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L'amour est au-delà de la raison. || Pv Aiji
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Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Jeu 22 Avr - 7:49

L'amour est au delà de la raison
Infection 13 || Dope


22/02/2110

Tu continues de le soigner, tu en veux à ses parents, tu veux les tuer là, de suite ! Toutes ses marques.. Elles sont atroces à tes yeux, chez les autres cela te choque mais pas sur toi et, pour être honnête, tu voudrais que les cicatrices encore sanguinolente de Yuki soient sur toi... Il reprend ensuite la parole. Personne ne l'a vu ? Tu soupires, beaucoup ont dû le voir mais n’ont rien dit voilà tout.

«Je pense que les gens ont dû remarquer, du moins certains mais.... C'est plus facile de fermer les yeux que de les garder ouvert pour faire ce qui est juste»


Et lorsqu'il se demande s'il est mauvais s'en est trop pour toi. Tu te rapproches de lui et viens l'embrasser tendrement et  amoureusement. Déjà parce que tu en avais envie et parce qu'il fallait qu'il comprenne qu'il ne l'est pas.

«Arrête de dire ça s'il te plaît. Ce que tu dis c'est   juste une règles que tes parents t'ont inculquée dès ton plus jeune âge.... Tu es la personne la plus gentille que je connaisse je t'assure !»


Tu viens le serrer dans tes bras en évitant bien les coupures qu'il a sur la peau car certaines sont plutôt profondes. Tu vas devoir le soigner assez souvent pour que cela guérisse.

«J'ai fini de te désinfecter, tu veux passer la nuit avec moi ?»


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Invité

Anonymous

Invité

Ven 23 Avr - 3:21



Samedi 22 février 2110

Je ne comprends pas. Il n’y a pas de logique entre ce que je connais, ce qu’on m’a dit toute ma vie, et les paroles qui me sont données actuellement. Il en est de même entre mes savoirs, et les actions de mes parents lors de cette soirée. C’est pourquoi j’essaie de comprendre. C’est pourquoi j’essaie de mettre de l’ordre entre toutes ces informations qui semblent venir de deux puzzles différents. Au point que j’en viens presque à oublier la fine douleur que je ressens quand le désinfectant entre en contact avec chacune des gravures qui se trouve sur mon corps. Même la sensation de froid me paraît lointaine en comparaison avec cette vision du monde qui est en train de se déformer de seconde en seconde. Shan est loin de m’aider, renforçant l’idée que je ne suis pas une bonne personne par les mots par lesquels il ne cesse de me qualifier. Je me demande s’il m’a toujours vu ainsi, comme un être sans aucune intelligence qui est incapable de se débrouiller par lui-même. Puis-je réellement lui donner tort ? Après tout, lui aussi dit que je suis malade. Depuis le départ, il est également le premier à avoir vu que quelque chose n’allait pas avec mes parents. Et moi, je ne l’ai pas cru. Moi, j’ai rejeté en bloc toutes les mises en gardes qui m’ont été faites. Désormais, je n’ai pas le droit de m’en plaindre.

Répondant à mon interrogation, Aiji va dans le même sens que Shan. Je suis malade et si personne ne m’en a parlé c’est parce qu’ils ont voulu jouer aux trois singes qui présentent la surdité, le mutisme et la cécité. Je me suis toujours demandé pourquoi il existait une telle effigie. Aujourd’hui, je me dis que ça doit être pour apprendre une leçon aux humains. Peut-être y a-t-il une histoire concernant ces singes destinée à enseigner les conséquences de ne pas faire attention à ce qui nous entoure et de ne pas en parler autour de soi ? Mais si tel est le cas, pourquoi ne serait-elle pas enseignée ? Non. Il doit y avoir une autre raison derrière le manque de réactivité derrière la découverte de ma prétendue maladie. Et je ne vois rien d’autre que la possibilité que ce soit parce que je suis un être mauvais, inutile et horriblement défectueux par rapport à mes pairs.

Poussé par les paroles de mon meilleur ami qui serait le fruit de mon imagination, je pose une nouvelle question à Aiji. Une destinée à lui faire comprendre les pensées qui me traversent mais dont je doute. Un doute prononcé par le fait que je n’en sais rien. Je suis complètement paumé et j’aimerais que la déchirure qui se fait dans mon esprit cesse. Je perds pied. Non pas que je perds conscience, mais je ne sais plus où se trouve la frontière entre la réalité et le mensonge. L’imagination et la vérité. Peut-être que si j’avais des réponses je n’aurais plus aussi mal à la tête ? Je me pose encore beaucoup de questions, toutes agrémentées par des paroles blessantes et dénigrantes de Shan, jusqu’à ce que Aiji m’aide à calmer tout cela. Un baiser de sa part suffit à cela. Un baiser auquel je réponds comme je le peux avec mes maigres connaissances et mes sentiments inconnus pour lui alors que je ferme les yeux avec sérénité pour la première fois depuis le début de cette soirée. Je me sens presque triste quand il se sépare de moi, mais je le laisse faire pour le regarder dans les yeux.

Comme toujours, il me dit que c’est la faute de mes parents. Mais, étrangement, contrairement à d’habitude, je n’ai pas la force de le contredire. Je n’ai pas les mots pour les protéger des accusations qui sont actuellement faites. J’ai envie, malgré tout, de les dédouaner de tous les maux qu’on leur met sur le dos. Malheureusement, quand je ferme les yeux, je vois à nouveau toute l’horreur de cette scène qui m’a été imposée, en plus des hurlements stridents et déchirants du chatons qui n’a rien demandé à personne. Une nouvelle larme roule sur ma joue alors que je pense à tout cela pour la énième fois. Je ne me sens pas capable de l’oublier d’une quelconque manière.

Quelle faiblesse !

Juste pour un chaton…

Et moi alors ?!


Je ne sais pas si je suis aussi gentil que Aiji me le dit, mais ses paroles gonflent mon coeur d’un sentiment encore inconnu. Il est chaud et confortable. Je porte alors une main légèrement fébrile au niveau de mon organe vital qui bat à un rythme régulier, les yeux légèrement dans le vague. Quelle est donc cette sensation ? Quelle est sa signification ?

C’est avec grand plaisir que je vais me blottir dans les bras de cette personne que j’affectionne plus que je ne saurais le dire. Serrant son tee-shirt entre mes doigts, je cale ma tête dans son épaule, juste au-dessus de son propre cœur dont je peux deviner les battements. Une jolie musique qui disparaît par le son de sa voix qui peut paraître comme un chant. Ma prise s’affermit sur mon haut et mes muscles se tendent afin que je puisse le serrer un peu plus dans mes maigres bras. Et, assez calmement, je réponds à sa proposition en hochant doucement, presque imperceptiblement de la tête :

Je veux pas être loin de toi… Être comme ça me donne une sensation que j’aime beaucoup. Et, aussi… je peux fermer les yeux sans voir le chaton… ou Shan…


J’ai cru qu’t’allais encore m’oublier !

Ingrat…


Doucement, je me mords la lèvre inférieure le temps d’un instant. Et, descendant ma tête pour poser ma tête au-dessus de son cœur, je profite du son régulier que je peux entendre. Ce n’est qu’après plusieurs minutes que je reprends malgré la douleur que je ressens encore dans ma gorge :

J’ai voulu ramener un chaton à la maison, mais… je l’ai juste amené à la mort… Il hurlait. Shan aussi après. Je… Je voulais juste m’occuper de lui… je croyais qu’il était comme Shan…


Ravalant de nouveaux sanglots, je me tais en passant une main sur mes yeux. Puis, soufflant doucement pour garder mon calme malgré ma gorge de plus en plus nouée, je continue :

Quelqu’un m’avait prévenu… On m’a dit que mes parents allaient… s’en prendre à ceux que j’aime…


T’aurais dû l’écouter…

T’as pas l’droit d’pleurer !!!

Salop !


Il avait raison… Alors, toi aussi… Et aussi… pour la maladie… … C’est pas comme j’connais… plus maint’nant…


Non, maintenant que tout ce que je connais depuis ma petite enfance est de plus en plus ébranlé, je ne dois plus voir les choses comme avant. Pourtant, je garde encore un léger espoir. Celui que mes parents ont bel et bien pour vocation de m’éduquer mais qu’ils s’y prennent très mal. Je veux encore y croire sans quoi je ne sais pas si je pourrais rester “gentil”.
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Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Jeu 29 Avr - 7:14

L'amour est au delà de la raison
Bemani (bass cover) || TSMW


22/02/2110
Tu es tellement triste . Tu en veux tellement à ses connards de parents de lui faire toucher le fond ainsi. Qu'ont-ils contre lui ? Tu ne comprends pas.. Même avec ta maladie tes parents ne te renient pas à ce point, ils sont juste un peu distants mais toujours là pour toi. Enfin, tu n'as pas envie d'y penser plus, tu te contentes juste de le serrer dans tes bras légèrement après l'avoir embrasser. Tu notes d'ailleurs qu'il a répondu à ton baiser, c'est la première fois, et c'est aussi la première fois que ton cœur s'emballe encore plus que lorsque c'est toi qui l'embrasse. Partage-t-il tes sentiments ? Tu ne sais pas mais tu veux juste profiter de cette nuit. Surtout lorsqu'il te dit qu'il veut rester près de toi parce qu'il arrive à fermer les yeux sans souffrir de ce qu'il s'est passé plus tôt dans la soirée. Tu lui caresses tendrement la tête et l'embrasses calmement sur le haut du crânes.

«Tu ne pouvais pas savoir Yu... Calme toi...»


À vrai dire tu ne sais pas trop quoi lui dire. Tu as simplement envie de buter ses parents qui l'embourbent dans du sable mouvant. Entendre ses sanglots dans sa voix t'est insupportable. Alors tu continues à lui caresser le visage puis tu descends lentement sur ses bras avant de te détacher de lui pour te lever.

«Viens on va dormir, tu auras moins froid sous la couette et je dors avec toi ne t'en fais pas. J'en ai très envie pour tout t'avouer...»



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Invité

Anonymous

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Jeu 29 Avr - 23:22



Samedi 22 février 2110

Si je veux dormir avec Aiji ? Totalement ! L’idée de rentrer à la maison me tétanise. Si j’y retourne, je vais me faire gronder parce que je me suis lavé alors qu’ils me l’ont interdit. Puis, même si je ne me fais pas prendre, que ce soit par un surveillant ou un de mes parents, je suis certain de ne pas parvenir à dormir. Il suffit que je ferme les yeux pour me rappeler, pour voir, les horreurs qui ont été commises plus tôt. Entendre les cris déchirants du chaton, notamment. Ou les appels à l’aide de Shan qui ne voulait pas mourir. Et voir… tout ce sang… Mon emprise se resserre sur Aiji alors que je ne me sens pas très bien. Je ne veux plus voir de rouge de ma vie ! Pas tout seul. Pas comme ça. Et être comme cela m’aide un peu à reprendre mon calme. Surtout avec les gestes du brun. Ses caresses sur ma tête qui m’apaisent puisqu’elles me permettent de ressentir sa présence à mes côtés. Si seulement je pouvais rester ainsi toute ma vie… Ne plus jamais le lâcher et, un jour, lui être utile d’une manière ou d’une autre. J’aimerais pouvoir lui offrir quelque chose pour tout ce qu’il m’offre depuis le jour de notre rencontre.

Je me détends légèrement alors que je me rends compte de ce que tous les gestes de Aiji sont doux et me réconfortent. C’est agréable… Ses paroles aussi le sont. Je tente donc de me calmer comme il me le demande bien que je ne sois pas certain qu’il ait raison sur un point : l’inconnu m’ayant dit que mes parents allaient s’en prendre à Shan, comment aurais-je pu ne pas le prévoir ? N’est-ce donc pas de ma faute pour ne pas l’avoir écouté ? J’ai du mal à comprendre la réelle signification de ses mots, mais je préfère lui faire confiance. Je me laisse donc bercer par sa chaleur, sa présence et ses mots. Si seulement je n’étais pas…

T’s’ras toujours faible !!
Te dédouane pas !!!!
Tout est ta faute !

Pour ne pas écouter Shan qui semble avoir pris plus de place qu’avant, je me concentre sur les battements de cœur d’Aiji. Ils sont réguliers et semblent aller de paire avec ses gestes sur ma peau. Cela me fait bizarre : quand il passe ses doigts à un endroit, j’ai l’impression de les sentir pendant longtemps. En plus de me donner des frissons. Mais j’aime bien. C’est doux. Chaud sur ma peau froide. Tellement agréable comparé à la souffrance que j’ai connu ce soir. Si seulement il pouvait continuer.

Malheureusement, ses mains arrivant sur mes bras dénudés, il se décale, met fin au câlin. Je grimace mais ne résiste pas. Je me relève même pour le regarder dans les yeux afin de comprendre.

Ce s’rait possible si t’étais pas aussi con !
Débile !!
Ferme les yeux, tu vas l’tuer.

Doucement, je détourne le regard sous l’impulsion des mots destructeurs de Shan. Je porte même une main pour essuyer une larme qui s’est échappé de mes yeux. Je n’ai pas le droit de pleurer ! Puis, je regarde à nouveau Aiji alors que je comprends que nous allons dormir ensemble. Mon coeur semble chauffer agréablement. Je suis content qu’il en ait envie. Je hoche donc la tête et remet le tee-shirt qu’il m’a prêté.

Tu prends trop d’place !!
Va à ses pieds.
Ouaf ! Ouaf !

Je grimace en me donnant un coup de l’éminence thénar pour faire taire cette voix qui devrait être partie. Ce n’est qu’après cela que je me glisse dans les couvertures pour attendre Aiji. A vrai dire, j’aimerais me glisser dans ses bras. C’est là et seulement là que je me sentirais calme. Et ce n’est que lorsque je suis avec lui, contre son coeur, son haut serré dans ma main comme pour l’empêcher de partir, que je murmure :

Merci, Aiji… Je voudrais toujours… toujours rester avec toi…


Shan ne me lâche pas. J’ai mal à la tête. Et j’ai la très nette impression que je vais faire des cauchemars. Mais je reste calme, concentré sur cet homme près de moi, qui me protège et qui me donne la sensation d’être quelqu’un de pas si mauvais.
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Aiji Hakata

Infecté souterrains

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Mer 5 Mai - 17:44

L'amour est au delà de la raison
Big bad wolf || In this moment


22/02/2110
Tu te détaches à contre cœur de Yuki pourtant tu sais que ce n'est que pour une ou deux minutes grand maximum. Parce que pour la première fois, vous allez dormir ensemble et ça, ça te fait très bizarre. Qui aurait pu croire qu'un être aussi pur que lui puisse apprécier une ordure sanguinaire comme toi ? Il te revient alors en tête la première fois où tu l'as rencontré, où tu l'as mordu, tu te mords l'intérieur de la joue à sang, sentant son goût ferreux que tu aimes temps. Depuis combien de temps ne t'en es -tu plus nourri ? Tu dirais peut être depuis que tu connais le garçon dont tu es amoureux ? Mais... Pour combler cela tu t'es mis à l'héroïne. Oh bien sûr tu n'en es tout de même pas un grand consommateur mais tu en consommes tout de même et pour Yuki... Tu t'en veux, tu t'en veux de faire encore des conneries. Enfin bref tu laisses pénétrer le jeune homme dans le lit lentement. Après tout ses plaies sont toujours ouvertes, même si elles ne saignent plus. Tu dois faire extrêmement attention. Après avoir éteint la lumière tu vas rejoindre Yuki sous la couverture et tu le fais se blottir contre toi avec douceur pour ne pas lui faire mal. Lorsque tu entends ses mots tu rougies, t'aimerait-il ? Serait-il en train de tomber amoureux de toi ? Tu ne sais pas mais tu lui embrasses le front en lui caressant les cheveux, prenant la parole à voix tout aussi basse.

«Et moi je ferais tout pour que tu sois à mes côtés pour toujours...»


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Invité

Anonymous

Invité

Dim 18 Juil - 17:43



Samedi 22 février 2110

Désormais, l'obscurité est notre univers. Je ne fais plus que distinguer ce qui m’entoure par rapport à ce que je connais de cette chambre qu’il me semble découvrir. Le lit de l’autre côté de la chambre, les étagères, armoires et autres meubles… Tous ces objets pourtant conséquents en termes de taille ne sont plus que des formes indistinctes auxquelles je n’offre que très peu d’attention. Même si c’était assez étrange de les voir ainsi au début, je suis bien plus inquiet de ce que compte faire Aiji. Je l’attends et je dois bien avouer que je crains qu’il ne décide de ne pas venir à mes côtés finalement. Qui sait ? Peut-être voudra-t-il élire domicile sur le sol ? Je ne le veux pas.

Oh ! Mais arrête donc d’pleurnicher !
Geignard !!
Il fait bien c’qu’il veut t’façon.
T’es vraiment horrible…
Qui voudrait d’toi ?
[...]

Encore, et encore, et encore… Shan ne s’arrête plus. Il a juste fallu que je pense à ma crainte de me retrouver seul dans ce lit pour qu’il se remette à me dénigrer autant qu’il le peut. Cela me fait du mal. Je ne pense pas être comme il me décrit. Pourtant, il me semble que, en un sens, il n’a pas tout à fait tort. Cela rend la chose assez difficile à supporter. Mais le pire reste tout de même que cela ne semble pas avoir de fin. J’ai beau le supplier silencieusement de me laisser tranquille d’arrêter et même lui promettre de changer, rien n’y fait. Sa colère n’a pas de limite et ses reproches aucune fin. Je pense même que je vais finir par pleurer à nouveau tellement je me sens mal…

Avant que les larmes n’envahissent mon visage, je sens un poids apparaître à côté de moi. Ce poids affaisse le matelas alors qu’il s’installe de plus en plus près de mon corps. Je sais de qui il s’agit. Cela ne peut être que lui. Je pose donc ma tête sur les tissus sans oser me caler contre mon seul ami. Demander me paraît même pire que faire le geste moi-même. Puis, soyons honnête, Shan ne m’aide pas à trouver un compromis en continuant à me critiquer dans tout ce que je pense et fais. Je n’ai aucun répit. Même en sachant pertinemment qu’il avait tort en ayant l’envie d’être à ses côtés, je ne peux m’empêcher de lui donner du crédit. Il doit avoir raison. Comment cela pourrait-il en être autrement ? Impossible.

Mon enfer moral prend finalement fin. Je ne comprends pas totalement comment. Je n’arrive pas à savoir ce qui a été le déclencheur. Tout ce que je parviens à voir est que Shan s’est enfin arrêté. Il a enfin fait une pause. Je ne sais pas pour combien de temps, mais je ressens un immense soulagement, même si j’aime le chat désormais disparu et que je me sens coupable de ce qui lui est arrivé. Parce que, même si je suis malade et que Shan a toujours été une de mes inventions, il n’en est pas moins que je ne l’ai jamais vu autrement que comme un être de chair et de sang. Je l’ai toujours vu comme mon seul soutien pendant de nombreuses années. Je n’arrive donc pas à me défaire de cette image. Doucement, je ferme les yeux. Cela me permet de mieux ressentir et entendre. C’est ainsi que je me rends enfin compte que je suis dans les bras de Aiji. J’en suis surpris. Comment cela est-il possible ? … Peu importe. En réalité, je suis bien trop heureux pour vouloir trouver une raison. Je me sens enfin apaisé. Après tout, je suis à ses côtés, dans ses bras. Je parviens enfin à me détendre…

Mes mots de remerciements font leur chemin jusqu’à leur destinataire. Je ne m’attends pas spécialement à une réponse. Pourtant, je ressens les douces et chaudes lèvres du brun avant que ce ne soit sa voix qui me parvienne sur un ton égal à celui que j’ai utilisé plus tôt. Ses mots sont aussi beaux que sa voix grave. Comment ne pas m’attacher à lui ? Comment ne pas en demander plus ? Je me sens si détendu et heureux à ses côtés. Tant et si bien que le sommeil ne met pas longtemps à me rattraper, me poussant à fermer les yeux pour le reste de la nuit. Je dors profondément jusqu’au matin, ne me rendant pas compte du retour de la colocataire de Aiji plus tard dans la nuit. Tout ce qui m’atteint désormais, ce sont des rêves et des cauchemars dont aucun n’est assez puissant pour troubler la quiétude qui m’a enfin enveloppé.
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