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L'amour est au-delà de la raison. || Pv Aiji
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Dim 28 Fév - 23:31



Samedi 22 février 2110

Cette semaine, je suis allé régulièrement dans les souterrains pour trouver Aiji. Grâce à cela, j’ai également fait des rencontres plus ou moins bonnes. Je ne suis pas sûr de pouvoir en juger étant donné que je ne sais apparemment pas porter un bon regard sur ma propre personne. Mais j’apprécie les moments que je passe là-bas malgré les quelques passages douloureux que j’ai vécus. La peur et la douleur… il s’agit de mon lot quotidien, donc j’y fais attention mais pas assez pour noyer la douceur qui arrive lentement dans ma vie. Shan est également là pour me rappeler que tout n’est pas noir dans ma vie. Il a l'œil sur ce que je ne peux voir par moi-même, tout comme Cyfer est la mémoire de Yubel selon ce dernier. Je me rappelle que c’est une des premières choses qu’il m’ait dites lorsqu’il m’a trouvé alors qu’il venait de blesser quelqu’un. Si je me rappelle bien, c’était parce qu’il souhaitait savoir d’où j’arrivais, si je faisais partie des souterrains ou non. Me rappeler de ce moment me laisse des sentiments contraires. Aussi positifs que négatifs. Pourtant, malgré cela, je suis certain de pouvoir ranger ces souvenirs dans la catégorie des “bons” puisque j’apprécie y repenser. A côté de cela, j’en ai connu des bien pires.

Malheureusement, la fin de semaine arrive bien trop rapidement et je suis obligé de rentrer chez mes parents. Je ressens de la peur et une envie constante de fuir alors que je marche dans les rues qui me ramènent à la maison. Ce que je vis là-bas me laisse un goût amer persistant en bouche car cela me semble terriblement moins heureux que les moments avec ces personnes qui veulent croire que je suis une bonne personne et qui restent avec moi malgré le temps qui passe et le fait que je sois étrange. Pourtant, je ne peux en vouloir à mes parents. Je ne peux toujours pas accepter ou même considérer qu’ils ne veuillent pas mon bien. Je suis persuadé qu’ils m’aiment et que je suis celui qui ne fait pas les choses correctement. Voilà pourquoi je laisse mes pas me mener vers mon avenir entre leurs mains pour accepter les punitions qui me sont réservées et leur amour douloureux. Il m’arrive de repenser à ce que m’a dit monsieur Kisanagi. Ou, plus exactement, mon chat de fortune ne se fait pas prier pour me le rappeler alors que les coups et les gestes de mes parents se font de plus en plus douloureux.

Samedi après-midi, alors que mon père vient de me montrer son amour, je suis sorti pour prendre l’air. Comme mes parents sont d’accord tant que je vais au parc à côté, je n’ai pas peur de le faire. Je me sens plus serein que lorsque je sors sans qu’ils m’aient donné cette autorisation. C’est donc un manteau gris et bien grand pour moi sur le dos que je marche dans les rues désertes de mon quartier. Je ne l’ai pas fermé car la fermeture éclair est cassée et que je n’ai aucun autre moyen de me protéger du léger vent qui passe à travers mon tee-shirt. Lui aussi est bien trop grand pour ma carrure. Il semble flotter autour de moi, contrairement à mon jean noir. Finalement, si je ne tombe pas malade ce sera sans doute grâce à mon écharpe. Celle-ci appartenait à une fille qui n’en voulait plus et qui l’a donné à ma mère. Cette dernière la trouvait trop simple et trop vieille pour elle, donc elle me l’a donné. La couleur rouge est délavée, comme partie par endroit, ce qui m’aide à l’apprécier un peu. Je n’ai pas la couleur du sang ou celles qui s’en rapprochent.

Le parc dans lequel j’entre est plutôt petit et simple. Il y a quelques jeux pour les petits enfants que j’aimais beaucoup quand j’étais plus jeune. Ils représentent un peu la liberté que j’aimais avoir avant de comprendre que mes parents m’aiment énormément. Désormais, le seul qui m’est accessible n’est autre que la balançoire sur laquelle je vais m’asseoir pour écouter un peu les sons de la nature à qui on a laissé un peu de place. Je déteste la ville car les sons sont agressifs, comme s’ils allaient me blesser à tout instant. Le chant de chaque oiseau est plutôt mélodieux et détonne grandement avec les crissements de pneus ou les cris des plus jeunes. J’aimerais pouvoir venir ici plus souvent. Mais la véritable raison de ma venue est un chaton qui passe de temps en temps dans le coin. Quand je le peux, je lui donne à manger. Malheureusement, aujourd’hui, je n’ai rien… Je me sens triste mais je sais que j’aurais quand même le droit à des câlins de sa part. Je me rappelle qu’au début, quand je l’ai rencontré, il me griffait et me mordait. Mais il a fini par arrêter et maintenant il est tout gentil avec moi.

D’ailleurs, il ne tarde pas à arriver. Il est très joli avec son poil blanc tigré gris. Ses oreilles sont souvent basses, mais je suppose que c’est parce qu’il est encore méfiant. Je peux comprendre : il doit survivre seul dans une grande ville en étant si petit… Il pourrait lui arriver n’importe quoi s’il vient à manquer de vigilance. Il est extrêmement courageux et il est vrai qu’il m’arrive de l’envier un peu. Je le regarde alors s’approcher de moi en trottinant et me penche doucement pour lui présenter ma main. C’est sans hésitation qu’il se frotte à moi après avoir senti mon odeur. J’ai l’impression qu’il vibre, c’est marrant. Mais je me sens triste en voyant des taches rouges sur son pelage. Doucement, je le prends sur mes genoux. Au début, je sens qu’il n’est pas à l’aise. Il prend le temps de comprendre puis, à mon grand étonnement, il se couche sur mes genoux. Il me laisse alors le caresser, regarder sa blessure sous son pelage et même lui offrir des bisous. Lui-même me fait des lèches sur le nez quand je suis penché sur lui. Ce moment de bonheur me fait oublier les brûlures sur mon cou et les déchirements qui me tiraillent.

Je reste un moment comme ça avec lui et Shan que je tiens dans le creux de mon bras. Puis, quand il est temps de rentrer, au lieu de laisser partir le chaton, je le prends dans mes bras et le ramène à la maison avec moi. Il ne râle pas et ne se débat pas, comme s’il comprenait que je veux seulement lui offrir une maison. Je me sens heureux que cela arrive. Je suis persuadé que mes parents seront heureux aussi de venir en aide à un chaton, surtout aussi gentil que lui. Il n’y a pas moyen que cela ne soit pas le cas. Après tout, ils ont grand cœur et ils sont capables de comprendre. Cela ne peut pas être autrement. Shan est un peu plus sur la réserve, mais il n’insiste pas. Il sait pertinemment que je ne l’écouterais pas. Il est rare que je fasse de tels caprices. N’est-ce pas pardonnable de vouloir demander quelque chose à ses parents ? Surtout pour le bien d’un être vivant.

Lorsque j’entre avec le chaton dans mes bras, je suis loin de m’imaginer que je viens de sceller le destin de cette petite vie qui vient à peine de commencer.

Une fois mes punitions terminées, mes parents me mettent dans ma chambre en m’interdisant de me laver jusqu'à demain matin. Je suis à genoux sur le sol. Mes mains ensanglantées reposent sur mes genoux. Je ne bouge pas. Je peine à respirer ou même à penser. Seules les images de ce qui vient de se dérouler sous mes yeux me hantent avec force. J’ai mal à la tête mais ce n’est rien en comparaison avec le reste de mon corps. Aucun son ne sort de ma bouche non plus. Je ne fais plus du tout attention à ce qui se passe autour de moi. Impossible que je le fasse. Cette violence… Était-elle réelle ? Est-ce possible de faire preuve de tant de cruauté ? Je suis le seul fautif, alors pourquoi ont-ils fait du mal à Shan et au chaton ? Pourquoi… ? Je n’arrive pas à trouver une autre réponse que celle-là : je suis le coupable de tout cela. C’est moi qui les ai tués. De mes mains… Je suis bel et bien… une mauvaise personne… Cette vérité, personne ne peut la retirer étant donné ce qui vient de se passer. Comment Aiji pourrait dire le contraire alors que je viens d’assassiner deux êtres que j’aime… aimais... énormément ?

Je ne fais tellement plus attention à mon environnement que je ne me rends pas réellement compte de ce que je fais. Je ne me rends pas compte que, au beau milieu de la nuit, alors que mes parents dorment à point fermé, je sors de la maison sans prendre la peine de mettre mon manteau, mon écharpe ou des chaussures plus chaudes que des sandalettes. Je suis encore couvert de sang. Sur mon cou, la trace des doigts qui m’ont serré sont visibles. Mon expression est complètement choquée et déconnectée de ce qui se passe autour de moi. Et c’est dans ce même état, la peau très refroidie par le manque de protection face au froid extérieur, que je me retrouve je ne sais par quel miracle dans les souterrains. Il m’arrive par moment de me taper contre les murs ou d’autres personnes. Mais je ne me retourne pas. C’est comme si je n’avais rien senti alors que je ressens parfaitement la vive douleur qui me prend à ce moment précis. Même lorsque cette personne n’est autre que Aiji, je ne réagis pas plus qu’avec les autres.
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Aiji Hakata

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Mer 3 Mar - 16:08



L'amour est au-delà de la raison

22/02/2110
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Les souterrains sont si vides depuis que tu ne croises plus Yuki,  enfin, tu le croises mais pas assez à ton goût. Peut être a-t-il menti en te disant qu'il avait aimé ton baiser ? Peut être que c'était juste pour se débarrasser de toi ? Non... Il n'était pas comme ça, tu le savais. Mais pourtant tu avais toujours ce poids sur ton cœur qui t'empêchait d'avoir un raisonnement logique. Tu étais donc assis sur un banc de la cours des internés en regardant la pluie commençant à tomber sur ton visage. Tu fermes les yeux doucement. Tu voudrais le revoir mais comment ? Tes larmes commence à couler légèrement et tu te les essuies du revers coude puis tu prends une aspiration sur ta cigarette. Quel con tu fais... Tomber amoureux de quelqu'un dont tu es sûr de ne jamais avoir cette amour en retour. Tu soupires. Une fois ta cigarette finie tu rentreras dans ta chambre. Victoria doit déjà dormir, au moins elle ne verra pas pas tes larmes et de toute façon qui s'en soucis ? Te levant tu tapes fortement un cailloux que tu fais voler, toujours la clope au bec. Te pourrir la santé s'est tout ce que tu sais faire après tout, non ? Pfff, tu le sais très bien et il n''y a personne pour t'en sortir. Tu as même commencé à te droguer, et pas de la meilleure des façons... L'héroïne... ça ronge jusqu'à la moelle, mais tu prends quand même tes précautions. Une seringue à usage unique et tu matos de bonne qualité. Pourquoi avais-tu commencé à en prendre ce truc ? C'est pire que la clope, ça rend encore plu accrocs. Tu secoues la tête, tu as pris ta dose tout à l'heure tu planes légèrement, l'effet commence à passer et je marche toujours tel un zombie en traînant des pieds et en allant en zig zag jusqu'à la porte et l'ouvre l'air absent,  ayant aussi l'impression d’être à bout de force et... C'est le cas. Ne regardant pas devant toi, la vue troublée  pas les larmes et la drogue. C'est donc tout naturellement que tombe à la renverse lorsque quelqu'un de fonce dessus. Tu te tiens la tête et va pour engueuler la personne mais relève la tête et reste béat face à ce que tu vois. Yuki, ensanglanté... Que s'est -t-il passé ? Tu paniques. Tu vois aussi la marque à son. Tu te relèves en et l'attrape par les épaules pour le regarder dans les yeux.

«Yuki ! Pourquoi t'es là ? Il s'est passé quelque chose ? C'est quoi ce sang ? Tu as besoin d'être soigné ?»









Dernière édition par Aiji Hakata le Mar 9 Mar - 7:04, édité 1 fois
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Mer 3 Mar - 18:29



Samedi 22 février 2110

J’ai mal partout… Je ne sais pas pourquoi je continue de marcher, ni même pourquoi j’ai commencé à marcher. Je crois que je voulais prendre l’air. Après tout, je n’ai pas eu l’interdiction de sortir de la maison, il me semble. Seulement celle de ne pas me laver. Les épices dans mes plaies me brûlent avec une intensité telle que j’en ai les larmes aux yeux. Des larmes qui pèsent mais qui ne sortent pas. A quoi bon pleurer alors que je suis le seul coupable de tout ce qui est arrivé. Je ne devrais pas exister, surtout si je mets en péril tout ce qui m’entoure. Comment peut-on me garder en vie si c’est pour me laisser faire des horreurs pareilles ? Je suis conscient de tout cela. Pourtant, j’ai très envie qu’on me dise que tout va bien se passer, que j’ai le droit d’avoir encore une fois une seconde chance. Je ne la mérite pas. Combien de seconde chance vais-je donc demander avant de comprendre que c’est inutile ? Et je le prouve encore en butant contre les autres, en ne leur demandant pas pardon et en passant seulement mon chemin tandis que je ne poursuis aucun but. La rédemption n’est clairement pas à ma portée, sinon je n’agirais pas ainsi encore et encore…

Je m’arrête un instant quand la dernière personne contre qui je viens de me cogner tombe au sol. Sur le coup, je pense que c’est moi qui n’ai pas réussi à rester debout sur mes jambes. Pourtant, il n’en est rien. Au contraire, je vois plus ou moins que c’est un garçon qui se trouve sur les fesses. Mais je ne fais pas plus attention que cela. Au lieu de m’en soucier plus amplement, je recommence à marcher de mon pas lent et traînant. Un pas. Le second reste sans suite car je suis retenu par la personne qui vient se placer devant moi. Cette fois, je m’arrête à temps puisqu’on me fait face. Je n’ai pas besoin de percevoir les distances pour comprendre que je ne peux pas aller plus loin. Que devrais-je faire ? Rien. Je ne peux pas le contourner puisqu’il s’est approché de moi pour m’attraper par les épaules. J’ai mal. Très mal. Mais je ne fronce pas les sourcils à cause de ça. Mon esprit ne semble pas le prendre en considération. Seuls les souvenirs les plus récents ont une importance capitale. Tant et si bien que je ne cherche pas non plus à me dégager.

Je n’ai pas les yeux particulièrement baissés. Au contraire, je regarde plus ou moins devant moi sans remarquer les détails qui m’entourent. Je vois donc le regard qui se plante dans le mien. Un magnifique regard que j’aime observer habituellement. Il me semble que cette beauté me sort légèrement de ce cauchemar qui se joue encore et encore dans mon esprit paralysé par l’horreur et le choc que je viens de subir. Pourtant, je ne bouge pas et je ne réagis pas. Il ne me semble même pas reconnaître la personne que j’aime le plus parmi toutes mes connaissances. Enfin… je crois ? Je ne peux pas en être sûr. Peu importe au fond… Ce n’est pas comme si je méritais une considération aussi forte. C’est déjà un miracle que mes parents acceptent de me donner l’amour dont j’ai besoin pour survivre. Sans eux, jamais je ne pourrai être ici en ce moment. Sans eux, je ne ferais que du mal autour de moi. Sans eux, je ne saurais même pas ce qu’est être une mauvaise personne. Je devrais leur être bien plus reconnaissant que je le suis. Pourtant, je n’arrive pas à comprendre… Pourquoi le chaton et Shan ont dû mourir ? Pourquoi… les ai-je menés à l’abattoir ? Était-ce mon véritable but ?

J’entends une voix familière sortir de la bouche presque hypnotisante de la personne qui me tient par les épaules. Il m’appelle. Ce garçon connaît mon prénom. Je le regarde alors un peu plus. Juste un peu. Et mon ouïe semble se débloquer petit à petit. Je crois comprendre qu’il est surpris que je sois là. Mais où suis-je ? Ne suis-je pas dehors ? Ou dans ma chambre ? Peu importe, non ? Au point où j’en suis, je peux être n’importe où du moment que je ne dérange personne. Ah… ! Peut-être que je suis justement en train de déranger quelqu’un. Lui peut-être. Il faut donc que je m’en aille si je comprends bien. Mais pour aller où ? Dans ma chambre ? Non, ce n’est pas ce qu’il me dit. Apparemment partir de là où je me trouve n’est pas une priorité. Qu’est-ce que c’est alors ? Pourquoi je sens une sensation de froid et de chaleur sur mes joues ? Je lève une main dans l’espoir de sentir ce qui se passe sur mon visage. Mais, en baissant les yeux, je regarde ma main ouverte, la paume en direction du ciel. Avec ce que je redécouvre, je ne vais pas au bout de mon geste. C’est quoi ce rouge ? Pourquoi ma main est pleine de rouge ?

Je tremble. Je tremble tellement qu’on peut le voir et le sentir très facilement. Mon regard est bloqué sur ma main couverte de ce rouge que je déteste. Ma respiration est très difficile. C’est comme si je manquais soudainement d’air alors que ma bouche est ouverte pour me permettre d’en avoir plus. J’ai… peur ? Je ne sais pas. Je ne saurais le dire. Ce que je ressens est terriblement angoissant. Et plus cette sensation d’angoisse prend de la place, plus mon état empire. Ça sent le fer. Je déteste cette odeur. Elle me rappelle encore plus ces images horrifiantes du chaton et de Shan entre les mains de ma mère. Le sourire de cette dernière. Le tout me donne un violent vertige qui m’empêche de tenir debout sur mes jambes affaiblies par la crise de panique que je suis en train de faire et dont je ne parviens pas à me défaire. La douleur dans tout mon corps n’arrange rien : sensation de brûlure intense, picotements violents, douleurs lancinantes dans mes tempes et mes cervicales... C’est insupportable ! Je ne sais pas comment faire pour m’en défaire. Il faut que j’appelle au secours. Et la seule personne vers qui je peux me tourner, à mes yeux, est Aiji. Je tente donc de l’appeler, mais je n’y arrive pas. Mes lèvres bougent sans articuler. Je n’ai pas assez d’air dans mes poumons pour créer un son correct. Seule la fin de ce prénom est potentiellement reconnaissable, mais même moi je ne le remarque pas.
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Aiji Hakata

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Jeu 4 Mar - 16:13



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
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Il a l'air totalement ailleurs. Qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'il soit dans un état pareil ? Couvert de sang malgré la pluie dehors, mais les tâches sur son t-shirt montrent bien qu'il s'est passé quelque chose. Toi qui pensais ne plus le revoir... Voilà qu'il revient encore en piteux état et peu vêtu. Ces parents ont encore profité de lui ? Il n'a pas l'air drogué, c'est déjà une bonne chose mais il tremble, il tremble tellement que l'on dirait qu'il va se faire une crise de spasmophilie mais tu en déduis bien vite lorsqu'il essaie d'ouvrir la bouche sans pour autant réussir à dire un seul mot. Une crise de panique tu en mettrais ta main à couper. Tu en as déjà fait et aux vues de comment il regarde ses mains ensanglantées tu comprends que c'est cela la raison de celle-ci. Il faut que tu sois là pour lui et lorsque son vertige se transforme en chute tout se passe au ralenti pour toi.

Tu le serres contre toi mais malgré tout il était déjà bien trop tombé et il t’entraînait dans sa chute. Tu fis donc ce que tu trouvais la chose la plus logique, tu te mis entre le sol et lui. Ça fait mal, il n'est pas lourd mais le choc a été assez fort, heureusement ta tête n'a rien eu. Tu te redresses pour te mettre sur les fesses en gardant tes bras autour de Yuki et en le mettant entre mes jambes.

«Tu m'as fait peur ! Respire doucement, ça va passer. Tu me raconteras si tu y arrives d'accord ? »


Tu restes un peu en retrait de sa tête il ne faudrait pas qu'il panique encore plus !

«Tu as besoin d'être soigné ? »



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Sam 6 Mar - 2:49



Samedi 22 février 2110

C’est à peine si je me rends compte que je tombe. Mon attention est bien trop portée sur mes mains ensanglantées et la raison pour laquelle c’est le cas. Ces souvenirs extrêmement récents et terriblement violents que j’aurais préféré ne jamais avoir vécu. J’ai découvert une facette de mes parents que je ne connaissais pas et qu’il aurait mieux valu que je découvre. Désormais, je suis obligé de prendre en considération ce qui m’a déjà été dit il y a quelques jours à plusieurs semaines, sans compter ceux qui m’ont tourné le dos entre-temps. Je souhaite tellement qu’ils aient tort. Tous, autant qu’ils sont. Malheureusement, actuellement, mes parents viennent de faire exactement ce qu’on m’a dit : ils ont fait du mal à des innocents. Qu’ils me blessent, c’est normal. Je le mérite et il est peu probable que ma vie ait une quelconque valeur assez importante pour que mes fautes puissent être pardonnées. Misère… Et cela m’amène d’ailleurs à ne pas me protéger de cette chute que je fais. A quoi bon ? De toute manière, ce n’est pas comme si cela allait inquiéter qui que ce soit. Pourtant, je ne ressens pas le choc qui aurait dû se produire. Ou pas aussi violemment qu’il aurait dû être.

Dans ma crise de panique qui ne s’est pas résorbée, je sens une douce chaleur à mes côtés et une odeur familière couplée avec celle du tabac. C’est grâce à lui que je ne souffre pas plus que c’est déjà le cas. Et cela ne me fait pas peur. Au contraire, il me semble reconnaître cette personne malgré le léger doute qui persiste et que je repousse autant que je le peux. J’ai besoin que ce soit lui. J’ai besoin que Aiji soit à mes côtés. Actuellement, ma tête est posée sur son torse, près de son cœur alors qu’il est assis à même le sol. C’est étrange comme beaucoup se mettent à ce niveau avec moi. Je sens ses jambes qui entourent mon corps toujours aussi tremblant et ses bras qui sont posés sur le tissu qui recouvrent mes blessures horriblement douloureuses. Je ne suis même pas capable de gémir à cause de la douleur à cause de mon état. Par contre, comme à une bouée de sauvetage, je m’accroche aux vêtements de cette personne qui semble me protéger et qui prétend avoir peur pour moi. Pour ne plus voir de sang, je ferme également les yeux, les sourcils froncés à cause de ma souffrance.

J'ai un peu de mal à comprendre tout ce qui m’est dit. Ou, plus exactement, le but du conseil qui m’est donné m’échappe et je ne vois pas pourquoi j’aurais le choix de lui raconter ce qui est arrivé ou non. En soi, ce n’est pas plus mal étant donné que je ne peux pas parler. Pas correctement. Et qu’il m’est impossible d’exprimer ces horreurs. Cela ne les rendrait que plus horribles ! Je me concentre donc sur la présence à mes côtés et sur les battements de son cœur. Lentement, très lentement, je commence à me calmer. Pour cela, je m’aide de la respiration calme que je ressens, mais je dois avouer que le fait de ne plus voir de ce rouge vermillon qui me donne envie de vomir. Malheureusement, je continue de le sentir sur ma peau et son odeur ferrique est toujours présente également. Le tout, sans parler de mon corps endoloris. Je ne suis donc pas apaisé non plus. Tant et si bien que ce n’est pas oralement que je réponds à cette question qu’il répète et à laquelle je n’ai pas pu donner la moindre attention  plus tôt.

Après avoir hoché doucement la tête, je resserre doucement ma prise sur ses vêtements. Cela me demande énormément d’efforts pour marmonner d’une voix brisée, tendue et plaintive :

Pas l’droit… C’est… ma puni… … punition

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Aiji Hakata

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Dim 7 Mar - 6:53



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
Thousenfold || Eluveitie

L'avoir si proche de toi te fait un bien fou si on oublie qu'il est tombé suite à une crise de panique mais, peu à peu il se calme. Tu le serres doucement pour le réchauffer. Il ne dois pas trembler que à cause de l'horreur qu'il a dû vivre mais aussi du froid vu son accoutrement. Tu remarques aussi quelque chose que tu n'apprécies pas. À travers son t-shirt on peut voir une couleur bizarre sur la plaie que tu soignes depuis quelques jours. Celle-ci s'étant infectée tu n'as pas envie que cela parte en septicémie. Tu es sûr que cette couleur est faite de la main de l'un de ses parents. Tu ne sais pas ce qu'il y a sous son t-shirt, tu as peur de le découvrir mais il va falloir le soigner. Encore... Qu'importe, pour lui tu es prêt à faire n'importe quoi, après tout il est celui que tu aimes, n'est-ce pas ? Celui pour qui tu as eu ce coup de foudre il y a quelques semaines bien que tu ne lui aies pas avoué. Il va sûrement avoir peur de toi si tu lui dis donc tu te tais, tant que tu peux le voir cela te va, même si la plupart du temps il est dans un triste état . Tu aimes t'occuper de lui mais tu préfères tout de même l'embrasser plutôt que d'avoir à le soigner. Mais cette dernière chose tu l'as fait tout de même sans broncher, il faut aussi que tu prêtes attention à ça, c'est même évident. Cependant il ne semble pas vouloir parler de ce qui lui est arrivé et pourquoi il a fait une crise de panique. Pourquoi s'est-il retrouvé dans les souterrains ? Tu supposes que c'est la faute de ses parents mais... Qu'ont-ils fais ? Bref tu ne dis plus rien alors que lorsque tu lui demandes s'il doit être soigné il t'explique, à bout de force tu supposes, que c'est sa punition. Voilà... Ses parents lui ont encore laissé croire qu'il a fait quelque chose de mal. Tu te mords l'intérieur de la joue. Si tu les vois un jour...

Bon... Bien qu'il en conclut que ceci est sa punition tu dois lui faire prendre une douche et soigner sa plaie. Tu te relèves en l'aidant et, bien que tu ne sois pas si musclé que ça tu passes ton  bras derrière ses genoux et le bascule sur le dos de ton autre bras extrêmement lentement en prenant la parole.

«Ne bouge pas s'il te plaît et n'aies pas peur... Je ne vais rien te faire, je veux juste que tu prennes une douche. Je te prêterai des habits et je te soignerai ensuite même si c'est ta punition...»


Tu commences donc à marcher dans les couloirs pendant pas plus de cinq minutes et arrives aux douches. Tu le poses à terre et le regarde.

«Prends ta douche s'il te plaît, je vais te chercher des affaires»


Sur ces paroles tu vas dans ta chambre prendre un t-shirt manche longue et un pantalon, bien que tout cela lui ira un peu large. Tu retournes dans les vestiaires et pose les affaires ainsi qu'une grande serviette pour qu'il se sèche et le préviens avant de sortir des vestiaires pour l'attendre appuyé dos au mur.


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Mar 9 Mar - 3:43



Samedi 22 février 2110

Je ne peux pas expliquer ma souffrance autrement. Cela ne peut pas être autre chose qu’une punition. Surtout après ce qu’il s’est passé. Je suis une mauvaise personne puisque je suis celui qui a amené deux chats à la mort. Je ne pouvais pas deviner que cela arriverait, mais j’aurais dû savoir qu’il m’est interdit de ramener des animaux à la maison. Nous n’avons ni chat, ni chien qui nous appartienne et ma mère chasse tout animal qui entre dans la cour. Pourquoi n’y ai-je donc pas pensé plus tôt ? Désormais, je suis obligé de souffrir pour intégrer la leçon correctement. Je n’ai pas le droit de recevoir le câlin que Aiji me donne. J’aurais dû tomber sur le sol et accueillir cette souffrance comme une vieille amie pour être une bonne personne. Alors, pourquoi le brun l’a empêché ? Et, maintenant, il veut également me soigner, que je me lave… Je n’en ai pas le droit, alors pourquoi veut-il que je le fasse ? Ce n’est pas logique. Je n’ai pas le droit de désobéir à mes parents et j’aimerais qu’il le comprenne. Pourquoi va-t-il toujours à leur encontre ? Le fait-il aussi avec les siens ? Ou… ? Il me semble entendre quelque chose de sourd qui me fait mal à la tête au point que j’en ferme les yeux en me crispant légèrement. Qu’est-ce que cela peut bien être ?

Doucement, en prenant le temps de m’aider à me relever, Aiji se redresse et défait son étreinte pour se mettre debout. Il reste à mes côtés, attentif à mes pertes d’équilibre, mes besoin d’appuis et mon état. Pour quelle raison ? Cela ne sert à rien puisque je suis puni. S’il rend le moment plus doux, je n’apprendrais jamais. Pourtant, il ne s’arrête pas là. Je ne comprends pas pourquoi il se baisse par la suite sans reculer. Puis, l’instant d’après, alors qu’il m’a semblé que le monde était en train de se renverser, je me retrouve dans ses bras. Je ne comprends pas ce qu’il se passe ou même à quoi il pense. Même la raison de son geste m’échappe. J’en suis muet à cause de la surprise. Je ne sais pas du tout comment réagir. J’ai mal au dos puisque son bras appuie sur une des gravures. Néanmoins, je ne me plains pas. Je préfère me taire. D’autant plus qu’il me demande de ne pas avoir peur, ni de bouger. Je l’écoute me parler de manière rassurante alors que j’ai l’impression de vivre quelque chose d’unique. Seulement, pourquoi veut-il tant que je prenne une douche alors que cela va juste user de l’eau qui pourrait être utile à d’autres ?

Plongé dans mes doutes et interrogation, je sens également que je me sens en sécurité dans ses bras. Malgré la douleur qui irradie sans cesse mon corps, et plus exactement mon thorax et mes bras, je me blottis contre lui en attrapant ses vêtements. Depuis le début, mes deux bras sont contre moi, mais cela ne m’empêche pas de m’accrocher à lui comme plus tôt. Bien que cela soit contradictoire avec tout ce que j’ai appris et qui me semble aujourd’hui normal, je me sens soulagé qu’il soit celui qui m’a trouvé dans ces couloirs. Je ne m’attendais pas vraiment à le voir, à être là et encore moins à ce qu’il cherche à tout prix à m’aider malgré ce que je lui ai dit. Je ne sais même pas si je m’attendais à quoi que ce soit. Mais, maintenant, je voudrais juste être dans ses bras. Tant pis pour les vêtements propres. Tant pis pour mes blessures. Tant pis pour mes parents. Tant pis si je mets en péril mon objectif de devenir une bonne personne. Tant que je suis aux côtés de Aiji, plus rien n’a d’importance.

Le chemin qui nous mène aux douches est beaucoup trop court. J’aurais voulu rester dans ses bras bien plus longtemps… Pourtant, quand il me lâche dans les douches pour me laisser aller me laver, je ne rechigne pas. Ce n’est pas comme si j’avais le choix, de toute façon. Je ne me sens pas bien, encore, et je m’assieds assez rapidement sur un banc non loin pour ne pas tomber à cause d’un nouveau vertige. Je ne comprends pas pourquoi je me sens aussi mal… Et j’ai beau chercher, je ne vois qu’une seule raison : le souvenir de ce qui vient de se passer avec mes parents. Je ne vois pas ce que cela pourrait être d’autre. De toute façon, il ne m’est pas vraiment donné le loisir d’y penser plus longuement. A nouveau, le brun me demande de prendre une douche le temps qu’il aille chercher des affaires. Je hoche doucement la tête et le regarde partir. J’aurais préféré qu’il reste avec moi. Tout seul, je me sens perdu… Et le bourdonnement dans ma tête revient également de plus belle.

Après avoir pris le temps de chasser cette gêne auditive, je prends le temps de me déshabiller. Chacune de mes blessures est sanguinolentes. Certaines sont très grandes. D’autres beaucoup plus petites. Toutes sont des kanjis formant des mots. L'ordre de mourir. Des insultes comme “connard”, “enfoiré”... Ou d’autres mots comme “meurtrier”, “assassin”... Rien qui soit positif. En général, je ne comprends pas pourquoi j’ai reçu de tels cadeaux. Mais, aujourd’hui, cela me semble parfaitement normal. Je suis un meurtrier qui ne mérite pas de vivre sa vie comme si de rien n’était. C’est donc le cœur terriblement lourd et au bord des lèvres que je vais sous la douche. S’il m’est possible de choisir la température, je mets l’eau froide. Clairement, ce n’est pas agréable. Je n’aime pas cela. Mais j’ai l’habitude puisque c’est exactement ce que je fais tous les matins : prendre une douche froide. Ce soir, du rouge coule près de mes pieds et me donne l’impression que je vais encore tomber. En plus de cela, toutes les épices viennent parfois donner des teintes légèrement différentes au rouge écarlate que je déteste de toute mon âme. Et encore plus aujourd’hui !

Lorsque j’ai terminé ma douche, j’ai clairement froid et je le ressens plus qu’autre chose. Mais je n’avais pas le choix, surtout pour enlever toutes les saletés qui parcouraient mon corps. Pourtant, claquer des dents n’est pas du tout agréable… Je sors donc de la douche pour rejoindre les vestiaires. Non loin de là, je trouve, comme Aiji me l’a promis, de quoi me sécher et m’habiller. Je peux vraiment lui faire confiance. Je doute que je sois digne de lui. Je ne le mérite pas… Et c’est en pensant douloureusement à cela que je me sèche précautionneusement en faisant attention à mes blessures. Tant qu’à faire, puisque la punition a été adoucie, pourquoi la continuer ? Cela ne sert à rien…

Dire que mes parents m’ont interdit de me laver avant demain matin… Que va-t-il m’arriver parce que j’ai désobéi ? Je vais encore me faire punir. Mais de quelle façon encore ? Je sens l’inquiétude et la panique monter à nouveau. Mes tremblements redoublent, ce qui me donne des difficultés à m’habiller. Je finis néanmoins par rejoindre Aiji. Ce dernier m’attend à l’extérieur des vestiaires, adossé au mur. Je le regarde et lui rend timidement sa serviette, silencieux. De mon autre main, je tiens mes vêtements couverts de sang en évitant de les plaquer contre moi, quitte à ce qu’ils traînent par terre. Je ne vois pas en quoi cela serait gênant maintenant. Je ne sais pas quoi lui dire. C’est à peine si je tiens correctement sur mes jambes. Et je doute pouvoir dire un seul mot sans que cela me rende malade. Je me sens tellement horrible… J’ai envie de pleurer…
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Aiji Hakata

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Sam 13 Mar - 12:40



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
Run run run   || Tokio Hotel

Avec tout ça tu restes pensif, là, accoudé au mur, pendant que Yuki se douche. Tu as bien besoin de prendre une clope pour réfléchir, on dirait pas mais ça t'aide à chaque fois. Enfin bref là tu es à l'intérieur donc tu ne peux pas. Tu te demandes  ce qu'il s'est passé pour qu'il soit dans un état pareil. Ses parents... Si seulement tu pouvais les vider de leur sang, l'un après l'autre MAIS très lentement, surtout très lentement. Tu veux les faire souffrir, comme ils le font avec leur fils qui n'a rien demandé. Ça les arrange bien que celui-ci ait choppé le syndrome de Stockholm sûrement. Bande d'enfoiré... Tu serres le poing et la mâchoire. Tu as envie de taper dans le mur ce que, inconsciemment tu fais. Assez fort pour entendre un os craquer. Tu regardes ta main et vois ton petit doigt pendre, disloqué. Il manque plus que ça. Tu le remets en place à la va vite et quelques secondes plus tard Yuki sort des vestiaires. Tu le regardes et lui souris, cachant bien évidemment la douleur que ton petit doigt te lance dans tout le corps. Tu prends la serviette qu'il te tend et remarque avec horreur qu'il y a plus de sang que prévu. Il faut vraiment que tu le soignes. Il a de la chance que ton désinfectant ne pique pas.

«Merci, viens avec moi j'ai de quoi te soigner dans ma chambre.»


Tu t'assures qu'il te suive pour prendre la marche et passer dans les couloirs pour te retrouver devant ta chambre après une ou deux minutes. Tu ouvres délicatement la porte, passant ta tête dans l'ouverture et, à ton plus grand soulagement remarque que Victoria n'est pas encore revenue. Tu ouvres donc la porte en grande et allume la lumière, faisant un signe de main au garçon que tu aimes pour qu'il entre. Une fois cela fait tu prends la parole.

«Assieds toi. Je suis désolé mais comme je dois te soigner j'ai besoin que tu retires ton t-shirt..»


Tu le regardes un instant puis te diriges vers ton meuble où sont rangées tes affaire et prends ta boite à pharmacie et reviens vers le jeune homme.

«Le désinfectant ne devrait pas trop piquer et j'en suis désolé si c'est le cas»


Tu serres doucement les doigts ayant fait un geste brusque avec ton petit doigt mais essayes de ne rien laisser paraître
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Jeu 18 Mar - 16:46



Samedi 22 février 2110

J’ai mal partout. Je ressens des brûlures partout sur mon torse, mes bras et mon dos. Et par les bras, je veux bien entendu parler de mes épaules et les zones au-dessus de mes coudes. Peut-être que mes parents ont remarqué les lignes sur mes avant-bras et que c’est pour cette raison qu’ils n’y ont pas touché. Ou… parce qu’ils ont fait en sorte de me tenir là pour éviter que je bouge pendant le temps des gravures. Je ne sais plus très bien. J’ai mal à la tête et j’ai du mal à penser. Mes souvenirs qui remontent sont les plus récents et je préfère les repousser autant que je peux. Ce n’est pas simple. A vrai dire, c’est quasiment impossible. Pourtant, je mets toute ma volonté dans cette tâche qui me déconnecte régulièrement de ce qui m’entoure. Heureusement, je parviens à m’habiller seul et sortir pour trouver Aiji. Mais cela a sans doute pris pas mal de temps. Cette déconcentration m’a également empêché de sécher correctement mes cheveux qui gouttent doucement sur le tee-shirt qui m’a été prêté. Je me demande à quoi il pense. C’est évident mais pas pour moi en cet instant. Il a l’air si triste…

J’ai la sensation que quelque chose ne va pas, mais ce doit être à cause de la douleur qui me parcourt encore sans relâche. Qu’est-ce que cela pourrait être d’autre ? Et ce qui en découle n’est pas vraiment rassurant. J’ai peur en regardant la serviette que Aiji a récupérée. Je sais parfaitement d’où vient ce rouge écarlate et cela ne fait que renforcer cette panique qui menace de s’emparer à nouveau de mon être. J’essaie de penser que ce n’est pas du sang, mon sang, mais des décorations de la serviette. Je ne suis pas dupe. Heureusement, c’est suffisant pour ne pas laisser mes émotions me faire perdre à nouveau le contrôle bien que je garde une attitude contrite face au brun qui me parle doucement. J’aime quand il le fait. C’est encore mieux quand, en plus, je suis dans ses bras. Doucement, je secoue légèrement la tête en signe de négation : il n’a pas besoin de me remercier. Je n’ai pas le droit de la garder. D’un autre côté, j’aurais préféré la lui rendre dans un meilleur état. Que puis-je faire pour me faire pardonner de cette erreur ?

Ne souhaitant pas rester seul, je me rapproche de lui et pince entre mon index et mon pouce un pan de son haut afin de le suivre sans me faire distancer. Je ne me sens pas concentré. Pas assez pour faire attention à mon environnement correctement. J’ai si peur de le perdre de vue, qu’il ne soit plus à mes côtés et que je sois incapable de le trouver par moi-même. D’un autre côté, j’aurais préféré qu’il me tienne la main. … Est-ce qu'être avec lui pourrait le mettre en danger, lui aussi. Je frissonne à cette idée. J’ai si peur… J’ai envie de pleurer… Je suis un monstre… Est-il possible de rester à mes côtés en sachant tout cela, combien je suis l'instigateur de malheurs ? J’en doute… Et cela me rend plus triste que je le suis déjà. Je ne peux pas lui dire. Je ne peux pas répondre aux questions qu’il m’a posées plus tôt. L’idée même est terrifiante et me fait trembler alors que je marche non loin de lui. Sa présence à mes côtés est rassurante…

Je ne sais pas du tout où nous sommes. Je laisse alors Aiji regarder derrière une porte un instant sans vraiment y faire attention. Je préfère un point fixe. Mes doigts me rattachant à lui. Dois-je le lâcher ? Je n’en ai pas envie. J’ai bien trop peur qu’il s’en aille loin de moi si je viens à le faire. Malheureusement, je viens à devoir m’y résoudre quand il me demande silencieusement d’entrer dans la pièce. Cette dernière étant allumée, je découvre une chambre. Elle est bien plus jolie et décorée que ce à quoi je m’attendais. Les garçons de ma chambre aussi se sont mis à l’aise, mais je ne l’ai pas pu. Même à la maison je n’ai pas de décoration sur mes murs ou mes étagères. Pour quoi faire ? De ce que j’ai appris toutes ces années, ce n’est pas quelque chose d’utile. Alors… pourquoi tout le monde le fait ? Je me perds dans mon observation un instant en m’asseyant à genoux sur le sol, non loin de là où est allé Aiji pour me séparer le moins possible de lui. Une main vient serrer le tissu du tee-shirt qui me couvre quand il parle à nouveau de me soigner. Je ne veux pas qu’il voit mon corps. J’ai déjà bien trop désobéi à mes parents… Je ne peux pas me permettre d’aller plus loin… Ce serait pire...

Je…


J’ai mal à la gorge et ma voix est cassée. Je n’arrive pas à en dire plus que ce mot qui, seul, est inutile. Mes poings sont serrés sur mon haut que je ne pense pas pouvoir retirer. Je secoue alors un instant plus vivement ma tête en signe de refus. Je tremble. J’ai extrêmement peur. Pas du désinfectant. Plus… de sa réaction. Et celle de mes parents. Surtout de mes parents. En y pensant, j’ai les larmes aux yeux et mon regard se baisse sur le sol. C’est difficile de ne pas pleurer…

Hu…

Qu’est-ce que c’est ? Cela me fait mal à la tête. Mes sourcils se froncent à cause de ça. Pourtant, cela n’arrange rien du tout. Au contraire soudainement j’entends une voix terriblement familière :

Hurle !!

J’ai le souffle coupé et je porte soudainement mes mains à ma tête. Non… Ce n’est pas possible… L’horreur s’empare de moi et je n’entends plus rien autour de moi. Les larmes tombent sur le sol que j’ai dans mon champ de vision. Que m’arrive-t-il ?!
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Aiji Hakata

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Mer 31 Mar - 10:14



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
Under the stairs || The Birthday Massacre

Avançant lentement vers ta chambre tu sens les doigts de Yuki s'accrocher à ton t-shirt. Tu te rends compte que tu l'as un peu laissé en retrait alors que tu ne le dois pas. Il est encore traumatisé de ce qui lui est arrivé, il a besoin que quelqu'un soit  près de lui. Par la présence certes mais aussi par la proximité, tu penses ? En tout cas il faut le croire au vue de ce qu'il vient de faire. Vous arrivez enfin à ta chambre et tu regardes en passant la tête entre l'encadrement et la porte pour vérifier que Vic' n'est pas là et par chance elle ne l'est pas. Tu ne veux pas que Yuki ait peur de voir quelqu'un d'autre que toi ce soir. Tu lui fais un signe de la main en ouvrant la porte pour l'inviter à rentrer avec toi. Tu le fais s'asseoir sur  ton lit. Il a l'air tellement déboussolé... Mais tu dois le laisser un instant, non pas pour aller loin, juste à deux mètres au plus pour prendre ta boîte à pharmacie et tu reviens pour la poser près de lui. Tu lui expliques que le désinfectant, techniquement, ne devrait pas brûler ni piquer. En tout cas ça ne te le fait pas lorsque tu dois soigner tes plaies qui sont souvent profondes. Lui demandant s'il peut retirer son t-shirt, il a l'air d'hésiter. C'est vrai que tu ne l'as jamais vu torse nu ou carrément nu. Et tu comprends que montrer toutes les cicatrices et plaies qu'il a actuellement doit encore moins lui donner envie de se mettre torse nu pourtant, il va le devoir.

«Yu'... Il faut que je te....»


Tu n'as pas le temps de finir que tu le vois porter ses mains à sa tête. Que se passe-t-il ? Il entend encore des voix ? N'en a-t-il pas l'habitude ? Tu ne comprends pas vraiment mais vois des larmes tomber sur le sol. Tu l'appelles , sans crier mais tu l'appelles et il ne semble pas t'entendre. Tu fais donc quelque chose que tu ne dois peut être pas faire mais tu dois le faire revenir à la réalité. Tu prends sa tête entre tes mains et viens l'embrasser tendrement.

«Yuki reviens à moi s'il te plaît ! Qu'est ce qui se passe ?»

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Jeu 1 Avr - 4:18



Samedi 22 février 2110

Mon premier réflexe en entrant dans cette chambre inconnue a été de m’asseoir au sol pour éviter de tout salir. Aussi, je ne souhaite pas m’imposer alors que je ne devrais pas être là. Je ne le devrais pas, mais je suis rassuré d’être aux côtés de Aiji qui est la seule personne sur cette terre en qui j’ai réellement confiance. La seule avec qui je veux être en tout instant. Je suis d’ailleurs attristé de ne pas pouvoir lui sourire plus souvent. J’aimerais pouvoir lire autre chose que de l’inquiétude dans son regard quand il pose ses yeux sur ma personne. Il faut croire que je suis destiné à rendre les autres malheureux. Et c’est dans ce genre de moment que je me rends compte à quel point je suis mauvais : au lieu de le laisser en paix pour éviter de le blesser continuellement, c’est toujours vers lui que mes pas me dirigent et c’est toujours dans ses bras que je vais me réfugier. Ce, depuis notre première rencontre. En quoi suis-je une bonne personne puisque je ne le préserve pas juste pour satisfaire mon propre bonheur ? Pourtant, loin de m’en vouloir, à moins qu’il ne me le montre tout simplement pas, il se préoccupe de moi, de mon bien-être à chaque fois. Il est trop gentil et me le montre encore une fois, ne me laissant que peu de temps sur le sol. Avec force de persuasion et de tendresse dans ses gestes à mon égard, il me fait asseoir sur son lit avant d’aller chercher sa trousse de soin.

Encore une fois, je ne fais pas assez attention à mon environnement. Je ne vois pas grand-chose de ce qui se passe autour de moi. J’ai beaucoup de difficultés à retenir mes nausées alors que les images de mes plus récents souvenirs me tourmentent dans le silence. J’entends un peu des bruits de meuble, mais je n’y fais pas vraiment attention, ne posant mon regard sur le brun quand il revient vers moi. La boîte qui contient le désinfectant qui, apparemment, ne pique pas, est posée à côté de moi. Mais ce qui retient le plus mon attention sur le coup est la demande qui m’est faite. Je ne peux pas retirer mon tee-shirt. Je ne peux pas même si c’est Aiji qui me le demande. J’hésite tout de même un instant. Malheureusement, c’est la peur terrible de ce qui pourrait arriver ensuite, ce qui pourrait arriver à cette personne que j’affectionne énormément, qui me pousse à refuser d’accéder à cette demande, même si c’est pour mon bien.

Le pire reste encore à venir. Je n’arrive pas à entendre le reste de la phrase de Aiji qui vient de m’appeler par un surnom. Le premier que je reçois tiré de mon prénom, mais dont je ne peux pas profiter à cause de la souffrance physique et émotionnelle que je ressens. Comment cela se fait-il que j’entende Shan ? Il est mort. Je l’ai vu de mes propres yeux. Il a subi le même sort que le chaton. Alors… Comment ? Pourquoi ? Il est là pour se venger ?

Hurle !!

Je me sens mal et j’ai envie de me frapper la tête contre un mur tant je ressens une souffrance insoutenable. Je ne vois plus rien. N’entends plus rien d’autre que cette voix douloureusement familière. J’ai même des difficultés à respirer à cause de la panique. Des larmes démontrent également mon mal-être.

Ce qui me sort très lentement de cet état est une sensation que j’aime énormément sur mes lèvres. C’est doux, chaud et apaisant… J’aurais aimé le ressentir plus longtemps encore. Malheureusement, ce n’est pas possible. Je tremble comme une feuille et mes larmes ne cessent de couler. Mes yeux se fixent sur ceux de Aiji qui me parle doucement. Je vois bien que je l’ai encore terriblement inquiété. Comme toujours. Même moi, malgré mon état, je peux m’en rendre compte. Son expression est suffisante, mais ses mots aussi sont démonstratifs. Il me demande d’ailleurs ce qui se passe. Mais comment lui expliquer ? Je ne comprends pas moi-même. Je cherche mes mots. Ils me manquent. Pourtant, à mi-voix, d’une manière plutôt plaintive, je tente de lui expliquer comme je peux :

C-c’est Shan… … Il… il hurle… Mais…


Mes tremblements se font plus forts à mesure que je parle. Je n’arrive plus à savoir si c’est la peur, le froid, la douleur ou l’horreur qui me met dans cet état. Surtout que je continue à entendre comme des échos de sa voix que je peine à comprendre. Pourtant, je continue malgré la difficulté énorme que je rencontre :

Mais… mais il devrait pas… Il… il n’est… plus là… Il est…


Je n’arrive plus à terminer. C’est trop compliqué pour moi d’avouer que mon meilleur ami ne sera plus jamais à mes côtés. Il est mort. Tout comme le chaton. Doucement, j’enroule mes bras autour du cou de Aiji pour lui faire un câlin alors que je me mets à sangloter. Instinctivement, je fais tout pour étouffer ma voix et les hoquets incontrôlables qui me secouent. J’ai besoin de lui, sa présence, sa voix, son odeur, sa chaleur… tout ce qui fait de lui une personne à part entière. De personne d’autre. Mais, d’un autre côté, j’ai si peur qu’il lui arrive quelque chose par ma seule faute… Jamais je ne me le pardonnerais si cela venait à arriver… Tout comme jamais je ne pourrais me pardonner la mort de ces deux chats innocents...
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Aiji Hakata

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Mar 6 Avr - 6:33



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
Critics and cynics || Icon For Hire

Après l'avoir embrassé tu ne t'attends pas à grand chose à part un mouvement de recul, de la peur, du dégoût. Tu as peur mais pourtant il te regarde dans tes yeux, voyant ton inquiétude il essaie  de prendre la parole. Tu vois bien qu'il tremble encore plus en essayant d’expliquer ce qu'il se passe mais il faut qu'il te l'explique. Qu'il te l'explique au mieux pour lui donner un semblant d'explication et lorsqu'il t'explique qu'il entend Shan alors qu'il l'a vu « mourir » tu bloques un instant. Qu'est ce que tu peux répondre à ça hein?  Tu ne trouves qu'une chose à faire pour le faire patienter et « inventer » quelque chose qui tienne la route car dans le fond, Shan n'a jamais exister et tu voudrais lui dire, mais se serait un pan du mur qui le soutient qui partirait en fumée et il ne comprendrait pas  pourquoi il l'entend toujours, n'est ce pas ? Tu le reprends donc dans tes bras, caressant ses cheveux, humides.

«Yu... Shan  n'a... Il n'existe que dans ta tête... C'est pour ça que personne d'autres que toi ne l'entends. Il se calmera et tu pourras vivre avec lui à tes côtés bien que tu ne le vois plus... S'il hurle c'est parce qu'il doit être triste que tu ne le vois plus ? Je suis désolé de t'apprendre ça...»


Tu recules de nouveau ta tête et le regarde en lui tenant les joues.

«Je suis désolé d'être  si brusque.»


Tu baisses les yeux.

«Tu m'en veux ?»


Tu prends ses mains pour les fixer. Elles sont si frondes, tout son corps est froid, c'est déroutantt.
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Mer 7 Avr - 3:27



Samedi 22 février 2110

Le silence de Aiji me fait peur. Je crains qu’il me prenne pour un fou, ou qu’il ne m’oblige à trouver les mots qui rendraient cette situation plus réelle et cruelle qu’elle ne me l’est déjà. Je n’y arriverai pas. J’en suis certain. Je viens de perdre l’être qui m’a suivi depuis ma petite enfance jusqu’à aujourd’hui. Cet être qui m’a toujours parlé aussi loin que je me souvienne et qui m’a toujours permis de dire ce que j’avais sur le cœur. Un chat avec qui mon entente avait beau être foireuse, je me sentais terriblement bien. Mais, maintenant, il ne devrait plus être là. Il est censé avoir disparu avec le chaton qui l’a précédé au paradis des chats. Son absence est douloureuse et extrêmement pénible à supporter. Je doute même être capable de l’accepter un jour. Surtout si, comme maintenant, je continue de l’entendre et qu’il reste aussi violent. Il hurle quand je parviens à le comprendre. Sinon, sa voix ressemble à une litanie incompréhensible et angoissante que je suis apparemment le seul à entendre. J’ai mal à la tête et j’ai la nausée. A tout cela s'ajoutent en plus les images de ce qu’il s’est passé qui refusent catégoriquement de me quitter, ce qui n’arrange en rien mon état. L’angoisse de ne pas ressentir de réaction chez cette personne qui m’est chère n’est pas pour m’aider non plus. Heureusement, même si le temps me paraît affreusement long, je finis par le sentir bouger un peu.

Je n’y croyais plus quand j’ai senti les bras de Aiji enlacer mon corps froid. Je me suis demandé s’il me déteste lui aussi, si je suis une personne vraiment horrible. Le fait de sentir sa chaleur m’envelopper m’a énormément rassuré. J’en ai besoin même si je ne le dis pas à voix haute. Et pas venant d’un autre. Il me faut la sienne exclusivement. Doucement, très lentement, je parviens à me calmer. Sans doute que l’immense soulagement qui me submerge y est pour beaucoup. Et, dans le même temps, je deviens plus apte à l’écouter quand il m’appelle par ce surnom qu’il me donne et me plaît énormément. C’est doux comme une caresse… Bien plus que tout ce que je peux entendre qui ne vient pas de lui. Tout comme sa voix quand il me parle, elle est tendre, chaleureuse et réconfortante. Je ne me rappelle pas que mes parents m’aient donné un tel confort… ce qui rejoint beaucoup ce qui m’a été dit ces derniers temps, mais je ne veux pas y penser. Non… Je ne dois pas le faire. Je risque de me détruire si je le fais…

Je sens de l’hésitation dans les paroles de ce garçon dont je ne veux pas me détacher. Moins que celles qui me secouent à cause de mes doutes et de mes peurs. Je me demande si ce sont ces mêmes émotions qui l’empêche de faire preuve d’assurance comme d’habitude. Même si tel est le cas, cela ne l’empêche pas d’aller au bout de ce qu’il veut m’expliquer. Chaque parole me fait l’effet d’un marteau-piqueur sur ce second pilier qui m’aide à avancer comme je le peux. Le premier a été entamé par le garçon qui m’a dit, expliqué et démontré que mes parents ne m’aiment pas et qu’ils s’amusent juste avec moi. Des paroles qui ressemblaient énormément à ce que monsieur Kisanagi et Aiji m’ont dit également, bien que cela ait été bien moins complet. Un pilier sur le point de s’effondrer maintenant à cause de ce qu’il s’est passé à la maison. Je ne sais pas j’arrive à le maintenir encore en place vu sa fragilité. Et le second est frappé quand il m’explique que mon amitié avec Shan n’est que pure fiction. Ses paroles sont pareilles à celui qui prétend que j’ai la même maladie que lui. Je n’ai pas voulu le croire. Mais… même celui en qui je porte énormément d’importance le prétend. Que dois-je croire ? Que dois-je faire ? Que puis-je penser ?

J’ai énormément de difficulté à mettre de l’ordre dans mes idées. Tout comme j’ai du mal à écouter la suite de ce qui m’est affirmé et demandé. Tout ce que je parviens à penser véritablement est que je ne comprends pas les excuses du brun qui défait le câlin qui est pourtant extrêmement apaisant. Je le regarde dans les yeux, les miens toujours larmoyants alors que je manque de mots pour exprimer ce qui se passe dans mon esprit, les émotions et sentiments qui me secouent et me donnent autant le vertige que la nausée. C’est lui qui me permet de rester un minimum calme. Je crois que s’il n’était pas là, j'aurais déjà pris ma lame pour me punir et me soulager en même temps. Est-ce que je l’ai, d’ailleurs ? Je n’en sais trop rien. De toute façon, je ne veux pas peiner plus Aiji qui ne me semble pas à l’aise. Inquiet ? Il a peur ? J’aimerais savoir déchiffrer ce qu’il pense. Mais comme je n’arrive déjà pas à savoir ce qui se passe dans mon propre corps, alors comment pourrais-je seulement deviner ce qu’il en est chez les autres ? Un peu perdu, je le regarde sans rien dire. Pas avant qu’il ne demande si je lui en veux. Je ferme un instant les yeux avant de regarder nos mains en bredouillant d’une voix cassée :

Pourquoi je t’en voudrais ?


Je serre un peu plus mes doigts sur les siens en essayant d’oublier la sensation de gravier que j’ai au niveau de ma gorge quand je parle. A vrai dire, j’aimerais lui cacher cette sensation que je ressens de plus en plus depuis que mon père m’a étranglé. Et j’ai bien autre chose en tête. De bien plus douloureux et affreux à mes yeux puisque cela atteint mon deuxième pilier. J’ai d’ailleurs terriblement peur de poser la question qui me démange et pour laquelle j’ai besoin d’une réponse.

Tu l’croiras pas s’pèce d’crétin !!
Hurle !!!




Je grimace sous l’effet des hurlements que j’entends mais me reprend en espérant que Shan va me laisser ou au moins baisser un ton. J’ai tellement mal à l’idée de ce qu’il s’est passé que j’ai du mal à rassembler mes idées. Je parviens heureusement à demander en me sentant extrêmement mal à l’aise, terrorisé de ce que je vais entendre comme réponse :

Tu… euh… t-tu penses aussi qu’je… que… que j’suis malade... ?


S’il pense lui aussi que Shan n’est que le fruit de mon imagination, cela signifie-t-il que je suis fou ? Dans ce cas, pourquoi personne ne me l’a dit avant que je pense que mon chat de fortune, que mon meilleur ami, était vivant ? Pourquoi m’a-t-on laissé ainsi ? … Pourquoi suis-je comme ça ?
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Aiji Hakata

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Mer 7 Avr - 6:41



L'amour est au delà de la raison

22/02/2110
Song 3 || Stone sour + Corey taylor son's

Pourquoi il t'en voudrait ? Peut être parce que tu lui as avoué qu'il entend juste des voix ? Que sa peluche de chat ne parle pas vraiment ? Enfin, qu'elle ne parlait pas vraiment. Tout est dans sa tête tu le sais et il doit l'imprimer dans sa tête. Cela dit c'est comme le fait de lui expliquer que ses parents ne l'aiment pas réellement, enfin tu crois ? Cependant lorsqu'il resserre ses doigts dans les tiens tu as envie de pleurer. Il ne devrait même pas être aussi proche de toi, te laisser l'embrasser, le prendre dans tes bras. Après tout la première fois que tu l'as vu tu lui as fait du mal. Tu n'as jamais oublié ça... Et puis, bien que ce soit pour sa santé aussi mentale que physique tu lui as rabâché sans cesse pour ses parents alors que tu  savais et tu sais que ça lui fait du mal. Au final, tu n'arrêtes pas de le faire souffrir. Et ce que tu t'apprêtes à lui faire va être pire, peut être ne voudra-t-il même plus te parler... Est-ce mieux pour lui ? Peut être... Mais alors que tu vas pour bouger tes mains il prends la parole. S'il est malade ? Tu le regardes dans les yeux et tu hoches la tête en acquiesçant.

«Oui... Tu es malade. J'ai voulu te le dire mais je savais que tu ne me croirais pas...»


Cependant en voyant sa tête tu le prends par le menton pour qu'il ne regarde que toi.

«Mais surtout... Surtout ne pense pas que tu es fou parce que tu es malade ! Ce n'est pas la même chose du tout d'accord ? Disons que ça fait de toi quelqu'un de plus unique encore ?»


Tu inclines la tête sur le côté en souriant, les yeux fermés.

«Ne t'en fais pas les médicaments que tu as quand tu verras un psy te feras être mieux et tu pourras vivre normalement, si tu t'en sens capable et... Sache que je serai derrière toi quoi qu'il arrive ! Maintenant... Je suis désolé mais il faut que je le fasse...»


Tu écartes un peu ses bras et avec une grande délicatesse et beaucoup d'attention tu lui retires le t-shirt que tu lui as prêté, il n'a pas beaucoup de force ce qui t'aide grandement. C'est donc à cet instant que tu constates les « dégâts ». Ces enfoirés... Une lueur de haine passe sur ton regard mais tu fais en sorte qu'elle ne se voit pas et tu poses le t-shirt sur le côté, prenant sans un mot du coton et du désinfectant pour t'occuper de la plus grosse plaie, celle sur son épaule que tu soignes déjà depuis quelques jours.

«Ça ne va pas faire mal ne t'en fais pas.»


Dis-tu gentiment et tendrement.
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Anonymous

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Sam 10 Avr - 2:42


Samedi 22 février 2110

Plus je converse avec Aiji, plus le temps passe, plus je peux voir que ce garçon que j’ai rencontré il y a quelques temps n’avait pas complètement tort. Après tout, il avait prédit que mes parents allaient faire du mal à Shan. En même temps, il a vécu énormément d’autres détails que je subis encore et encore… Il est désormais trop tard et je ne devrais pas regretter puisqu’il m’a prévenu. Mais… j’aurais dû l’écouter. Et me dire cela n’est pas plaisant du tout. Cela ne fait que rajouter à l’horreur de ce que je viens de vivre. Pourtant, je ne peux toujours pas croire que mes parents le font pour me détruire. C’est impossible ! Pourquoi feraient-ils une telle chose ? Parce que je suis une mauvaise personne, c’est tout ce que je trouve comme réponse. Mais si je me réfère à ses dires, ils me répètent ces mots pour me faire du mal et non parce qu’il s’agit de la vérité. Monsieur Kisanagi m’a également dit quelque chose de similaire, que face à lui il voyait une personne perdue mais en rien mauvaise. Alors… S’il y a une part de vérité dans ce qu’il m’a dit, étant donné que je ne peux pas le croire en totalité, alors il avait peut-être raison aussi en prétendant que je suis malade. Schizophrène… Ce mot me terrifie. Autant que la possibilité que je sois en réalité complètement fou. Apparemment, c’est ce qu’on est en entendant des voix qui n’existent pas, non ?

Aiji est la seule personne en qui j’ai confiance en l’instant. Le seul vers qui je peux me tourner et avec qui je pense pouvoir en parler. Sa parole n’est pas loi, mais je pense pouvoir l’accepter un peu plus facilement ce qu’il me dit que si cela vient de quelqu’un d’autre. Voilà comment j’arrive à lui poser la question même si cela m’est extrêmement difficile. J’ai si peur… J’ai perdu Shan que j’entends encore malgré sa disparition. Il y a une possibilité que mes parents veulent ma mort alors que je ne peux pas voir ma vie loin d’eux. Et cette maladie… Ce serait un peu comme une fiente d’oiseau comme décoration sur la déjection d’un tout autre animal. Je n’en veux pas ! Alors, le chat de fortune qui ne cesse de crier a sans doute raison, lui aussi, je ne pourrais peut-être pas croire ce que le brun me dira. Et la réponse que j’aperçois en levant les yeux un instant me fait l’effet d’un coup de massue. C’est ce dont je redoutais et je baisse immédiatement les yeux sur nos mains entrelacées en espérant échapper à cette dure réalité. Il ne m’en laisse malheureusement pas la possibilité. Les mots qu’il prononce sont durs et il a totalement raison. Je ne l’aurais pas cru, comme je n’avais pas cru la personne qui, pourtant, est bien placée pour en parler. J’ai encore du mal à y croire, à l’accepter…

Je ne veux pas croiser son regard. Pas maintenant que je suis complètement fou. Cela me déchire de penser cela. J’ai désormais l’impression de ne pas avoir ma place à ses côtés alors que c’est là que je me sens le mieux. C’est dans ses bras que j’ai l’impression d’avoir ma place. Surtout qu’il m’y accueille toujours sans jamais me repousser. Désormais, je ne pense pas que cela puisse se passer ainsi puisque je ne suis pas celui que je pensais… Pourtant, aussi doux qu’avant, je sens sa main relever ma tête afin que je puisse le regarder dans les yeux. Les miens sont larmoyants alors que je vais désillusion en désillusion. Et même s’il essaie de me rassurer, je n’arrive pas à faire passer l’impression de lui avoir menti, de ne pas être comme je le pensais. Pourtant, je ne peux pas dire que c’est ma faute. Je suis perdu… Au fond, ce qui me surprend et me surprend le plus est de l’entendre me promettre qu’il sera toujours avec moi. Son soutien est énorme à mes yeux. Plus que je ne saurais l’exprimer. D’une main tremblante, alors que je peine à savoir si je veux sourire ou non, j’essuie mes nouvelles larmes en hochant la tête. En plus de la sensation désagréable d’avoir du gravier dans la gorge, j’ai également une boule de billard coincée. Comme si le premier n’était pas assez… Je suis si faible…

Avant que je puisse avoir le temps de me remettre de mes émotions, je fais face à un autre problème. Celui qui a été mis en pause à cause de cette voix qui ne devrait pas être là. Au début, je ne comprends pas. Je laisse donc Aiji défaire ma prise sur ses mains et bouger comme il le souhaite. Mais lorsque je sens une prise sur mon tee-shirt, je ne peux pas l’accepter. Je ne veux pas qu’il voit mes gravures. Je me débats donc comme je le peux pour l’en empêcher sans chercher à lui faire mal. Je tiens bien trop à lui pour ça. Je ne veux pas le blesser de quelque façon que ce soit. Mais cela et mes maigres forces m’empêchent d’aller jusqu’au bout de ma volonté. Ainsi, il lui est permis de découvrir mon corps que je tente de cacher derrière mes maigres bras. En vain puisqu’il lui est possible d’en voir bon nombre d’entre elles. Surtout qu’il m’observe ! Personnellement, je n’ose plus du tout croiser son regard, préférant river le mien sur le sol. Même lorsqu’il bouge pour prendre de quoi me soigner en prétendant que je ne vais pas avoir mal, je ne bouge pas et ne le regarde pas. Pourtant, comme à chaque fois que nous sommes ensemble, il est si doux…

Sur mon épaule, alors qu’il la désinfecte, je ressens des picotements désagréables et une sensation de brûlure qui finit par passer. Cela comme à chaque fois qu’il s’en occupe. Pourtant, je reste persuadé qu’il ne m’a pas menti. Il y a autre chose. Et, au pire, je m’en fou un peu. Ce n’est rien en comparaison de ce qu’il s’est passé et de ce que j’ai pu ressentir jusqu’à maintenant. Et ce que je ressens moralement. Alors, je ne dis rien et ne grimace pas, le laissant finalement faire. Silencieux au début, réfléchissant à tout cela. Shan n’a pas arrêté. Il se moque de moi, m’insulte et fait de moi le principal coupable de ce qu’il s’est passé, de sa mort. A cause de cela, je me mords la joue au point de me faire saigner. Le goût du fer me dégoûte… Je parviens néanmoins à le cacher au moins un peu, et surtout assez pour essayer de parler encore un peu avec Aiji d’une voix peu assurée :

Si je suis malade…


Oui tu l’es.
S’pèce d’crétin !




… pourquoi personne ne l’a vu ?


Ils ne veulent pas dépenser de l’argent pour toi.
T’es trop débile !




Je suis trop mauvais pour ça ?


Non, trop indésirable !
Un vrai cas désespéré…




J’peux pas… J’sais plus…


Je ne peux pas croire que ma famille, mes parents, n’aient jamais voulu mon bien. Mais, d’un autre côté, ne voulant plus reproduire la même erreur, je ne sais tout simplement plus quoi penser. Je me sens si mal à l’idée de ne jamais avoir été aimé par ceux que j’ai toujours porté dans mon cœur...


Dernière édition par Yuki Donovan le Ven 27 Aoû - 12:46, édité 1 fois
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