même endroit, s’éloigner vraiment… seulement une balade de quelques jours en bateau, avec l’air de l’océan.

L'air de l'océan... tu n'étais pas certain d'avoir le pied marin. Et si tu avais le mal de mer, non seulement cela ne t'aiderait en rien, mais au contraire cela ajouterait une raison de plus à ta très longue liste des raisons qui te rendaient pitoyable. Kei vint te regarder dans les yeux et tu soutins difficilement son regard, aussi bien à cause de la fatigue que de la honte.

Je ne te force à rien… et je comprends que tu ne veuilles pas l’avertir. Mais moi, je ne peux pas te laisser comme ça. Je mourrais d’inquiétude si je le faisais, quand bien même tu ne me croirais pas.

Il mourrait d'inquiétude ? Tu peinais à le croire. Pas grand monde s'inquiétait pour toi, ou alors pour une raison qui ne te concernait jamais en tant que personne. On s'inquiétait pour ton "talent perdu", pour tes "élèves abandonnés"... jamais pour qui tu pouvais être.

"Permets-moi d'en douter..."

Lui devait juste te voir comme un bon collègue. Quelqu'un avec qui parler boulot sans souci, quelqu'un avec qui partager sa passion des mathématiques... car mine de rien, les maths et l'informatique étaient assez proches.

"Enfin... si c'est la seule option que j'ai... pour qu'il ne soit pas au courant..."

Tu devinais assurément qu'il avertirait quand même Vladimir de votre sortie, ne serait-ce que pour vous éviter de nouvelles emmerdes. Mais au moins, tu serais un peu éloigné de tes soucis... Il te faudrait aussi prévenir ta psychiatre, histoire qu'elle ne soit pas surprise que tu ne viennes pas aux rendez-vous prévus.

"... C'est d'accord. Va pour une balade en bateau..."

Une question te traversa brièvement l'esprit : comment pouvait-il avoir un bateau ? Mais il devait avoir mis de côté de l'argent, ou assuré quelques cours en parallèle. Toi aussi, tu avais de l'argent de côté, mais davantage dû à tes missions non officielles...

"J'espère juste que je n'aurais pas le mal de mer..."
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Jeu 11 Fév - 12:15
Évidemment qu’il en doutait…
Même si ça le rendait horriblement triste au point qu’il avait envie de frapper dans le mur de rage, il ne montra rien de se désarroi qui l’habitait. De toute manière, peu importait ce qu’il pouvait faire dans l’instant, Yhsim ne le croirait pas… et ne le ferait peut-être jamais.
Non, il devait garder espoir… toujours.

Enfin... si c'est la seule option que j'ai... pour qu'il ne soit pas au courant...

Il aurait pu s’en vouloir de ce « chantage » mais ce n’était pas le cas. Parce qu’il n’arrivait jamais à rien avec lui de toute manière avec la manière douce ou les sous-entendu. Parce qu’à laissé le choix à Yhsim, celui-ci l’avait presque tué en manquant de se tuer lui.

... C'est d'accord. Va pour une balade en bateau...

Il hocha la tête en silence avant de récupérer le verre désormais vide pour le remplir de nouveau et lui remettre à disposition.
Il ne crierait tout de même pas victoire tout de suite puisque avec son « ami » bien des excuses pouvaient passer avant que le « rendez-vous » n’arrive à être effectif.

J'espère juste que je n'aurais pas le mal de mer...
Si tu l’as, nous reviendront à quai directement… dit-il d’une voix douce, ne laissant rien transparaître de ses pensées maussades. Je vais informer le directeur de « l’arrêt maladie ».

Entre autre, mais il se foutait bien de l’avis du directeur qui, de toute évidence, n’avait pas franchement intérêt à le chercher de trop près aujourd’hui. Ni dans les jours à venir. Et même si Yhsim revenait sur sa décision de venir avec lui, il n’aurait pas le choix à se reposer puisque l’arrêt serait poser et peut importait que cela soit par la force.
Au pire, Vladimir ferait bien le reste…

Il se leva donc, soupirant avant d’observer son « collègue ».

Reste ici à te reposer, je reviens vite.

Peut-être devrait-il envoyer son ami surveillant devant la porte pour être certains de retrouver le brun à son retour… Parce que ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance en Yhsim pour rester tranquillement dans un lit de l’infirmerie se reposer mais…
Non en fait, c’était totalement ça…
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Yhsim Kisanagi

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Jeu 11 Fév - 22:20
Tu n'appréciais pas tellement le fait d'être ainsi victime d'un tel chantage, mais il fallait bien avouer que tu l'avais cherché. Tu aurais pu agir autrement que d'en venir à cette extrémité, tu aurais pu demander du repos, tu aurais simplement pu ne pas venir... oui mais voilà, tu as joué à l'imbécile et maintenant, tu trinques.

Retenant un soupir, tu remercies d'un léger hochement de tête Kei qui te ramène un autre verre d'eau plein. Tu as encore mal à la gorge, mais ça passe doucement. Tu sais juste que tu vas devoir te tenir à carreaux pendant un long moment... Combien de temps s'était écoulé entre ta dernière tentative et aujourd'hui ? Quelques jours ? Quelques semaines ? Tu dois avouer ne pas y avoir fait attention... mais tu sais que Vladimir tient un décompte. Il espère te motiver à ne pas recommencer de cette façon, mais ça ne marche pas.


Si tu l’as, nous reviendrons à quai directement… Je vais informer le directeur de « l’arrêt maladie ».

Oui, il fallait bien informer ta hiérarchie. Quelle connerie... Tu espères juste que si jamais Vladimir est informé - ce qui est fort probable - ils ne vont pas lui dire que c'est à cause d'une nouvelle tentative. Tu avalas une nouvelle gorgée d'eau, essayant de ne pas laisser tes pensées divaguer. Tu sais que si tu te laisses aller à "rêvasser", tu as de fortes chances de recommencer.

Reste ici à te reposer, je reviens vite.

"Juste... Si tu peux ne pas leur dire le vrai motif de mon arrêt..."

Tu souffles doucement, espérant qu'il comprenne pourquoi cette requête bizarre. Qu'est-ce que tu peux lui donner en échange, pour qu'il accepte ? Peut-être d'avancer votre départ ? Peut-être de te tenir tranquille sur tes conneries pendant plusieurs semaines ? Non, cette dernière option est à effacer. Tu ne peux pas lui donner la moindre garantie sur le fait que tu seras "sage" pendant un long moment.

"Merci... Promis, je bouge pas d'ici..."

Tu bois une autre gorgée d'eau, fixant ton verre désormais à moitié vide. Et tu constates finalement avec un certain soulagement que l'horrible petite voix dans ta tête a décidé de te laisser en paix. Tant que tu as ce silence relatif, tu ne feras aucune connerie.
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Invité

Anonymous

Invité

Sam 17 Avr - 10:31

Tu hoches la tête pour signaler que tu ne leur dira pas la raison, tu ne fais pas confiance à votre hiérarchie ni à la plupart de vos collègues de toute manière. Tu lâche un dernier regard en arrière pour bien signaler à Yhsim de rester dans son lit et pousse un soupir démotiver en sortant, peu confiant. Heureusement que tu croise ton ami en sens inverse et d’un geste silencieux, tu lui fit signe de surveiller l’infirmerie. Tu sais qu’il ne posera pas de question mais qu’il restera attentif et c’est la seul personne en qui tu as vraiment confiance ici.
Sauf Yhsim… mais Yhsim c’est particulier et tu ne peux pas avoir confiance en lui concernant sa propre survit malheureusement.

Le passage dans les bureaux fut bien plus long que ce que tu n’avais espéré mais pas étonnant pour autant. Toutefois, tu obtient un mois et demi au lieu des un mois prévu au départ sans dire la véritable raison alors cela te convenait parfaitement.
Et n’avait même pas – trop – insulté le directeur en plus. Si ce n’était pas beau ça… Quand on disais que les russes ne faisait pas de bon diplomate, tu étais la preuve que cela étais bien un mensonge. Certes, tu étais à moitié japonais, mais tu avais été élevé essentiellement par des russes.

Il remercia son collègue resté aux abords de l’infirmerie avant de pénétrait en silence dans la pièce, marchant avec lenteur vers son collègue professeur qui semblait se reposer de tant d’émotion et s’assit sur la chaise à côté du lit en soupirant faiblement. Il lui en aura fait une belle cette fois…

Si seulement tu pouvais me croire quand je te dis que je t’aime… murmura-tu…

Tu te levais de nouveau, caressant sa joue doucement de tes doigts avec un léger sourire.

Allez, on se réveille. Tu seras mieux dans ton lit que dans celui de l’infirmerie. Je t’emmène.

Parce qu’il était simplement hors de question que tu le laisse partir tout seul ou quitter ne serait-ce qu’une seule seconde ton regard. Il en était hors de question.
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Yhsim Kisanagi

Infecté

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Sam 17 Avr - 16:05
C'est plus fort que toi. Il faut toujours que tu essaies, même si tu sais que tu risques de blesser certaines personnes autour de toi... parce que tu te sens terriblement seul. Tu souffres d'un énorme manque d'affection depuis tes premiers pas, et le fait que tu aies été de nombreuses fois victime d'horribles plaisanteries n'a rien arrangé à cela. Tu te méfies de toute personne inconnue qui t'approche, inconsciemment persuadé qu'on va te faire du mal, ou qu'il s'agit d'une personne de ton passé revenue te tourmenter. C'est idiot, mais c'est plus fort que toi.

Tu le vois sortir et tu t'installes un peu mieux, soupirant silencieusement. Tu fixes le plafond et tu finis par fermer les yeux, te disant qu'un peu de repos ne te ferait pas de mal. Tu somnoles à moitié, ne pouvant t'empêcher de te demander si un jour, tu serais capable de changer... de ne plus être aussi méfiant et distant envers tout le monde. Certes, tu ne l'étais pas autant avec ton vieil ami, mais vu le nombre de fois où il t'avait empêché de faire des conneries et vu les sermons que tu récoltais à chaque fois... tu avais fini par être convaincu du fait qu'il tenait à toi.

A l'inverse, tu te montrais peut-être plus rude avec Kei qu'avec les autres... possiblement car il se montrait "collant" selon tes dires. Tu ne savais pas quoi penser de lui, à vrai dire. Il prétendait qu'il tenait à toi, il disait qu'il n'aimerait pas te perdre... mais tu ignorais quelle facette de toi il refusait de perdre. Certainement pas Misery le hackeur de renom. Peut-être son collègue professeur... ou peut-être un passionné de chiffres comme lui.

Tu t'étais à moitié endormi sans t'en rendre compte, bercé par le calme des lieux. Le silence avait toujours été ton allié. Quand tes camarades étaient trop bruyants, tu te murais dans le mutisme. Dès qu'ils ne t'entendaient plus, tu avais la paix. Pourtant, tu n'étais pas si bruyant... possiblement que ta seule existence les gênait. A se demander qui n'était pas dérangé par ce que tu pouvais faire ou dire.

Tu fus cependant tiré de tes pensées et éveillé en sentant quelque chose sur ta joue, quelque chose de léger et tiède.


Allez, on se réveille. Tu seras mieux dans ton lit que dans celui de l’infirmerie. Je t’emmène.

Tu rouvris les yeux avec un peu de mal, te retenant cependant de ronchonner à voix haute. Il te fallut cinq secondes avant de te souvenir du pourquoi tu étais à l'infirmerie, et du pourquoi Kei était présent à côté.

"Je suis vraiment obligé de rentrer chez moi ?"

Seul chez toi, tu n'étais pas certain de trouver le sommeil. Certes, tu somnolais il y a peu de temps, mais c'était davantage lié à l'épuisement causé par le manque d'air. Tu risquais fort d'être à nouveau victime d'une de tes insomnies chroniques... sans compter que Vlad s'étonnerait de te savoir déjà rentré. Et tu n'avais aucunement envie de lui dire pourquoi tu étais revenu plus tôt.

"Enfin... si j'ai pas le choix..."

Tu te redressas, retirant tes lunettes pour te frotter les yeux. Tu voyais horriblement mal sans tes lunettes, et c'était un handicap permanent, surtout en sachant que tu ne tolérais pas les lentilles de contact...
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